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Centre de compétence pour le droit numérique: une initiative innovatrice en Suisse

ccdl

Aujourd’hui, la grande majorité des personnes travaillant dans les hautes écoles suisses utilisent au quotidien des médias numériques et des ressources en ligne. Afin d’en garantir l’utilisation dans le respect du droit d’auteur, il s’avère nécessaire de mieux faire connaître les réglementations (suisses) en vigueur.

Du fait de l’évolution rapide des technologies et de la prochaine révision du droit d’auteur, ainsi que de celui sur la protection des données, il y a un besoin accru de former, renseigner, et conseiller les collaborateurs/-trices des hautes écoles suisses sur ces problématiques.

Dans ce contexte, un groupe de travail issu de différentes universités suisses (USI, UNIBAS,  UNINE, UNIGE) a bénéficié d’un financement de Swissuniversities CUS-P2 (information scientifique: accès , traitement et sauvegarde) dans le but de mettre en place un centre de compétence pour le droit numérique (alias CCDL). (suite…)



e-Assessment – perspectives et problématiques

Retour sur les eduhub-days 2017 à Lugano

En mode BYOD

La question du e-assessment en « BYOD » (Bring Your Own Device), qui désigne le fait de faire passer les examens aux étudiant·e·s sur leurs propres ordinateurs et/ou tablettes, s’est posée à plusieurs reprises dans les ateliers. Ce cas de figure présente de prime abord des avantages certains :

  • Pour l’institution, il résout des problèmes de logistique (pas de parc informatique à maintenir et réserver pour les examens)
  • Pour l’étudiant·e, il permet de passer l’examen sur un environnement avec lequel il/elle est à l’aise. On peut penser par exemple au cas où le clavier des salles institutionnelles n’est pas forcément le même que celui auquel est habitué·e l’étudiant·e.
  • Des solutions techniques rendent cette configuration possible aujourd’hui (par exemple version pour BYOD de Safe Exam Browser)

Cependant, des limites apparaissent assez vite et doivent prises en compte au cas par cas :

  • En fonction des applications qui sont utilisées pendant l’examen, un·e étudiant·e avec un équipement plus performant pourrait être avantagé·e par rapport aux autres
  • D’un point de vue juridique, il n’est pas évident d’obliger à installer un logiciel qui bloquera temporairement la machine. De plus, dans le cas où un problème se produirait suite à l’installation du logiciel, la responsabilité de l’établissement pourrait être engagée.
  • Enfin, il faut veiller à ce que les salles disposent de suffisamment de prises électriques et d’une bande passante WIFI suffisante.

Examens en-ligne: sécurité et aspects légaux

Outre les aspects spécifiques à l’enseignement à distance, deux préoccupations sont régulièrement au centre du débat sur l’e-Assessment.

Authentification et sécurité

Il s’agit d’abord de s’assurer que le ou la candidate est bien la personne qui a suivi le cursus et qui est habilitée à obtenir titre ou crédit. Ensuite, qu’elle ne dispose que des ressources autorisées et qu’elle ne se fait pas aider par un tiers.

Des système existent (et sont constamment améliorés) pour garantir l’authenticité du/de la candidat∙e. Outre l’utilisation de webcams, il peut être demandé aux candidat∙e∙s d’établir un «typing pattern» en re-copiant un texte en début de cours. D’autres systèmes se basent sur des éléments biométriques, qui, en théorie, pourraient aller de l’empreinte digitale au scan de l’iris ou autre reconnaissance faciale. Une dernière possibilité consiste à faire passer les examens dans des institutions agréées, dans lesquelles l’identité vient à être vérifiée. Comme on peut bien l’imaginer, les coûts marginaux explosent assez vite en fonction du degré de précision et de fiabilité exigé.

En aval de l’examen, l’institution doit garantir l’intégrité des données: il ne doit subsister aucun doute que les informations saisies par l’examiné∙e sont bien celles que l’institution aura reçues. De plus, toutes ces données doivent être conservées dans leur forme originale, afin de pouvoir les produire en cas de recours, notamment. L’infrastructure doit fonctionner sans faille, sur toute la durée de l’examen et garantir un traitement équitable des candidats.

