Catégorie : Analyses & réflexions

Billet proposant un retour d’expérience, une analyse, une réflexion…


Une approche à trois niveaux pour soutenir la transformation numérique de la formation continue

Ce billet est proposé par la Dr. Patrizia Birchler Emery et la Dr. Jue Wang Szilas du CFCD.

La transformation numérique des programmes de formation continue à l’Université de Genève date de bien avant la pandémie de COVID et de son effet de catalyseur sur l’enseignement à distance. En effet, le public s’intéressant aux programmes de formation continue est composé avant tout de professionnel-les actifs, pour qui une plus grande flexibilité et autonomie dans le parcours d’apprentissage constitue une véritable plus-value, permettant d’éviter la multiplicité des déplacements, ainsi que les frais et le temps perdu qui en découlent.  

C’est pour cette raison que dès 2015, le Centre pour la formation continue et à distance (CFCD) a introduit une véritable dynamique de transformation numérique, pour les nouveaux programmes surtout, mais aussi pour ceux existant déjà, car une telle transformation donne aussi la possibilité de repenser un programme et de mettre en place une conception efficace de l’apprentissage.  

Dès 2018, l’annonce de la fermeture de la plateforme Chamilo, qui avait précédé l’adoption de Moodle par l’institution, a précipité les choses. Il nous a semblé que ce passage d’une plateforme d’enseignement à une autre pouvait offrir aux programmes concernés une opportunité pour réfléchir au scénario pédagogique d’un cours ou d’un programme, pour structurer ou restructurer le contenu du cours de manière plus pédagogique.  

C’est pourquoi le pôle Programme, Pédagogie et Partenariats du CFCD a développé en 2018-2019 une stratégie pour faciliter le passage de Chamilo à Moodle et la numérisation des programmes en général. Environ 200 programmes de formation ont ainsi été transférés sur Moodle.  



Etudiant-es: des ressources pour suivre vos cours en ligne efficacement

Depuis plus d’un an, vous êtes amené-es à étudier à la fois à présence et en distance, en direct ou via des enregistrements de cours. S’adapter aux différentes modalités demandent des stratégies d’apprentissage efficaces. Nous vous proposons dans ce billet une sélection de ressources pour vous aider à suivre vos cours en ligne efficacement.

Atelier Réussir ses études: « (Ré)-écouter ses cours et apprendre à distance » – 15 octobre 2021 à 10:15
L’atelier présente les bonnes pratiques à adopter pour gérer l’écoute des cours tout en étant à distance. Programme et inscription sur l’espace Moodle.

Le site « Apprendre à apprendre » de l’UNIGE
Le site Apprendre à apprendre est conçu pour vous aider à adapter vos stratégies d’apprentissage aux attentes universitaires mais aussi aux différentes modalités d’enseignement mises en place. Il contient de nombreux tutoriels pour vos aider à étudier à distance, notamment Planifier l’écoute des cours enregistrés, Prendre des notes efficacement en écoutant son cours.

« To Mediaserver or not to Mediaserver? That is the Question! »
Une série de 3 billets publiés en 2014 sur le blog Ciel présentant des conseils pratiques et interrogeant les différences entre participer au cours en présentiel ou à distance.

« Utiliser les enregistrements de cours: un guide pour les étudiant-es »
Un ensemble de recommandations pratiques tirées des recherches d’Emily Nordmann, Université de Glasgow, et traduit en français à l’aide du Centre de langues à l’Université de Neuchâtel, avec l’accord de l’auteur.

Trouvez la méthodologie qui vous convient et qui sera forte de votre succès! Vous avez toutes les clés pour réussir.

A vos ressources, à vos écouteurs et à vos notes !



La flexibilisation : un nouveau paradigme pour l’enseignement ?

Suite au passage en ligne abrupt du printemps 2020 dû à la crise du COVID-19, il est beaucoup question de la redéfinition de nos conceptions sur l’éducation (voir par exemple la série de webinaires EDEN – European Distance Education Network, portant sur l’Education in time of a new normal). On parle aussi beaucoup de flexibilité, surtout dans l’enseignement universitaire, en rangeant sous ce terme toutes sortes d’innovations, d’ajustements et de changements ou estimant que le passage en ligne est la réponse à la demande ou au besoin de flexibilité. Mais la flexibilité dans l’enseignement va bien au-delà et demande des réponses plus variées que le seul passage en « remote teaching ».

