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    BBS Mise en œuvre d’une démarche inductive pour caractériser les perceptions de présence des pairs dans le cadre d’activités collectives en groupe et à distance

Tag : vidéo d’apprentissage

Dynamiser un cours de langue hybride avec des activités interactives par H5P et Learningapps

Ce billet est co-proposé par Jue Wang Szilas du CFCD et Roberto Paternostro de la Maison des langues

La Maison des Langues de l’Université de Genève a conçu un dispositif hybride d’enseignement-apprentissage appelé « FLE (Français Langue Etrangère) Pré Mobilité », destiné à préparer les étudiant-es d’échange ayant un niveau de français débutant et élémentaire à s’intégrer à l’environnement linguistique et socio-culturel genevois et suisse romand avant leur arrivée à l’Université de Genève. Ce projet a obtenu le soutien de la Commission informatique de l’Université de Genève (COINF) pour l’année 2019.

Ce dispositif hybride permet aux étudiant-es d’acquérir rapidement les bases du français et d’entrer en contact avec le milieu socio-culturel et universitaire genevois et suisse romand avant même d’arriver sur place.

Il comporte deux parties, qui articulent distanciel (asynchrone et synchrone) et présentiel. La première partie se déroule à distance, grâce à une plateforme interactive où les étudiant-es travaillent en autonomie. De plus, ils/elles sont accompagné-es par un-e enseignant-e en visioconférence une à deux fois par semaine. La deuxième partie du cours se déroule sur place, à l’Université de Genève. Par le travail en présentiel, les étudiant-es consolident ce qu’ils/elles ont appris à distance et sont ainsi prêt-es pour leur immersion à l’Université de Genève.

Le cours en ligne s’organise autour de 10 situations relatives à la vie quotidienne et académique (par exemple, la présentation, l’orientation en ville, les achats, le logement, les démarches administratives, les sorties, etc.). Chaque situation comporte des vidéos et des activités interactives, des exercices, des documents explicatifs, qui permettent aux étudiant-es de travailler la compréhension orale et écrite, la grammaire, le vocabulaire ainsi que la prononciation. Lors des visioconférences avec l’enseignant-e et les autres participant-es, ils/elles pratiquent l’expression orale.

Dans ce billet, nous montrons quelques exemples de ces activités interactives qui proposent un apprentissage ludique et motivant, construites grâce à l’outil H5P et à l’application Learningapps.



Enseigner à l’ère de la vidéo: en route vers la transition

La communauté e-learning des universités et hautes écoles suisses a tenu ses journées annuelles à l’Université de Berne les 29 et 30 janvier passés. Le thème portait cette année sur les vidéos dans l’enseignement.

C’est dans ce cadre que Zac Wolfitt, chercheur et enseignant à la Inholland University of Applied Sciences a partagé son analyse de la transition en cours vers l’ère de la vidéo dans l’enseignement supérieur: il a ainsi abordé plusieurs sujets, dont les modes de la transition, les différents formats de vidéos, les diverses utilisations qu’on peut en faire, les réticences des enseignants et le changement de paradigme induit par la permanence du support d’enseignement.

Cette brève revue de la conférence met en évidence les points essentiels de sa présentation:

Mais vous pouvez aussi visionner la conférence dans son ensemble:

 



Moodle@UNIGE: H5P, plugin Mediaserver et les autres nouveautés de la rentrée 2019

Cet été, Moodle@UNIGE a été mis à jour et près de la moitié des espaces de cours actifs sur Chamilo a été migré sur Moodle. L’occasion d’enrichir la plateforme de nouvelles fonctionnalités:

Plugin Mediaserver

Dans la liste des activités, vous trouverez l’activité « Mediaserver » qui permet d’intégrer facilement un document Mediaserver à votre espace de cours. Vous pouvez l’insérer en renseignant l’URL de la vidéo sur Mediaserver, ou vous pouvez rechercher le document via le titre du cours, le nom de famille de l’enseignant·e ou la date de publication de la vidéo.

Il s’agit de la 1ère version du plugin, n’hésitez pas à nous contacter pour suggérer des améliorations!

H5P - créer des vidéos intéractives

L’activité « H5P » vous permet de créer des ressources interactives dans un espace de cours. Elle vous permet entre autres d’intégrer des quiz comprenant diverses questions (question à réponse unique ou multiple, texte à trous, etc.) dans une vidéo (voir exemple ci-dessous).


D’autres activités sont également disponibles sur « H5P » comme « glisser un mot.    

Dupliquer les activités d'un espace de cours à l'autre

Vous avez créé un quiz, un glossaire ou une autre activité que vous souhaitez dupliquer dans un autre espace de cours? Le bloc « panier d’activités » permet d’effectuer ces opérations. Le panier est lié à votre compte, vous pouvez le remplir avec des activités provenant de différents espaces de cours, puis le rouvrir dans l’espace de cours où vous souhaitez dupliquer l’activité.