Aspects juridiques

La complexité technique et procédurale des examens en ligne est subordonnée aux impératifs d’ordre juridique. En premier lieu, si l’institution veut vérifier l’identité des candidat∙e∙s en collectant et traitant des données personnelles, elle doit respecter la législation sur la protection des données. Ensuite, elle doit garantir un traitement équitable et objectif lors de procédures de recours. Enfin, elle doit pouvoir prouver au besoin qu’elle a mis les candidat·e·s sur un pied d’égalité.

Les spécialistes s’accordent pour reconnaître les difficultés liées à la démarche: au final, le recul n’est sans doute pas encore suffisant pour décider du niveau du contrôle, tant il est vrai que des titres universitaires, rigoureusement falsifiés, sont toujours et encore disponibles sur le marché noir…

Au final, l’enjeu est pris très au sérieux par les institutions qui se lancent dans l’e-Assessment: un examen annulé suite à une panne informatique, par exemple, a un effet dévastateur sur leur renommée.

e-Portfolio comme outils d'e-Assessment

Parmi les différentes formes d’évaluation formative, celle qui se base sur l’usage du ePortfolio réflexif offre un grand potentiel pour les étudiant·e·s.

Cette solution a été mise en place à la haute école pédagogique de la Fachhochschule Nordwestschweiz. Concrètement, tout au long de son cursus académique, les futur·e·s enseignant·e·s du secondaire sont amené·e·s à poser des réflexions sur les cours et les stages qu’ils et elles suivent. Ces réflexions leur permettent d’identifier les connaissances et les compétences acquises ainsi que leurs forces et leurs faiblesses. Ces réflexions sont ensuite évaluées par l’enseignant·e. Le retour qui est apporté par ce dernier, pilier essentiel du dispositif d’évaluation formative, doit être clair, précis et sa fréquence doit être soutenue. Les commentaires doivent porter avant tout sur les éléments intéressants de la réflexion ainsi que sur les questions qui n’ont pas encore été traitées par l’étudiant·e.

Mise en place depuis le mois de juillet 2016, ce projet pilote sera évalué à la fin de semestre de printemps 2017.

Introduction du service e-assessment à l'UNIGE

Un projet pilote sur l’e-assessment à l’Université de Genève, qui s’inscrit pleinement dans la stratégie de l’Université numérique, a été initié en janvier 2016. Ce projet adresse les nombreuses questions sous-jacentes à cette modalité d’examen qui est en forte demande depuis 2013 par le corps enseignant. Les sessions pilotes réalisées à ce jour ont montré l’importance de mettre en place la chaîne de support et d’impliquer les correspondant·e·s informatiques (support de proximité), condition sine qua non pour assurer un déroulement optimum des sessions d’examen, mais aussi des sessions de tests préalables.
Sur le plan logistique, les pilotes ont montré les limites concernant la question de la disponibilité des salles équipées, ils ont permis également de soulever des questions d’aménagement (aération, sécurité pour des classes de plus de 60 étudiant·e·s, gestion des réservations, etc.) ce qui a amené à revoir la vision de l’infrastructure dédiée aux examens en ligne et de s’orienter vers l’option BYOD qui est certes plus ambitieuse et risquée, mais sur le long terme elle sera probablement plus réaliste si on considère que les étudiant·e·s pour une large majorité possèdent un ordinateur portable. Cette approche prévoit également une infrastructure centrale adaptée pour le déploiement de machines virtuelles.

Ce billet a été rédigé collaborativement par Omar Benkacem, Pierre Lehmann, Patrick Roth et Elsa Sancey.



