Catégorie : Analyses & réflexions

e-Assessment – perspectives et problématiques

Retour sur les eduhub-days 2017 à Lugano

En mode BYOD

La question du e-assessment en « BYOD » (Bring Your Own Device), qui désigne le fait de faire passer les examens aux étudiant·e·s sur leurs propres ordinateurs et/ou tablettes, s’est posée à plusieurs reprises dans les ateliers. Ce cas de figure présente de prime abord des avantages certains :

  • Pour l’institution, il résout des problèmes de logistique (pas de parc informatique à maintenir et réserver pour les examens)
  • Pour l’étudiant·e, il permet de passer l’examen sur un environnement avec lequel il/elle est à l’aise. On peut penser par exemple au cas où le clavier des salles institutionnelles n’est pas forcément le même que celui auquel est habitué·e l’étudiant·e.
  • Des solutions techniques rendent cette configuration possible aujourd’hui (par exemple version pour BYOD de Safe Exam Browser)

Cependant, des limites apparaissent assez vite et doivent prises en compte au cas par cas :

  • En fonction des applications qui sont utilisées pendant l’examen, un·e étudiant·e avec un équipement plus performant pourrait être avantagé·e par rapport aux autres
  • D’un point de vue juridique, il n’est pas évident d’obliger à installer un logiciel qui bloquera temporairement la machine. De plus, dans le cas où un problème se produirait suite à l’installation du logiciel, la responsabilité de l’établissement pourrait être engagée.
  • Enfin, il faut veiller à ce que les salles disposent de suffisamment de prises électriques et d’une bande passante WIFI suffisante.

Examens en-ligne: sécurité et aspects légaux

Outre les aspects spécifiques à l’enseignement à distance, deux préoccupations sont régulièrement au centre du débat sur l’e-Assessment.

Authentification et sécurité

Il s’agit d’abord de s’assurer que le ou la candidate est bien la personne qui a suivi le cursus et qui est habilitée à obtenir titre ou crédit. Ensuite, qu’elle ne dispose que des ressources autorisées et qu’elle ne se fait pas aider par un tiers.

Des système existent (et sont constamment améliorés) pour garantir l’authenticité du/de la candidat∙e. Outre l’utilisation de webcams, il peut être demandé aux candidat∙e∙s d’établir un «typing pattern» en re-copiant un texte en début de cours. D’autres systèmes se basent sur des éléments biométriques, qui, en théorie, pourraient aller de l’empreinte digitale au scan de l’iris ou autre reconnaissance faciale. Une dernière possibilité consiste à faire passer les examens dans des institutions agréées, dans lesquelles l’identité vient à être vérifiée. Comme on peut bien l’imaginer, les coûts marginaux explosent assez vite en fonction du degré de précision et de fiabilité exigé.

En aval de l’examen, l’institution doit garantir l’intégrité des données: il ne doit subsister aucun doute que les informations saisies par l’examiné∙e sont bien celles que l’institution aura reçues. De plus, toutes ces données doivent être conservées dans leur forme originale, afin de pouvoir les produire en cas de recours, notamment. L’infrastructure doit fonctionner sans faille, sur toute la durée de l’examen et garantir un traitement équitable des candidats.

Aspects juridiques

La complexité technique et procédurale des examens en ligne est subordonnée aux impératifs d’ordre juridique. En premier lieu, si l’institution veut vérifier l’identité des candidat∙e∙s en collectant et traitant des données personnelles, elle doit respecter la législation sur la protection des données. Ensuite, elle doit garantir un traitement équitable et objectif lors de procédures de recours. Enfin, elle doit pouvoir prouver au besoin qu’elle a mis les candidat·e·s sur un pied d’égalité.

Les spécialistes s’accordent pour reconnaître les difficultés liées à la démarche: au final, le recul n’est sans doute pas encore suffisant pour décider du niveau du contrôle, tant il est vrai que des titres universitaires, rigoureusement falsifiés, sont toujours et encore disponibles sur le marché noir…

Au final, l’enjeu est pris très au sérieux par les institutions qui se lancent dans l’e-Assessment: un examen annulé suite à une panne informatique, par exemple, a un effet dévastateur sur leur renommée.

e-Portfolio comme outils d'e-Assessment

Parmi les différentes formes d’évaluation formative, celle qui se base sur l’usage du ePortfolio réflexif offre un grand potentiel pour les étudiant·e·s.

