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Tag : enseignement à distance

Au-delà de Zoom : interaction et socialisation en ligne dans des espaces virtuels

Ce billet est proposé par Patrizia Birchler Emery (CFCD) et Laurent Moccozet (CUI).

Dans le sillage des produits de vidéoconférence comme Zoom, de nouvelles offres sont en train d’émerger. L’objectif principal est de permettre une forme de socialisation en dehors de la tenue des conférences et d’améliorer les interactions entre les participant-es.

Elles présentent toutes les mêmes caractéristiques:

  • La possibilité pour l’équipe organisatrice d’utiliser ou construire un « espace », en général sur le modèle d’un bâtiment organisé en halls, salles, couloirs, voire parc ou lounge, où les participant-es vont pouvoir se déplacer. Chaque espace se voit attribuer un rôle: des amphithéâtres pour les conférences traditionnelles, des salles de discussion, des cafétérias ou parcs pour les discussions libres.
  • Chaque participant-e est représenté-e par un avatar, qui peut prendre plusieurs formes: une simple photo du visage, prise à la webcam au moment de l’arrivée dans l’application, un personnage de jeu choisi et personnalisé, un petit personnage coloré.
  • Chaque participant-e peut déplacer librement son avatar dans les différentes parties de l’espace, en le dirigeant avec la souris et/ou les flèches du clavier.
  • La possibilité de « voir » les autres participant-es dans l’espace et de localiser/rejoindre une personne.

Le principe de socialisation se fait sur la proximité des avatars: quand deux avatars sont proches, il leur est proposé de se rencontrer et de discuter. La discussion prend en général la forme d’une mini-vidéoconférence. D’autres participant-es peuvent se joindre à la discussion en rapprochant leurs avatars.



L’e-learning se décline en papier et en électronique à la Bibliothèque de l’UNIGE

L’espace dédié à la thématique du e-learning dans la collection de Psychologie et Sciences de l’éducation du site Uni Mail de la Bibliothèque de l’UNIGE est en plein essor. L’implémentation de l’enseignement à distance dû à la situation sanitaire actuelle fait que ce sujet est d’autant plus d’actualité, et que les ouvrages qui le traitent sont très demandés.

Regroupés sous la cote 371.334 : Enseignement à distance, plus de 130 livres couvrent aussi bien le côté théorique du e-learning (politiques éducatives, perspectives futures…) que sa mise en pratique (créer un cours en ligne, modeler son MOOC…).

À ces livres papier s’ajoute la collection numérique. Le nombre de ebooks disponibles dans la collection et publiés ces trois dernières années uniquement se monte à plus de 600.

De manière plus large, le portail des Sciences de l’éducation est le point de départ pour toute recherche documentaire en éducation. Les nouvelles acquisitions de la collection y sont mises en avant. Ci-dessous vous trouverez les nouveautés spécifiques au e-learning, ainsi que leur lien pour les retrouver via l’outil swisscovery UNIGE. Cet outil permet à la fois de localiser des documents papiers dans nos rayons ainsi que d’accéder à de la littérature numérique (tels que les ebooks). Pour cette dernière catégorie, l’installation du logiciel VPN est nécessaire si la consultation se fait en dehors du réseau UNIGE.

Quand le lien est sur le titre, il s’agit d’un ebook. Pour les livres papier, le lien est sur la cote.

Livres orientés Pratique

Livres orientés Théorie



Dynamiser un cours de langue hybride avec des activités interactives par H5P et Learningapps

Ce billet est co-proposé par Jue Wang Szilas du CFCD et Roberto Paternostro de la Maison des langues

La Maison des Langues de l’Université de Genève a conçu un dispositif hybride d’enseignement-apprentissage appelé « FLE (Français Langue Etrangère) Pré Mobilité », destiné à préparer les étudiant-es d’échange ayant un niveau de français débutant et élémentaire à s’intégrer à l’environnement linguistique et socio-culturel genevois et suisse romand avant leur arrivée à l’Université de Genève. Ce projet a obtenu le soutien de la Commission informatique de l’Université de Genève (COINF) pour l’année 2019.

Ce dispositif hybride permet aux étudiant-es d’acquérir rapidement les bases du français et d’entrer en contact avec le milieu socio-culturel et universitaire genevois et suisse romand avant même d’arriver sur place.

Il comporte deux parties, qui articulent distanciel (asynchrone et synchrone) et présentiel. La première partie se déroule à distance, grâce à une plateforme interactive où les étudiant-es travaillent en autonomie. De plus, ils/elles sont accompagné-es par un-e enseignant-e en visioconférence une à deux fois par semaine. La deuxième partie du cours se déroule sur place, à l’Université de Genève. Par le travail en présentiel, les étudiant-es consolident ce qu’ils/elles ont appris à distance et sont ainsi prêt-es pour leur immersion à l’Université de Genève.