Technologie, contenu et pédagogie : la numérisation en formation continue

Le séminaire d’automne 2016 Digitalisation in university continuing education: technology, content and pedagogy organisé à Barcelone par eucen | European University Continuing Education Network en collaboration avec EDEN | European Distance and E-Learning Network s’est centré sur les enjeux et sur les changements apportés par la numérisation dans l’enseignement universitaire, et plus particulièrement en formation continue. Plus de 80 participant∙e∙s d’universités européennes et internationales se sont réuni∙e∙s autour de cette thématique d’une brûlante actualité.

Des enjeux complexes pour les universités

Albert Sangrà, Directeur académique de l’Université ouverte de Catalogne et détenteur de la chaire en éducation et technologie pour le changement social de l’UNESCO  a commencé par décliner les innombrables opportunités que représente la numérisation pour l’éducation et pour tout un chacun, comme par exemple l’accessibilité de la formation (en particulier pour les pays en développement), l’augmentation potentielle du nombre d’étudiant∙e∙s pour les universités, la flexibilité des parcours de formation, la multitude d’occasions d’auto-formation et les possibilités d’acquisition de compétences transversales augmentant l’employabilité. Pour compléter le paysage, il a explicité plusieurs risques importants liés à cette évolution, dont il est important d’avoir conscience, notamment :

  • la massification de l’éducation et les Big data : comment assurer la protection de la vie privée avec l’existence de cette multitude de données sur les étudiant∙e∙s?
  • le risque d’«ubérisation» de la formation : qui produit le savoir, pour qui et comment ? la numérisation ouvre la porte à d’innombrables prestataires de service et introduit le risque d’une perte de professionnalisme et de qualité dans l’offre de formation. Citons par exemple le rôle de l’enseignant∙e qui se trouve bouleversé, et la différence entre information et formation toujours plus ténue.

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L’intelligence artificielle ne dort jamais

La Conférence OEB 2016 (Online Educa Berlin) a porté sur la société de l’information et le développement de l’intelligence artificielle (IA) en éducation et dans les institutions de formation. L’introduction de l’IA en éducation est en train de bouleverser les pratiques de l’enseignement. Qu’apprend-on, comment, quand ? Les différentes possibilités créées par l’AI posent la question non seulement de la mise à disposition des savoirs, mais de la substitution même des enseignants par des machines intelligentes.

Peut-on remplacer les enseignants par des robots ?

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5 conseils pour, d’emblée, bien commencer son semestre !

Check Mark On Chalkboard

Après les «vacances» d’hiver et la première session d’examens de cette année académique, tous les cours ont repris cette semaine. A la différence du semestre d’automne, le semestre de printemps n’offre malheureusement pas de grande coupure pour préparer les examens de juin. Les vacances de Pâques auront lieu du 14 au 23 avril 2017[1] et certaines facultés organiseront des semaines d’étude libre[2]. Mais il est bien possible que votre dernier cours ait lieu vendredi 2 juin, immédiatement suivi par votre premier examen le lundi 6 juin. QUE FAIRE ??!!

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Mettre à jour ses espaces de cours Chamilo et Moodle avant la rentrée

Si vous administrez un espace de cours sur Chamilo@UNIGE ou Moodle@UNIGE, voici un rappel des actions à effectuer avant la reprise du semestre de printemps :

  • La fiche pratique « Que faire en fin d’année » qui vous explique comment archiver ou remettre à zéro votre espace de cours, désinscrire les ancien·ne·s étudiant·e·s, etc.

    Si vous n’utilisez plus votre espace de cours, vous pouvez choisir de le supprimer (« Maintenance » > « Supprimer ») ou d’en fermer l’accès (choisir l’accès « fermé »).

    La plateforme est archivée chaque été, vous pouvez accéder à l’archive de vos espaces de cours depuis la page d’accueil, rubrique « Archives ».

    Cliquez ici pour accéder à la documentation d’aide de Chamilo.

  • Si vous souhaitez réutiliser un espace de cours existant, remplissez le formulaire « Réinitialiser » (rubrique « Administration ») pour sélectionner les parties à effacer, les utilisateurs-trices à désinscrire, etc. Notez que cette suppression est définitive.