Cette solution a été mise en place à la haute école pédagogique de la Fachhochschule Nordwestschweiz. Concrètement, tout au long de son cursus académique, les futur·e·s enseignant·e·s du secondaire sont amené·e·s à poser des réflexions sur les cours et les stages qu’ils et elles suivent. Ces réflexions leur permettent d’identifier les connaissances et les compétences acquises ainsi que leurs forces et leurs faiblesses. Ces réflexions sont ensuite évaluées par l’enseignant·e. Le retour qui est apporté par ce dernier, pilier essentiel du dispositif d’évaluation formative, doit être clair, précis et sa fréquence doit être soutenue. Les commentaires doivent porter avant tout sur les éléments intéressants de la réflexion ainsi que sur les questions qui n’ont pas encore été traitées par l’étudiant·e.

Mise en place depuis le mois de juillet 2016, ce projet pilote sera évalué à la fin de semestre de printemps 2017.

Introduction du service e-assessment à l'UNIGE

Un projet pilote sur l’e-assessment à l’Université de Genève, qui s’inscrit pleinement dans la stratégie de l’Université numérique, a été initié en janvier 2016. Ce projet adresse les nombreuses questions sous-jacentes à cette modalité d’examen qui est en forte demande depuis 2013 par le corps enseignant. Les sessions pilotes réalisées à ce jour ont montré l’importance de mettre en place la chaîne de support et d’impliquer les correspondant·e·s informatiques (support de proximité), condition sine qua non pour assurer un déroulement optimum des sessions d’examen, mais aussi des sessions de tests préalables.
Sur le plan logistique, les pilotes ont montré les limites concernant la question de la disponibilité des salles équipées, ils ont permis également de soulever des questions d’aménagement (aération, sécurité pour des classes de plus de 60 étudiant·e·s, gestion des réservations, etc.) ce qui a amené à revoir la vision de l’infrastructure dédiée aux examens en ligne et de s’orienter vers l’option BYOD qui est certes plus ambitieuse et risquée, mais sur le long terme elle sera probablement plus réaliste si on considère que les étudiant·e·s pour une large majorité possèdent un ordinateur portable. Cette approche prévoit également une infrastructure centrale adaptée pour le déploiement de machines virtuelles.

Ce billet a été rédigé collaborativement par Omar Benkacem, Pierre Lehmann, Patrick Roth et Elsa Sancey.



Choisir le bon outil pour créer ses Flashcards

Choisir le bon outil pour créer ses Flashcards

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Dans le billet “Réviser avec les Flashcards”, nous avions abordé le domaine des flashcards (ou cartes de questions-réponses numériques) d’un point de vue théorique en y définissant les concepts et usages dans l’apprentissage. Pour faire suite à ce billet, nous proposons un panorama des applications flashcards. Quatre applications ont ainsi été retenues : Quizlet, Studyblue, Cram et Ankiapp. Ces quatre applications ont pour dénominateur commun qu’elles proposent toutes deux modes : « création » de cartes et « révision ».

  • Le mode création, comme son nom l’indique, permet de créer des “piles” de cartes, une carte ayant comme caractéristique d’être constituée d’au moins deux faces: question et réponse. Nous verrons que certains outils flashcard intègrent une face supplémentaire.
  • Le mode révision, quant à lui, permet au sujet de réviser le contenu des cartes. Nous verrons que plusieurs formes de révisions peuvent être disponibles.

Comparatif

Les quatre applications vous seront décrites en détail et comparées. Pour être en phase avec notre précédent billet sur le sujet, nous avons comparé les quatre outils flashcards selon le scénario suivant :

  1. Nous avons tout d’abord créé nos cartes en utilisant le site Web de l’outil flashcard, au moyen du navigateur de notre ordinateur portable.
  2. Nous avons révisé nos cartes depuis l’applicatif flashcard installé sur notre smartphone Android.
  3. Nous avons finalement analysé les résultats de nos révisions depuis le navigateur Web sur notre ordinateur portable, puis depuis notre smartphone.