 

 



Méthode pour la production de travaux vidéo par des étudiants débutants

Les vidéos prennent une place de plus en plus importante dans la vie étudiante: les MOOCs, Youtube, la Khan Academy, et au sein de l’Université de Genève, Mediaserver. Par ailleurs, les équipements mobiles de type tablette (ou, encore plus généralisé dans la population étudiante, les smartphones) sont équipés de caméras vidéos et de logiciels de capture, ce qui place cette technologie à la portée de la communauté académique.

De plus, certains professeur·e·s expriment le souhait de proposer des projets vidéo. L’objectif n’est pas en soi de réaliser une vidéo, mais de demander un rendu de travail qui se fasse sous la forme d’une vidéo plutôt que d’un document écrit.

La littérature sur le sujet montre une abondance de méthodes de création de vidéos pour les enseignant·e·s, ainsi qu’un grand nombre d’articles sur les bienfaits de la création de vidéos par les étudiant·e·s. Il n’existe par contre que très peu de ressources sur la conception de vidéos par les étudiant·e·s.



Retour sur le BarCamp Vidéos d’apprentissage

9e BarCamp - Vidéos d'apprentissage

Ce billet revient sur le BarCamp Ciel du 10 mai 2016, qui a rassemblé plus de 80 personnes à Uni-Mail. Les 6 tables traitaient des vidéos d’apprentissage selon plusieurs angles, et présentaient des vidéos réalisées à l’UNIGE.

InfoTrack: formation aux compétences informationnelles

Table animée par Anne Ronchi et Laure Mellifluo (DIS)

30La Bibliothèque de l’Université de Genève présente InfoTrack, une nouvelle plateforme de formation en ligne aux compétences informationnelles (recherche, communication et utilisation éthique de l’information) principalement destinée aux étudiant·e·s de Bachelor.

L’originalité de cette formation tient dans sa conception en modules indépendants permettant une grande liberté et flexibilité, et au choix de son support pédagogique : la vidéo. Cette formation est construite comme une série de 24 épisodes vidéo qui racontent différentes histoires courtes d’étudiants autour des compétences informationnelles essentielles à maîtriser pour mener à bien des travaux dans le cadre de leurs études universitaires.

Chaque vidéo s’avère être un défi car elle vise, en 3 minutes, à mettre en scène une problématique récurrente chez les étudiant∙e∙s et à la résoudre. En utilisant une pédagogie basée sur l’humour, les scénarios des vidéos ont pour objectif d’aider les étudiant∙e∙s à résoudre, sans dramatiser, les difficultés rencontrées dans la réalisation de leurs travaux académiques.

Les modules de cours sont regroupés en cinq thématiques correspondant aux différents moments-clés du processus de réalisation d’un travail académique : comment trouver ? plan de recherche documentaire, trier, rédaction et communication, et plagiat.

Les objectifs d’apprentissage ont été développés à partir de la Norme suisse sur les compétences en culture informationnelles. Les scénarios des vidéos ont été validés par un panel d’étudiant∙e∙s et d’enseignant∙e∙s.

Dès septembre 2016, les étudiant∙e∙s pourront utiliser InfoTrack soit en auto formation, soit dans le cadre d’un cours. Chaque module comprend une vidéo didactique de 3 minutes environ (à visionner), un résumé textuel de la leçon (à relire pour se remémorer ce qui a été dit dans la vidéo), un quiz d’auto-évaluation (pour ancrer les connaissances) et, si besoin, quelques ressources complémentaires pour aller plus loin.

Les enseignant∙e∙s auront la possibilité d’intégrer InfoTrack dans leur cours comme support pédagogique selon trois modalités :

  • A distance : Formation autonome en ligne avec séance d’introduction en présentiel
  • Classe inversée : Capsule(s) à visionner avant la formation ou entre 2 sessions pour préparer les étudiant∙e∙s
  • Face à face : Capsule(s) utilisée(s) pendant la formation pour introduire ou résumer une thématique.

Ce projet a été réalisé par la DIS (cheffe de projet: Aurélie Vieux), en partenariat avec la DiSTIC, le SEA et la société multimédia la Souris Verte.

Learning on the move: quels usages des cours enregistrés

Table animée par Claire Peltier (TECFA)

L’intégration de dispositifs médiatiques dans les formations à l’UNIGE prennent différentes formes : podcast, capsule video créée ou non pour un cours,  Mooc, etc.  et sont disponibles sur différents sites et plateformes : mediaserver, sur l’espace de cours, lien sur Youtube, par exemple. Comment et pourquoi les étudiant∙e∙s utilisent-ils ces ressources podcast ?