    Il est également possible de dupliquer un espace de cours afin de repartir d’une structure existante, et/ou de supprimer un espace de cours. Pour ces actions, contactez l’équipe Moodle (moodle[at]unige.ch) en indiquant l’URL et le titre de l’espace de cours à dupliquer ou à supprimer.

    Cliquez ici pour accéder à la documentation d’aide Moodle.



ICDE – Vers une éducation ouverte

La qualité dans l’enseignement à distance: quelle place pour les méga-données et les ressources éducatives libres?

Lors de la conférence Online Educa à Berlin, en décembre dernier, l’ICDE (International Council for Open and Distance Education) a animé une session de discussion sur le thème de la qualité dans l’enseignement à distance, spécifiquement autour des questions liées aux méga-données (big data), aux MOOCs et aux OER (ressources éducatives libres).

Les méga-données semblent être considérées comme un moteur essentiel de la transformation numérique, puisqu’elles permettent une approche plaçant l’apprenant∙e au centre du processus. La personnalisation et l’adaptabilité de l’enseignement permises par leur analyse sont considérées en général comme un élément de qualité. Les MOOCs, quant à eux, sont déjà largement en usage dans l’enseignement : les défis liés à la qualité sont dans leur cas liés à la certification et l’adoption de modèles économiques durables.

Le rôle de l’enseignant∙e semble devoir changer pour s’adapter à une pédagogie intégrant les technologies : d’instructeur/-trice, il devient « facilitateur/-trice ». Dans tous les cas, l’adoption de critères de qualité dans l’enseignement en ligne induit des changements non seulement au niveau de la relation apprenant∙e-enseignant∙e, mais aussi dans la direction stratégique aux niveaux institutionnel, national et international.

L'ICDE - ses buts

L’ICDE s’est donné pour but de promouvoir le passage à une éducation de qualité augmentée par la technologie dans le monde entier et l’accès à un enseignement équitable et de qualité grâce à l’enseignement en ligne et ouvert, de constituer une plateforme dynamique pour la coopération dans l’innovation et le développement et d’être un partenaire clé de l’UNESCO dans l’implémentation de l’ODD 4 des Nations Unies : « Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie ».

L’ICDE, qui a un statut de partenaire consultant auprès de l’UNESCO, est une ONG œuvrant pour l’éducation à distance, en ligne, flexible et ouverte et conduit des études sur divers aspects de l’enseignement à distance sur mandat de cette dernière. Elle est composée de membres institutionnels et individuels. Son secrétariat permanent se trouve à Oslo.

Objectifs

Les activités de l’ICDE répondent à cinq objectifs stratégiques :

  1. Promouvoir l’importance de l’éducation ouverte à distance, flexible et en ligne, e-learning inclus, dans la politique éducationnelle
  2. Stimuler la qualité dans l’éducation ouverte à distance, flexible et en ligne, e-learning inclus
  3. Soutenir le développement de nouvelles méthodologies et technologies
  4. Rendre possible la coopération et la mise en réseau parmi ses membres
  5. Renforcer le statut de membre et la gouvernance de l’ICDE, en motivant ses membres à poursuivre des activités collaboratives et le développement organisationnel

Ressources en ligne

L’ICDE offre des ressources, des activités et mène des projets portant sur la qualité, les OER et les learning analytics. Elle organise deux conférences mondiales par année (la prochaine World Conference « Teaching in A Digital Age – Re-Thinking Teaching and Learning » se tiendra en octobre 2017 à Toronto). Elle propose également des webinars portant sur des thèmes divers (par exemple : Challenges for leadership in open and distance education, Challenges for quality in open and distance education, Supporting students for success in open and distance education, Open education: what is really happening?).

L’ICDE a publié une série de rapports en 2015 (Quality models in online and open education around the globe: State of the art and recommendations; Student success in open, distance and e-learning ; Research and Innovation Taskforce – final report), ainsi que des recommandations pour les OER (Open Educational Resources – Ressources éducatives libres) et l’enseignement à distance.