Le scénario que nous avons retenu étant spécifique, il est possible qu’il puisse y avoir de petites différences avec d’autres cas d’usages (par exemple la création de cartes sur smartphone iOS). L’ensemble des outils ont été comparés selon trois critères :

  1. Facilité d’usage.
  2. Richesse des fonctionnalités proposées.
  3. Typologie des questions pouvant être proposée (e.g., question descriptive, question conceptuelle, etc.).

Quizlet

Quizlet est un outil de flashcard adapté pour l’apprentissage des langues. Disponible sur Android et iOS, il permet très facilement de créer des piles de cartes. Sur Quizlet, chaque carte se compose d’une face contenant le “terme” (question) et d’une face contenant sa “définition” (réponse).

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Quizlet: éditeur de cartes

Pour compléter chaque face, le sujet a à sa disposition un éditeur très basique (pas d’option de fontes ni de couleurs) qui lui permet entre autre d’ajouter du contenu sonore et/ou des images. Notons que lors de l’ajout d’une image, Quizlet suggère des images pouvant représenter le terme.

Chaque pile de carte peut ensuite être utilisée par l’usager pour réviser. Quizlet offre quatre options de révision :

  • “CARDS”: présentation des cartes à la suite. Pour obtenir la réponse, l’usager doit tourner virtuellement la carte.
  • “LEARN”: l’usager doit écrire la définition du terme présenté. Le système définit si le terme a bien été écrit par l’usager.
  • “MATCH”: les termes et les définitions sont présentés à l’usager, qui doit assembler les bonnes paires (un peu comme pour le jeu “memory”).
  • “TEST”: le sujet peut vérifier ses connaissances en effectuant un test. Trois types de questions sont possibles: écrite, QCM et vrai/faux. A la fin de chaque test, le pourcentage de réponses correctes est affiché.

Quizlet offre également la possibilité de réviser des piles de cartes créées par d’autres usagers.

La présentation des résultats sous Quizlet est assez sommaire, chaque carte d’une pile étant classée dans une des quatre catégories :

  • “Souvent fausse”: la réponse donnée a été plus souvent fausse que juste.
  • “Parfois fausse”: la réponse a été juste dans 50 % des tentatives.
  • “Jamais fausse”: la réponse a toujours été juste.
  • “Jamais répondu”: la carte n’a jamais été révisée.

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Quizlet: présentation des résultats sur ordinateur

Bien que sommaire, cette présentation des résultats permet à l’usager d’obtenir un aperçu des cartes qu’il maîtrise de celles qu’il doit encore étudier.

En résumé, pour créer et réviser du vocabulaire ou une liste de termes spécifiques, Quizlet est un outil parfaitement adapté car il est facile à prendre en main et ses options de révision sont riches. Le minimalisme de son éditeur, ensemble avec une présentation des résultats rudimentaire ne permet pas de classer Quizlet comme un outil complet.

Studyblue

Egalement disponible sur Android et iOS, Studyblue permet de créer et de réviser des piles de cartes. Chaque carte peut contenir du texte, du contenu sonore et/ou des images. La création d’une pile de cartes est un peu plus laborieuse qu’avec Quizlet mais la richesse de son éditeur permet de créer une plus grande variété de questions (par ex. formules mathématiques). Lors de la création d’une carte, StudyBlue suggère des cartes similaires appartenant à d’autres piles de cartes dans le cloud.

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StudyBlue: éditeur de texte

En outre, StudyBlue offre la possibilité d’importer des cartes aux format Excel (CSV ou XLS). Les cartes ainsi créées peuvent par la suite être partagées avec d’autres usagers.

En mode révision, trois options sont à disposition de l’usager :

  • “Bascule de carte”: chaque carte est présentée (terme/définition) à la suite. Après la présentation d’une carte, l’usager doit indiquer s’il pense avoir mémorisé (ou non) la carte. A la fin de chaque cycle, le pourcentage de cartes mémorisées est affiché.
  • “Revoir une fiche”: L’ensemble des termes/définitions sont présentés par lot de 5, 10, 20 ou tous sur une page.
  • “Effectuer un QUIZ”: comme sur Quizlet, l’usager peut tester ses connaissances en faisant un quiz. Le format des questions est la mêmes que sur Quizlet. L’usager peut en outre paramétrer le nombre de fiches qu’il veut tester. A la fin d’un test, le pourcentage de réponses justes est affiché. Le sujet peut ensuite refaire le test dans son entier ou uniquement revoir les réponses fausses.