Le prof. Daniel Peraya, Claire Peltier de l’équipe TECFA et deux enseignants canadiens ont mené une étude en 2015-2016 analysant les raisons et motivations de l’usage ou du non usage de ces ressources par les étudiants de l’UNIGE et leurs effets sur leurs apprentissage.

500 étudiant∙e∙s de l’UNIGE, toutes Facultés et tous programmes confondus ont ainsi été interrogé∙e∙s par questionnaire. Un petit échantillon de ces étudiant∙e∙s était néanmoins composé d’étudiant∙e∙s inscrit∙e∙s dans un cours de bachelor FPSE où les podcasts faisaient partie des activités pédagogiques.

D’une manière générale, les étudiant∙e∙s visionnaient les podcasts à leur propre initiative, depuis la maison, sur leur ordinateur portable et tout au long de l’année (pas de pic lié aux périodes d’examens). Les podcasts étaient visionnés dans leur ensemble (avec des pauses selon les besoins de chaque étudiant∙e) et il s’agissait principalement soit de rattraper un cours manqué, soit d’approfondir ou de revoir certaines notions du cours en présentiel.

Les étudiant∙e∙s, en s’appropriant ces ressources médiatiques à leur convenance et selon leurs besoins, ont gagné une  meilleure compréhension du cours, un accroisssement de leur intérêt pour la matière, un gain de confiance dans leur capacité d’étudier d’une manière autonome.

Ces résultats bruts ont été ensuite mis en perspective avec d’autres données qualitatives issues des rapports d’étudiant∙e∙s suivant le cours de bachelor FPSE. Ces étudiant∙e∙s ont mené un travail réflexif sur leur propre processus d’apprentissage à l’aide de podcasts. Le côté chronophage de l’utilisation des podcasts, la perte de dynamisme et d’interaction avec  l’enseignant∙e et les autres étudiant∙e∙s, de même que le côté fastidieux de suivre les cours à distance ont été soulignés.

En conclusion cette étude a donné des premières indications sur les changements dans les stratégies d’apprentissage, mais a aussi montré qu’une différenciation fine doit être faite entre les cours enregistrés sur mediaserver et les podcasts créés pour un cours  ou pour un autre usage (promotion d’un cours par exemple) si l’on veut mieux comprendre les usages des étudiant∙e∙s et si l’on veut soutenir leurs apprentissages à travers ces ressources. Ainsi, la préparation de podcasts pour  un cours sur une plateforme doit par ailleurs est liée à des activités pédagogiques définies et répondre à des contraintes techniques favorisant l’apprentissage (durée et fractionnement de la séquence, adressage du contenu à des étudiant∙e∙s, présence virtuelle de l’enseignant∙e après le visionnement, inscrustation intertitre, liseuse intelligente notamment).

L’étude va être disponible  à l’automne 2016 dans la revue en ligne RITPU (Revue internationale des technologies en pédagogie universitaire)

Storytelling pour les vidéos MOOCs

Table animée par Urs Richle (cellule MOOCs)

La durée moyenne des vidéos pour les MOOCs de l’UNIGE est de quatre à dix minutes. Une règle de base pour une intervention aussi courte est de s’en tenir à un seul message par vidéo. Plusieurs stratégies existent, aussi bien pour captiver l’attention dès le démarrage de la vidéo que pour la retenir tout au long de son déroulement.

Pour interpeller l’auditoire dès le début du discours, on recommande de commencer, par exemple, in medias res (au milieu de l’action) avec la narration d’un cas, qui permet ensuite d’énoncer les théories qui s’y rapportent, ou une question piège, ou encore une remise en cause, voire une affirmation erronée.

Le contenu peut ensuite être structuré selon un modèle narratif utilisé couramment pour la scénarisation de films, mais transféré à la didactique : le point de départ du discours de l’enseignant∙e constitue une perturbation de la vision du monde de l’apprenant∙e, qui est amené∙e à la modifier suite aux connaissances acquises. La perturbation est résolue lorsque l’apprenant∙e a compris ou appris.

Quant au récit lui-même, pour conserver l’attention soutenue de l’auditoire jusqu’à la fin de la vidéo, il ne faut pas hésiter à recourir à des figures de style telles que la prolepse (flashforward : par exemple énoncer les objectifs d’apprentissage) ou l’analepse (flashback : par exemple revenir sur les points importants), ou encore l’allégorie, la métaphore (analogie) ou la métalepse (transgression).

On peut faire preuve d’inventivité et varier les séquences filmées en les remplaçant par une interview, une table ronde ou un micro-trottoir. Pour relier les séquences courtes entre elles afin de former un cours suivi, il faut ensuite intégrer un fil rouge, en général une personne qui apparaît en début de chaque module.