L’ONG a aussi créé le Global doctoral consortium, une initiative visant à soutenir un réseau de recherches doctorales sur l’enseignement à distance et l’enseignement « augmenté » par les technologies. Enfin, elle publie une revue en ligne, Open Praxis, portant sur la recherche et l’innovation dans l’enseignement à distance, ouvert et flexible.

Site web : https://icde.memberclicks.net/



Datak, le jeu qui interroge notre gestion des données

En décembre dernier, la RTS lançait Datak, son serious game sur la protection des données. Ce jeu fait suite à une vaste enquête participative menée par l’équipe de l’émission « On en parle »  sur l’utilisation de nos données personnelles.

Datak vous met dans la peau d’un∙e jeune stagiaire engagé par le maire de Dataville. C’est ainsi que commence l’aventure…

 

En tant que stagiaire, vous allez vous trouver confronté à de nombreuses situations, aussi bien dans votre vie personnelle que professionnelle, ayant trait aux données personnelles (messagerie, réseaux sociaux, compte personnel, téléphone mobile, etc). Vos choix seront autant d’occasion de gagner ou perdre du temps, et par conséquent de l’argent. Pour chaque choix, des explications et des informations pour aller plus loin vous seront fournies pour approfondir tel ou tel aspect de la protection des données.

 

 

 

 

 

Laissez-vous tenter par l’expérience, Datak saura débusquer ces petits comportements que nous adoptons parfois pour gagner du temps, ou par simple paresse.

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N’oubliez pas l’avertissement du jeu : « Toute ressemblance avec la vie réelle serait complètement préméditée et basée sur 18 mois d’enquête journalistique. Attention : Datak est un serious game et jouer peut nuire gravement à votre naïveté et votre ignorance. À déconseiller aux Maires narcissiques et sans notice d’emballage.»

 

Sachez enfin que le site conserve certaines données pour une durée de 2 semaines, sur des serveurs suisses.  Néanmoins, ces données ne permettront pas de vous identifier. Pour jouer, point besoin de créer un compte ou de vous enregistrer : la progression de la partie est assurée grâce à la mémoire du navigateur.

Plus d’infos sur https://www.rts.ch/info/suisse/8235789-la-rts-lance-datak-le-jeu-qui-interroge-notre-gestion-des-donnees.html



Bonne année !

Breughel

D’après Breughel l’Ancien

Le groupe Ciel vous souhaite une année 2017 pleine de succès et de bonheur



Retour sur le BarCamp: 6 outils pour apprendre efficacement

La 10e édition du BarCamp Ciel s’est tenue dans le hall d’Uni-Mail, le 6 décembre 2016. Le thème choisi par le comité de rédaction, « 6 outils pour apprendre efficacement », ciblait les étudiant·e·s de première année Bachelor.

Maîtrisez l’information avec InfoTrack

Abordée dans un précédent billet, la formation InfoTrack permet d’acquérir via 24 modules de cours les compétences essentielles à maîtriser pour mener à bien des travaux dans le cadre des études académiques (recherche, sélection, utilisation de l’information et sensibilisation au plagiat). Chaque module comprend une vidéo didactique de 3 minutes, un résumé textuel de la leçon, un quiz d’auto-évaluation et, si besoin, quelques ressources complémentaires pour aller plus loin.

InfoTrack porte sur des sujets transversaux correspondants aux différents moments-clés de réalisation d’un travail académique. Conçue pour les étudiant∙e∙s Bachelor, la formation est construite comme une série de 24 épisodes vidéo qui racontent, sur un ton drôle et décalé, les problématiques rencontrées par Anna et Fred, deux étudiant∙e∙s de l’UNIGE.

InfoTrack peut être utilisée soit en autoformation soit comme support de formation dans le cadre d’un cours. La réalisation d’un module de cours (visionnage de la vidéo, lecture de la rubrique « À retenir », réponse au quiz) nécessite environ 10 minutes. 4h seront nécessaires pour effectuer l’ensemble des 24 modules.