La présentation des résultats est, quant à elle, encore plus sommaire que sur Quizlet. L’ensemble des résultats sont présentés dans leur globalité sous forme de quatre courbes donnant respectivement le pourcentage de cartes dont la réponse a été: a) toujours juste; b) souvent juste; c) juste la moitié du temps et d) souvent fausse. Impossible de faire le tri entre les cartes maîtrisées et celles qui posent problèmes.

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StudyBlue: présentation des résultats

En bref, Studyblue est un outil permettant la création de questions plus variées que sur Quizlet avec une prise en main sensiblement plus compliquée et une présentation des résultats plus que sommaire.

Cram

Cram est un outil disponible sur iOs et Android. La création de cartes est aussi simple que sur Quizlet, à savoir qu’après avoir créé une pile de cartes, l’usager peut ensuite ajouter autant de cartes qu’il le souhaite. Chaque carte se compose de trois faces : une face “front” contenant le terme, la seconde face “back” contenant sa définition et la troisième face “hint” contenant un indice. L’éditeur permettant de créer les cartes à disposition dans la version de base est très limité.

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Cram: éditeur de cartes

Il est possible de modifier la fonte d’un texte, d’ajouter des images et/ou d’importer des cartes depuis Googledocs. Comme pour Quizlet et Studyblue, il est également possible de partager ses piles de cartes avec d’autres usagers.

S’agissant du mode révision, trois options sont disponibles :

  • “Mémorisation”: similaire à l’option “Bascule de carte” de Studyblue, cette option présente chaque carte à la suite (c.-à-d. “recto” puis “verso”). L’usager peut également obtenir s’il le souhaite une lecture orale de chaque carte. Pour passer à la carte suivante, l’usager doit indiquer s’il pense avoir mémorisé cette dernière. A la fin d’une pile, Cram affiche le pourcentage de cartes que l’usager pense avoir mémorisé. En fonction de ce pourcentage, ce dernier peut réviser la pile s’il le souhaite.
  • “Cram mode”: quasiment identique à l’option “Memorisation”, cette option intègre une barre comprenant quatre niveaux. L’usager passe au niveau supérieur lorsqu’il pense avoir mémorisé plus de termes qu’au niveau précédent. Le niveau maximal est ainsi atteint lorsque tous les termes ont été mémorisés.
  • “Game”: deux jeux sont disponibles sur Cram à savoir “Jewel” et “Stellar”. Le fonctionnement de “Jewel” est similaire à celui de l’option “Match” de Quizlet, c’est-à-dire la découverte de paires “terme/définition”. Le principe de “Stellar” est quant à lui de sélectionner au “laser” les lettres composant le terme dont la définition est présentée à l’écran. Pour l’usager, le but est de réviser l’orthographe des termes.

La présentation des résultats à nouveau très rudimentaire et ne peut être obtenue qu’à la fin d’une révision.

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Cram: présentation des résultats

Cram nous semble donc tout aussi facile à prendre en main que Quizlet et parfaitement adapté pour créer et réviser du vocabulaire ou une listes de termes spécifiques. Il reste cependant très limité pour présenter des résultats: dommage !

AnkiApp

Disponible sur iOS et Android, Ankiapp est sans doute l’outil le plus personnalisable de ceux présentés ici. Cependant, qui dit personnalisable dit souvent complexe à prendre en main. La création d’une pile de cartes s’effectue en deux temps: 1) création d’un “desk” (pile de cartes) et 2) ajout de cartes. Lors de la création d’un desk, l’usager nomme et décrit la pile. Ankiapp permet également l’ajout des tags (mots-clés) et/ou de modifier la structure visuelle des cartes.