Finalement, le discours peut être renforcé (ou infirmé, a contrario) par le lieu de tournage : on évitera les bibliothèques, à moins qu’elles ne soient l’objet du cours, et on cherchera à adapter le cadre au contenu.

Réalisation de courte vidéo de type tutoriel

Table animée par Farshid Sadeghipour (Sciences pharmaceutiques)

Farshid Sadeghipour, enseignant en sciences pharmaceutiques,  présente les avantages de courtes vidéos-tutoriel qu’il réalise pour les travaux pratiques de cette discipline. Auparavant, les étudiant∙e∙s entamaient ces travaux pratiques sur la base de protocoles écrits, complétés par une discussion d’un « cas du jour ». Aujourd’hui, une courte vidéo est postée sur mediaserver avant le début des travaux pratiques, montrant les manipulations à effectuer. Ces vidéos, d’une taille de 30 à 40Mb, sont post-produites: elles sont montées et sonorisées.

Farshid Sadeghipour a également réalisé un ensemble de photos et vidéos d’exemples de ce qu’il faut éviter de faire.

Pour réaliser des tutoriel au format présentation, l’enseignant utilise camtasia, préféré à Microsoft PowerPoint, parce que plus modulaire. Il est ainsi possible de revenir sur des parties de l’enregistrement et d’effectuer des corrections, sans avoir à ré-enregistrer le tout.

Ces productions sont déposées sur Moodle, plus facile à utiliser dans ce contexte que Chamilo

Pour la 2e année de master, Farshid Sadeghipour a réalisé une série de films de rappel, qui aident les étudiant∙e∙s à réviser des notions vues en bachelor.

Produire facilement des vidéos éducatives

Table animée par Luka Nerima (Lettres)

Luka Nerima de la faculté des Lettres propose ce qu’il considère être « l’opposé des MOOCs » à savoir un système permettant de tourner facilement, avec un petit budget via une caméra document. La caméra « low-cost » qu’il utilise date en effet de 2003 et permet d’effectuer des enregistrements de style Khan Academy en filmant une surface spécifique. Un des avantages de ce dispositif est qu’une fois la caméra calibrée, deux minutes suffisent pour lancer un enregistrement, ce qui est bien évidemment beaucoup plus rapide qu’un enregistrement avec un téléphone mobile. Le temps gagné sur les aspects techniques va donc permettre à l’enseignant∙e de mobiliser plus de temps pour les éléments pédagogiques.

Il faut toutefois faire attention à plusieurs aspects :

  1. se munir d’un casque téléphonique afin de produire un son de qualité  et
  2. prendre le temps de bien préparer un scénario.

Le scénario peut, par exemple, être le texte à écrire durant l’enregistrement. Cette préparation en amont limitera de nombre de prises nécessaires à une ou deux. De manière générale, il faut compter environ ¾ heure pour 5 à 10 minutes d’enregistrement.

Il existe plusieurs applications possibles pour ce type d’enregistrement :

  1. compléments de cours (les apprenant∙e∙s répondent à distance, en option, en différé, à une question posée en cours) ;
  2. exemples d’examens oraux ;
  3. corrections d’exercices ;
  4. classes inversées ;
  5. explication d’un nouveau concept.

Google CardBoard: de la réalité virtuelle en carton

Table animée par Patrick Roth (NTICE) et Laurent Moccozet (CUI)

Les Google CardBoards sont des casques d’immersion 3D en carton utilisant le smartphone comme écran de projection. Plusieurs modèles étaient présentés à la table. Le CardBoard se compose au minimum d’un masque en carton, de deux lentilles et des attaches nécessaires permettant de fixer le smartphone. Aux modèles plus confortables s’ajoutent des appuis en mousse ou encore un bandeau pour maintenir le casque sur la tête.

Les intervenants faisaient tester différentes applications éducatives : visite de musée, reconstitution de lieux antiques, voire de la préhistoire, etc. En plus d’immerger dans un environnement 3D, certaines applications invitent également à interagir en cliquant avec le doigt sur l’écran du smartphone. Par exemple, un clic sur un animal croisé dans un monde virtuel permet d’en connaître le nom et les caractéristiques principales.

En ce qui concerne les applications pédagogiques possibles, certaines disciplines y trouveront naturellement un intérêt. La possibilité de se transporter dans des lieux (re)créés en 3D peut être intéressant dans l’apprentissage de l’urbanisme ou de la géologie. La manipulation d’objet 3D peut permettre, par exemple, d’étudier des molécules. Mais actuellement, ce sont surtout des applications ludiques qui sont créées.

Cet article a été rédigé collaborativement par Patrizia Birchler Emery, Christelle Bozelle, Suzanne de Jonckheere, Pierre Lehmann, Bineta Ndiaye et Elsa Sancey.