Révisez vos cours avec les flashcards

Pourquoi et comment passer de la révision au moyen de cartes recto verso (flashcards) en papier à des cartes en ligne, accessibles via un smartphone ?

En plus de la possibilité de réviser à toute heure et en tout lieu, ces cartes virtuelles sont plus faciles à transporter, à sauvegarder et conserver. Elles permettent le partage et la création collaborative. Selon l’outil choisi, il existe aussi plusieurs types d’exercices pour la révision et un certain degré d’intelligence artificielle, qui permettra d’insister sur les notions mal connues ou non intégrées.

Il faut bien distinguer les deux étapes concernant les flashcards : la création et l’utilisation.

Si on peut facilement les utiliser sur son smartphone, il est recommandé de les créer sur un ordinateur.

Plusieurs outils sont à disposition pour créer des flashcards sur ordinateur : Quizlet par exemple (versions pour ordinateurs,  android et iOS), qui existe en version gratuite (avec moins de fonctionnalités cependant que la version payante), offre de nombreuses possibilités et s’avère facile à utiliser. Les autres outils disponibles ne permettent pas tous l’évaluation ni de multiples modes de révision.

Avec Quizlet, la création est un jeu d’enfant : on commence par créer un set (un jeu), puis les cartes elles-mêmes, en documentant pour chacune les termes à placer sur le recto et le verso : attention, quand on révise, les termes doivent correspondre exactement pour que la réponse soit considérée correcte. Les sets peuvent être partagés avec d’autres utilisateurs-trices. Ce partage permet d’utiliser des sets déjà existants, mis à disposition par celles et ceux qui les ont créés : un moteur de recherche permet de trouver ceux qui semblent intéressants. Il est possible de créer ou d’intégrer une communauté de pratique.

Les modes de révision existant sont les suivants :

  • Recto et verso en lecture simple
  • Recto en lecture et écrire le verso
  • Faire correspondre les termes (utilisation de plusieurs cartes à la fois)
  • Test (questionnaire à choix multiple ou vrai/faux)

Une fois le test terminé, Quizlet livre des statistiques ; l’outil choisit ensuite les réponses le plus souvent fausses et fait réviser de manière répétée ces questions/termes que ceux déjà bien intégrés.

Les flashcards permettent une révision utile et efficace pour des termes ou concepts à mémoriser. En posant les questions d’une certaine manière, on peut aussi réviser des concepts plus complexes (voir https://ciel.unige.ch/2015/12/reviser-avec-les-flashcards/).

Enfin, à ne pas négliger : la possibilité de créer les flashcards en collaboration, donc de gagner du temps en partageant le travail de création des cartes.

Pour en apprendre plus sur ce thème, consulter :

Organisez vos cours grâce aux cartes conceptuelles

Comme exposé dans un billet de Myrjam Mekhaiel sur les cartes conceptuelles, la prise de notes tient une place prépondérante dans la vie des étudiant∙e∙s qui en prennent massivement durant leurs cours et lors de la lectures des textes recommandés par leurs professeur∙e∙s. La prise de notes, activité incontournable pour conserver une trace de ce qui a été dit ou lu, servira de base à la mémorisation et à la préparation des examens. Cette activité est toutefois plus complexe qu’elle n’en a l’air. Elle requiert une attention de la part de l’étudiant∙e, qui doit à la fois écouter le discours, comprendre l’essentiel des informations, sélectionner ce qu’il ou elle veut noter et écrire (ou saisir sur l’ordinateur).

Lors du BarCamp, des exemples concrets d’utilisation de cartes conceptuelles ont été présentés aux étudiant∙e∙s présent∙e∙s

Développez votre propre méthode de travail grâce au coaching

Répondant à une des missions prioritaires du Décanat : le bien-être étudiant∙e∙s, la Faculté des sciences propose depuis deux ans gratuitement du coaching pour étudiant∙e∙s à la Faculté des sciences.