Après avoir créé le desk, l’usager peut ajouter des cartes. Chaque carte comprend deux faces (appelées front/back) pouvant contenir du texte et/ou des images. L’éditeur d’AnkiApp permet d’effectuer des modifications simples sur la fonte et/ou sur la couleur d’un texte. La structure visuelle de chaque face peut également être personnalisée.

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AnkiApp: éditeur de cartes

Le mode révision n’est composé que d’une seule option. Équivalente à l’option « Memorize » de CRAM, elle présente d’abord le terme (recto) puis, en appuyant le bouton « flip », sa définition (verso). Pour passer à la carte suivante, l’usager doit estimer le niveau de difficulté (croissant entre 1 et 4) avec lequel il a mémorisé le terme. A la fin de la révision, Ankiapp offre un récapitulatif complet sur des cartes révisées par l’usager. Ce dernier peut ainsi connaître pour une pile de cartes le pourcentage global des cartes mémorisées, le nombre moyen de cartes qu’il a révisées par jour ainsi que le nombre de cartes par niveau de difficulté estimée. Notons qu’il est également possible d’obtenir une statistique globale pour l’ensemble des piles de cartes révisé (par exemple : nombre de cartes révisées par jour, au total, pourcentage de cartes mémorisées par pile, etc.).

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AnkiApp: présentation des résultats

Bien que riche du point de vue de sa personnalisation et de la présentation des résultats, Ankiapp reste une application plus complexe à prendre en main que Quizlet et Cram. De plus, elle propose moins d’options de révision.

Conclusion

Dans ce billet, nous vous avons présenté et comparé quatre outils de flashcards disponibles sur smartphones, tablettes et ordinateurs. La comparaison des quatre outils s’est faite à partir d’un scénario d’usage strict basé sur trois tâches : création de cartes, révision et visualisation des résultats. Les critères que nous avons retenus tiennent compte de la facilité d’usage, de la typologie des questions possibles, des options de révision et de la qualité de la présentation des résultats.

Sur la base des résultats obtenus lors de notre comparaison, Quizlet nous semble être l’outil qui répond le mieux à nos exigences. Très facile à prendre en main, il offre une grande variété d’options de révision. Sa limitation en terme de typologie de questions destine cependant Quizlet avant tout à la révision de vocabulaire ou de termes spécifiques.

AnkiApp, à l’inverse, est un outil offrant une grande variété de questions ainsi qu’un bon outil de visualisation des résultats. Sa complexité lors de la prise en main, combinée au nombre limité d’options de révision en sont sa limite.

S’agissant de StudyBlue et Cram, les résultats de notre comparaison nous ont montré qu’ils sont moins adaptés aux exigences fixées que Quizlet et AnkiApp.

Étant donné qu’aucun outil répond entièrement à toutes les exigences, il est nécessaire au préalable de pouvoir répondre aux deux questions suivantes :

  • Pour quel type d’apprentissage puis-je utiliser cet outil ?
  • Quels types de question aurais-je à traiter lors de mon examen ?

La réponse à ces deux questions vous permettra choisir l’outil qui répond le mieux à vos attentes. Pour finir, essayez dans la mesure du possible de répondre à ces questions en considérant l’ensemble des cours que vous aurez à suivre pendant votre cursus universitaire.

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Mobile Apps for in-class interaction conference feedback

On March 17th, around 40 participants (faculties, IT, elearning support) from several Swiss Higher Education (HE) institutions met at the University of Geneva to discuss about Mobile Voting tools. The event was organized by Ciel (Communauté d’Intérêt pour l’Enseignement en Ligne of UNIGE) and the eduhub SIG Mobile Learning.

The aim of the event was to showcase 6 Mobile voting apps developed by the Swiss HE through didactic activities and exchange experience.

ETH EduApp project

Presented by Thomas Korner from ETHZ

ETH developed EduApp to assist students in their everyday life, by providing personal timetables, lecture halls locations. It also improves teachers/students interactions by offering a classroom response system and a feedback channel.

Thomas Korner notes that the EduApp has changed the way of teaching at the ETH, because it allows professors to gather information about their teaching during the semester.