Le cours en ligne s’organise autour de 10 situations relatives à la vie quotidienne et académique (par exemple, la présentation, l’orientation en ville, les achats, le logement, les démarches administratives, les sorties, etc.). Chaque situation comporte des vidéos et des activités interactives, des exercices, des documents explicatifs, qui permettent aux étudiant-es de travailler la compréhension orale et écrite, la grammaire, le vocabulaire ainsi que la prononciation. Lors des visioconférences avec l’enseignant-e et les autres participant-es, ils/elles pratiquent l’expression orale.

Dans ce billet, nous montrons quelques exemples de ces activités interactives qui proposent un apprentissage ludique et motivant, construites grâce à l’outil H5P et à l’application Learningapps.



5 idées d’activités pour « réveiller » vos étudiants derrière leurs écrans

(ce billet est proposé par Jue Wang Szilas et Nicolas Szilas)

C’est jeudi… déjà plus de trois jours devant son écran à écouter les profs parler depuis Zoom… le bureau est plus grand, la chaise est plus confortable, mais quand même, on attend de l’université une activité un peu plus stimulante !

En enseignement à distance et en direct, en visio-conférence, le cours donné quasiment à l’identique pour des élèves à distance est un pis-aller (nous l’écrivions dans un précédent billet). Mais alors que faire de ces périodes de cours, si on ne fait pas cours ? Dans ce billet, nous vous proposons cinq idées, certaines pour de grandes classes, d’autres pour de plus petites, qui tendent à montrer qu’être à distance présente, malgré les idées reçues, des avantages certains pour la formation. Alors pourquoi s’en priver ?

1.   Travail de groupe : les bienfaits de la téléportation

Que votre interlocuteur soit dans la pièce à côté ou sur un autre continent, cela ne change pas grand-chose dans la communication virtuelle, seule compte la topologie du réseau d’interconnexion entre les personnes d’une classe. Et cette topologie peut changer d’un coup de baquette magique. Ainsi, alors que la disposition spatiale de la classe (une estrade unique et de nombreuses tables/chaises) est conçue pour une topologie en étoile, la communication virtuelle permet d’adopter d’autres topologies, notamment en îlots, qui est celle du travail de groupe. Et surtout, de passer instantanément d’une configuration à l’autre.

Finis les grincements de chaise, les inévitables « chahuts » lors de la réorganisation de la classe, vous pouvez facilement alterner travail de groupe et travail en classe entière, et ce même pour des grandes classes. Sur Zoom par exemple, il est possible de créer des sous-groupes manuellement (voir par exemple ce court tutoriel), mais aussi automatiquement. On peut aussi préparer la constitution des groupes avant le démarrage du cours.



Trois principes à ne jamais perdre de vue quand on bascule son cours à distance

Nous avons tous connu ce passage brutal à l’enseignement à distance au printemps 2020, quand il a fallu en urgence transformer tous nos cours donnés en modalité présentielle en cours à distance. On a improvisé, on a bricolé, on a parfois innové, on a eu du mal mais on y est arrivé.

Même si l’Université de Genève a choisi à l’automne un « retour à la normal avec les masques », ce qui n’a guère poussé l’enseignement à distance, j’encourage les enseignants à tester plus en avant cette possibilité : elle est une protection antivirale indéniable, mais pas que.

Au printemps, nous avons été parachutés tout nus dans la jungle du «e-learning», il ne s’agit pas d’y retourner dans les mêmes conditions, mêmes un peu aguerris par l’expérience. Le temps était à l’urgence, il est aujourd’hui à la préparation. Munis de nos cartes, crayons, livres, machettes et autres boussoles, nous pouvons explorer cette jungle avec d’avantage de sérénité, pour y découvrir son étonnante richesse. Et pour cela, je vous propose trois principes, faciles à comprendre, mais  faciles à … ne pas suivre. Je les écris donc pour vous lecteurs, mais aussi pour moi, à présent enseignant à distance.

Principe n° 1 : La modalité du « cours filmé en direct » est un pis-aller.

Nous l’avons beaucoup utilisée dans l’urgence, mais si on peut préparer en avance, ce n’est pas le meilleur choix. Il y plusieurs raisons à cela. D’une part, votre cours filmé sera toujours moins intéressant quand il est suivi à distance. L’interaction, même minime, avec votre auditoire est ce qui lui donne cette énergie et cette « présence », justement. D’autre part, comme la plupart des cours donnés à l’université sont très peu interactifs, autant vous pré-enregistrer pour ces sessions peu interactives, et les diffuser sous forme de vidéos. Les étudiants apprécient beaucoup ce format, qui leur permet d’absorber le contenu à leur rythme (consulter le cours à sa guise, faire une pause, accélérer, etc.). De manière générale, on a pu constater dans le domaine des technologies éducatives que la transposition « mot à mot » d’une activité en présence vers un format numérique n’est jamais une bonne solution. C’est comme regarder du théâtre filmé, ou une mauvaise adaptation cinématographique d’un livre, qui déçoit les personnes qui ont lu le livre.

Mais si je donne mon cours en vidéo, je fais quoi pendant les heures de cours ? C’est ici qu’intervient notre deuxième principe, cher à tout ingénieur techno-pédagogique qui se respecte…