Selon Gaelle Augé-Freytag, beaucoup pensent que se faire coacher c’est se faire donner des conseils, alors qu’il n’en est rien.

Le coaching, qu’il s’adresse à un∙e sportif-ve de haut niveau ou à un∙e étudiant∙e en sciences ou en lettres par exemple va reposer sur le même principe : l’accompagnement par un∙e coach vers un objectif décidé par la personne qui vient se faire coacher (qu’on appelle le/la coaché∙e) – cet objectif en Faculté des sciences par exemple est souvent: trouver une méthode de travail plus efficace, cesser de procrastiner. Ceci sous la forme d’une série d’entretiens d’1h à 1h30 entre un∙e coaché∙e et un∙e coach (généralement entre 5 et 7 séances).
La page web du service de coaching est la suivante : http://www.unige.ch/sciences/Coaching.html

De l’avis de l’intervenante, un dialogue confidentiel dans un espace bienveillant et sans jugement va s’installer. Ce dialogue se veut constructif et permettra assurément à la personne coachée de progresser vers l’objectif décidé en début de processus et qui ne manquera pas de s’affiner au fur et à mesure des rencontres ou de prendre la forme d’étapes.

Durant les séances de coaching, le ou la coach fera preuve d’ écoute active, c’est-à-dire d’écouter très attentivement et de reformuler ensuite ce qui a été dit pour validation du / de la coaché∙e. Le but de l’écoute active est d’une part de lui offrir la certitude d’avoir été exactement compris et écouté, et d’autre part, de pouvoir porter un regard différent sur sa situation – souvent plus clair et moins émotionnel.

Par ailleurs, d’après Gaelle Augé-Freytag, le ou la coach∙e posera presque uniquement des questions ouvertes (Qu’avez-vous envie de faire ?) et si possible ouvrantes (En quoi c’est important pour vous ?), permettant ainsi au / à la coaché∙e de progresser dans sa connaissance de soi: son système de valeurs, ses goûts, son moteur, ses talents, ses forces, ses croyances, qu’elles soient aidantes ou bloquantes.

Ainsi accompagné∙e et grâce à l’aide d’outils variés utilisés par le ou la coach, la personne coachée va prendre du recul, avoir plus de clarté par rapport à cette situation, différencier ce qui est la réalité de ce qui est de l’ordre de sa perception, et, conscient de ce qu’il/elle sait bien faire (de ses talents, de ses ressources) et de ce qui fonctionne le mieux pour lui/elle, élaborer des stratégies efficaces pour accéder à son objectif, en établissant des plans d’actions progressifs.

Fort∙e d’une plus grande confiance en lui/elle et libéré∙e de ses doutes, le ou la coaché∙e pourra en outre faire meilleur usage de certains conseils qui lui sont prodigués (par son entourage, ses enseignant∙e∙s, les ateliers Réussir ses études, etc.) parce que capable de savoir lesquels lui correspondent.

Selon Gaelle Augé-Freytag, la différence principale entre un∙e coach et un∙e psychologue, c’est qu’en coaching on travaille sur comment atteindre son objectif, alors qu’en psychologie (hormis peut-être dans des formes de thérapies brèves cognitivo-comportementales) on cherche plutôt à comprendre pourquoi on fonctionne d’une façon ou d’une autre. D’autre part, l’accompagnement coaching est beaucoup plus bref qu’une psychothérapie.

A la fin de la présentation de Gaelle, nous avons écouté avec beaucoup d’intérêt le témoignage d’un étudiant de Master de la faculté de Sciences qui a suivi les séances de coaching. Pour lui, le coaching lui a permis de développer sa méthode de travail, de se libérer de ses doutes, de développer ses propres méthodes de travail en parvenant notamment à mieux hiérarchiser les informations du point de vue de leur importance. De plus, avec le coaching, il a maintenant un regard différent sur ses fonctionnements et plus confiance en lui. En outre, le coaching lui a permis de résoudre son problème de procrastination et de mieux définir ses objectifs.