MOVO.ch

Presented by Dieter Glatz from University of Basel

MOVO is a live feedback system that can be used during the lectures to keep students alert and check their level of knowledge, before and after the lectures. Questions can be scored and the correct answers presented to the students. MOVO can also be as a survey tool, without scoring.

Moodle e-voting activity

Presented by Anne-Dominique Salamin and David Russo from Cyberlear, HES-SO

In order to encourage students’ involvement, Cyberlearn has developed e-voting. This tool allows students to vote in real time using their smartphone, tablet or laptop. A graphic dynamically shows the ongoing votes. The tool is fully integrated in Moodle as a plugin.

The main features of e-voting are:

  • Results shown in dynamic graphs
  • Anonymous answer option
  • Possibility to change its own vote until the quiz is closed
  • Access to voting history by Teachers (and comparing results by semesters, years, etc.)

Klicker.uzh.ch

Presented by Johanna Braun and Roland Schläfli, from Teaching Center of the Institut für Banking und Finance, University of Zürich

Klicker Project is an Instant-Class-Response-System that was launched in 2011 to enhance teachers/students interaction in large audiences. It allows single-choice questions, open questions and partially-open questions (e.g., numerical). The average over numerical answers can be automatically calculated and displayed as a graph.

Votamatic

Presented by Steve Benoun, University of Geneva

Votamatic is an open-source classroom-response tool which allows true/false and multiple choices questions. Several questions can be asked on the same page. Voting results can be displayed dynamically to the audience and then exported as CSV files.

ILIAS Live Voting System

Presented by Martin Studer, University of Bern and PHZH

Live voting System is an open-source plugin integrated in ILIAS LMS. It allows:

  • Multiple/single choice questions
  • Ranking questions
  • Question s requiring free text response

Free text inputs can be turned into a ranking question.

Presenters can be contacted for further details about tools.

Most of the tools have been developed in the past 5 years, as teachers found out that clickers was a powerful tool to raise interaction in the classroom. But commercial products have high acquisition and usage costs.

Except for EduApp, these solutions are Web based with a low-threshold. There is a will to keep them simple and easy-to-adopt for both students and teachers. Most institutions have integrated the voting tool in their own teaching environment (LMS platform, app, etc.).

Current challenges that have been raised are:

  • Security (when there is no login)
  • Maximum number of participants
  • Adoption by the teachers
  • Not all students bring connected devices in the classroom

From the teachers’ point of view, a voting tool is an effective way to gather immediate feedback about their performance and the understanding of their students. But it requires being flexible and prepared as it can lead to disturbances in the class. The voting results are also not always predictable.

From students’ point of view, mobile voting brings interaction and engagement, especially in large audiences. It further allows them to obtain an immediate feedback about any misunderstanding or confusion.

In summary, classroom response system can be used …:

  • to identify misconception (peer instruction scenario)
  • to check the state of knowledge
  • to control the lectures pace
  • to prepare the course (homework)
  • for experiments (survey)

The audience of the conference underlines the need for an introduction and comparison of all the (presented) tools. Use cases and teaching scenarios should also help to adopt the technology. Latter task will be done by the SIG-Mobile community.



La Netiquette: qu’est-ce que c’est?

La Netiquette est un guide de bonne manière à l’usage des courriers électroniques et des forums. Son objectif premier est de présenter un ensemble de comportements à respecter pour des bons usages d’Internet. En d’autres termes, c’est une charte de politesse et de savoir-vivre sur Internet à finalité éthique ou déontologique.

La charte a été élaborée et diffusée en 1995 par  IETF  (Internet Engineering Task Force ) un groupe informel, international, ouvert à tout individu, qui participe à l’élaboration de standards Internet. De l’avis des auteurs, dans le passé, la population des gens qui utilisaient l’Internet étaient techniquement attentifs et comprenaient la nature du transport et des protocoles. Aujourd’hui, la communauté des utilisateurs de l’Internet compte des gens qui sont nouveaux dans cet environnement. Ces « Bleus » ne sont pas au courant de la culture et n’ont plus besoin de connaître le mode de transport et les protocoles. Afin d’amener rapidement ces nouveaux utilisateurs à la culture de l’Internet, ce guide présente un ensemble minimum de règles que les institutions et les personnes peuvent utiliser et adapter pour leur propre usage. Les personnes tiendront compte que, quelque soit leur fournisseur d’accès à l’Internet, que ce soit par un fournisseur de service Internet via une identification privée, une identification comme étudiant dans une université ou comme membre d’une société, ces organismes ont des règles concernant la propriété du courrier et des fichiers, concernant ce qu’il est approprié de poster ou d’envoyer et comment se présenter soi-même.