5 types de flexibilisations

Dans l’un de ses articles en ligne post-covid, teachonline.ca (plateforme canadienne de ressources, informations et réflexions sur l’enseignement à distance, destinée aux enseignant-es du post-secondaire) définit 5 types de flexibilité :

 

Flexibilité dans le scénario de cours et options de calendrier

Par exemple : offrir un cours en ligne sur une période de 12 mois et pas un semestre, ou avec date de début ouverte ; choix entre versions courte ou longue ; ressources d’apprentissage et devoirs à option, pour permettre à l’étudiant-e un parcours d’apprentissage personnalisé, adapté à ses besoins et intérêt.

Flexibilité dans la reconnaissance des acquis et l’attribution de crédits

Par exemple : mieux utiliser les apprentissages antérieurs, ou permettre aux étudiant-es de passer l’examen sans avoir à suivre le cours en entier ; évaluer plus les compétences.

Flexibilité dans l'achèvement du programme

Par exemple : mieux utiliser les crédits transférables, réduire ou éliminer l’obligation de résidence.

Flexibilité dans l’évaluation

Par exemple: donner la possibilité à l’étudiant-e de passer les examens à la demande ; donner un feedback rapide pour les évaluations formatives et un feedback approfondi et détaillé pour les évaluations sommatives.

Flexibilité du parcours

Par exemple: créer et rendre plus accessibles des passerelles entre apprentissage, travail et diplômes.

Un exemple de flexibilisation du parcours d’apprentissage : le modèle Hyflex

Comme exemple de flexibilisation de l’enseignement, on peut citer un modèle hybride flexible connu sous le nom de Hyflex, dont l’objectif est de donner aux étudiant-es le plus grand choix possible dans le cadre d’un programme d’apprentissage formel. Au cœur de ce modèle se trouve le principe selon lequel l’apprentissage est équivalent, quel que soit le mode.



BrownBag Seminar: Comment construire un processus d’évaluation d’un EIAH basé sur le Design-based Research ?

Intervenante: Dre. Nadine Mandran, Ingénieure de Recherche CNRS

Nadine Mandran présentera un modèle de méthode visant à construire un processus d’évaluation d’une plateforme numérique en contexte réel dans le temps. Les objectifs de cette évaluation sont : de répondre aux attentes des enseignants, de fournir des données pour la recherche, de faire évoluer techniquement la plateforme et de fournir à l’institution, financeur du projet, des retours sur son utilisation. Cette évaluation sera illustrée avec le projet LabNBook qui a concerné 157 enseignants et plus de 4500 étudiants. L’intervenante présentera le bilan de l’utilisation des propriétés du Design-based Research (DBR).

 

Les séminaires BrownBag sont organisés par TECFA et sont ouverts à tou-tes.

BrownBag Seminar Mardi 9 mars 2021 | 13h30 -14h30
En ligne via ZOOM



5 idées d’activités pour « réveiller » vos étudiants derrière leurs écrans

(ce billet est proposé par Jue Wang Szilas et Nicolas Szilas)

C’est jeudi… déjà plus de trois jours devant son écran à écouter les profs parler depuis Zoom… le bureau est plus grand, la chaise est plus confortable, mais quand même, on attend de l’université une activité un peu plus stimulante !

En enseignement à distance et en direct, en visio-conférence, le cours donné quasiment à l’identique pour des élèves à distance est un pis-aller (nous l’écrivions dans un précédent billet). Mais alors que faire de ces périodes de cours, si on ne fait pas cours ? Dans ce billet, nous vous proposons cinq idées, certaines pour de grandes classes, d’autres pour de plus petites, qui tendent à montrer qu’être à distance présente, malgré les idées reçues, des avantages certains pour la formation. Alors pourquoi s’en priver ?

1.   Travail de groupe : les bienfaits de la téléportation

Que votre interlocuteur soit dans la pièce à côté ou sur un autre continent, cela ne change pas grand-chose dans la communication virtuelle, seule compte la topologie du réseau d’interconnexion entre les personnes d’une classe. Et cette topologie peut changer d’un coup de baquette magique. Ainsi, alors que la disposition spatiale de la classe (une estrade unique et de nombreuses tables/chaises) est conçue pour une topologie en étoile, la communication virtuelle permet d’adopter d’autres topologies, notamment en îlots, qui est celle du travail de groupe. Et surtout, de passer instantanément d’une configuration à l’autre.

Finis les grincements de chaise, les inévitables « chahuts » lors de la réorganisation de la classe, vous pouvez facilement alterner travail de groupe et travail en classe entière, et ce même pour des grandes classes. Sur Zoom par exemple, il est possible de créer des sous-groupes manuellement (voir par exemple ce court tutoriel), mais aussi automatiquement. On peut aussi préparer la constitution des groupes avant le démarrage du cours.