(suite…)



Réviser avec les Flashcards

Blank Index Card with Pen on laptop ComputerVous souvenez-vous encore des piles et des piles de petites cartes en papier recto-verso que vous produisiez durant vos études pour vous entraîner à mémoriser et à réciter une matière? Désormais, nous utilisons de plus en plus les technologies pour réviser un cours.

 

Les cartes « Question-Réponse »

En utilisant des questions, et non pas des mots-clés par exemple, l’étudiant∙e se met en condition d’examen puisqu’il/elle doit être en mesure de répondre à ce qui lui est demandé. En utilisant des cartes de question-réponse, il/elle peut se tester afin de savoir ce qui a été mémorisé.

De plus, les cartes donnent la possibilité trier selon difficulté, sujet, etc. Le fait de revoir et de répéter une matière est une activité indispensable pour la mémorisation et la préparation aux examens. Pour en savoir plus sur la préparation aux examens, consultez ce billet.

L’entraînement avec des cartes question-réponse «faites maison» permet de contrôler la compréhension et de retravailler le sujet si nécessaire, ainsi que de contrôler la mémorisation et revoir les parties que l’on ne maîtrise pas encore. En d’autres termes, c’est un moyen d’auto-questionnement qui permet de se tester (King, 1992) avant l’évaluation formelle (l’examen, par exemple). Le fait de générer des questions permet déjà de traiter la matière activement et en profondeur. On pourrait par exemple commencer par transformer les titres et sous-titres en question. Puis formuler une réponse pour chaque question, réponse bien structurée, claire et complète. Après les titres et sous-titres, on peut continuer à approfondir le texte en générant encore plus de questions et de réponses. (suite…)



Cours enregistrés : comment adapter le rythme d’un cours à son propre rythme d’apprentissage

Dans ce billet, nous vous proposons un retour d’expérience d’un étudiant en droit, Aldric Bourgeade, qui s’est intéressé à la possibilité de faire varier la vitesse d’écoute des cours enregistrés. Voici son témoignage:

On y aura vu les avantages et les écueils qu’offrent les cours enregistrés, tels que mis à disposition sur Mediaserver et plus récemment sur Coursera (MOOC). Pourtant, l’enseignement virtuel, du moins sous la forme de cours enregistrés, présente encore un avantage, et pas des moindre.

Le rythme optimal est une affaire personnelle.

Chaque enseignant∙e donne son cours à son rythme propre. Certain∙e∙s parlent rapidement et couvrent beaucoup de matière, d’autres s’expriment plus lentement, reprennent les concepts clés à de nombreuses reprises, voire répètent chaque phrase pour que ceux et celles qui prennent des notes ne soient pas submergés. (suite…)



Faut-il bannir les portables des salles de cours?

L’enseignant∙e se trouve de plus en plus souvent confronté au dilemme de la conduite à tenir face à des étudiant∙e∙s qui utilisent des équipements informatiques (smartphones, tablettes ou ordinateurs portables) pendant les cours: faut-il les interdire ? Les autoriser ? Les tolérer ? Les encourager ? Faut-il fixer des règles d’utilisation ou pas ?

Une partie du questionnement repose sur l’ambiguïté de l’usage : distraction ou ressource ? On pourra rapprocher cette question d’une étude récente (*) réalisée en Angleterre dans plusieurs lycées et dont les résultats montrent un effet différencié selon le niveau des élèves: si l’usage du téléphone portable ne perturbe pas sensiblement les «meilleur∙e∙s», il contribue à distraire les plus «faibles».

La fiche outil proposée par la cellule Prac-TICE de l’Université Libre de Bruxelles intitulée « Faut-il bannir les portables des salles de cours » analyse le phénomène en identifiant trois types d’usages : les usages invoqués par l’enseignant∙e, les usages spontanés liés au cours (comme la prise de note) et enfin les usages spontanés non liés au cours (comme la consultation des réseaux sociaux).

La fiche analyse les avantages et inconvénients des trois catégories et propose des recommandations qui donneront à chacun des pistes pour définir sa propre démarche. Deux conclusions de cette fiche sont à relever: les « digital natives » n’ont pas des capacités multi-tâche supérieures aux générations d’étudiants∙e∙s plus anciennes et l’usage abusif des outils informatiques ne nuit pas seulement à l’étudiant∙e lui-même, mais également à son entourage.

 

* Louis-Philippe Beland & Richard Murphy, «Communication : technology, distraction and student performance», CEP Discussion Paper, n° 1350, mai 2015.


Retour sur le Sommet Mondial de la Société de l’Information 2015

LOGOWSIS

 

L’ origine du Sommet remonte à la résolution 73 de la Conférence de plénipotentiaires de l’Union internationale des télécommunications (UIT) à Minneapolis en 1998.

Le 21 décembre 2001, l’assemblée générale des Nations Unies a pris la décision (A/RES/56/183) d’approuver l’organisation du Sommet Mondial sur la Société de l’information ( SMSI) sous l’appui du Secrétaire général de l’ONU, M. Koffi Annan, et de l’Union internationale des télécommunications (IUT) pour piloter les préparatifs en partenariat avec les Organisations des Nations Unies intéressées.

Le conseil de l’UIT a décidé, en 2001, la tenue du premier forum en deux étapes. La première étape a eu lieu du 10 au 12 décembre 2003 à Genève, et la deuxième étape du 16 au 18 novembre 2005 à Tunis. D’autres forums ont été organisés, en l’occurrence le forum sur la gouvernance de l’internet à Athènes en 2006. (suite…)



Le miracle de la pédagogie inversée

Lors de la 14ème conférence ITHET (International Conference on Information Technology Based Higher Education and Training) qui s’est déroulée à Lisbonne, une présentation sur la pédagogie inversée m’a particulièrement interpelée, en particulier sur la dimension un peu « magique » qui est donnée aux nouvelles approches pédagogiques qui s’appuient sur les technologies, que ce soit la pédagogie inversée ou les MOOCs.

L’objectif des travaux exposés dans cette présentation consiste à rendre les étudiant·e·s consciemment compétent·e·s par eux/elles-mêmes en s’appuyant sur la pédagogie inversée (« Getting engineering students to be consciously competent on their own » par Robin Braun and Zenon Chaczko de l’Université de Technologie de Sydney).

L’auteur propose un modèle d’apprentissage dans lequel sont représentés les différents états d’un·e apprenant·e : 1) inconsciemment incompétent·e (je ne sais pas que je ne sais pas), 2) consciemment incompétent·e (je sais que je ne sais pas), 3) consciemment compétent·e (je sais que je sais) et 4) inconsciemment compétent·e. Un·e apprenant·e passe d’un état à un autre au cours de ses activités. Il/elle part initialement de l’état inconsciemment incompétent. A tout moment, il/elle peut basculer dans un cinquième état qui serait celui de l’échec et du chaos.

(suite…)



Enquête de satisfaction sur les logiciels de présentation: les résultats

De décembre 2014 à fin janvier 2015, le service NTICE a mené une enquête de satisfaction auprès des utilisateurs et utilisatrices des tablettes interactives installées dans les auditoires et salles de séminaire. L’enquête visait à mieux connaître leurs usages des logiciels de présentation installés sur les tablettes, ainsi qu’à identifier les difficultés et solliciter des points d’amélioration.

Depuis janvier 2010, l’Université de Genève équipe, à large échelle, les salles de cours de tablettes graphiques interactives intégrées à un pupitre et reliées à un PC et un projecteur. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet de loi 10445, qui finance l’évolution des infrastructures et services destinés à optimiser et à faciliter l’utilisation des technologies dans l’enseignement. Afin d’exploiter au mieux le potentiel des tablettes, des logiciels de présentation interactive ont été successivement installés :

Les principaux résultats de l’enquête sont présentés dans l’infographie ci-dessous: (suite…)