Pour l’étudiant témoin, s’il y a une chose qu’il retiendra de l’Université, ce sera le coaching et il recommande à tous les étudiant∙e∙s qui rencontrent des problèmes de motivation, de confiance en soi ou de procrastination de ne pas hésiter à demander de l’aide.

Le service, proposé par Gaelle Augé-Freytag, coach certifiée, rencontre un grand succès. Fort de ce succès, celle-ci a proposé à la DIFE d’étendre ce service à tous les étudiant∙e∙s de l’Université et une discussion est en cours sur ce point. Si et dès que cela sera le cas, vraisemblablement courant 2017, les étudiant∙e∙s en seront largement informé∙e∙s.

Partagez vos notes sur Baripedia

Conçu initialement comme un site de rédaction collaboratif des notes de cours des étudiant∙e∙s du BARI (Relations internationales), le site Baripédia étoffe son offre. En cherchant à intéresser d’autres facultés, Simon Perdrisat, étudiant en master BARI et auteur/développeur du site, précise que celui-ci devrait s’appeler « Unipedia » dans un proche futur. Pour rendre le site plus convivial et attractif, quelques fonctionnalités ont été rajoutées ces derniers mois:

  • liens vers des ouvrages de référence libre de droit, téléchargeables au format pdf
  • ask unipedia (question2answer)
  • éditeur LaTeX pour l’édition de formules mathématiques
  • chat, qui permet, par exemple, de remonter des erreurs découvertes dans le texte

Actuellement, le site comptabilise quelques 7’000 visiteurs (uniques) par semaine et, typiquement, 1’000 par jour. Avec l’extension de ses contenus à d’autres facultés, ces nombres sont destinés à croître. La seule inquiétude concerne la relève: Simon Perdrisat arrive en effet au terme de son cursus et son souci est de trouver les forces nécessaires pour continuer cette belle aventure !

Citez vos sources avec Zotero

Sandrine Vinçonneau et Dimitri Donzé, de la Bibliothèque de l’UNIGE, ont présenté Zotero, un logiciel bibliographique gratuit et libre permettant de gérer efficacement les références bibliographiques et de les insérer à un travail académique.

Partant du principe que l’objectif de la table était de faire découvrir l’outil à un public néophyte, ils ont organisé leur présentation de façon à suivre les étapes logiques de la prise en main du logiciel, de l’installation à la création de bibliographies. Ont donc été abordés :

  • l’installation du logiciel, en tant que plugin pour Firefox ou en « Standalone », ainsi que celle des plugins ou connecteurs nécessaires
  • l’insertion de références, de façon manuelle mais surtout automatisée au moyen de l’outil « baguette magique » et du connecteur Firefox
  • l’organisation des références en collections thématiques ainsi que l’ajout de notes et mots-clés
  • l’insertion de citations dans un style prédéfini
  • la création et la gestion de bibliographies

Les interactions avec les participant∙e∙s ont permis d’aborder des fonctionnalités plus avancées, telles que la création de comptes Zotero, permettant de sauvegarder des références, ou l’insertion de types de documents particuliers, comme les vidéos ou les textes de loi.

De plus, un support et une liste de ressources complémentaires ont été mis à disposition des étudiant∙e∙s, afin qu’ils-elles puissent poursuivre seul∙e∙s l’exploration de l’outil.

Les quelques étudiant∙e∙s présent∙e∙s au premier BarCamp Ciel organisé spécifiquement pour eux, ont été très intéressé∙e∙s par la thématique. Ainsi, malgré un public clairsemé, les tables ont été bien visitées. Renseignement pris, il semble que l’horaire choisi (16:30 à 18:30) ne leur convient que très modérément. Le lieu, ensuite, semble les avoir quelque peu intimidé∙e∙s. L’expérience en tous cas est suffisamment positive pour que l’expérience soit renouvelée l’année prochaine.

Avec une communication mieux ciblée, par mailing et affiches, le succès devrait être au rendez-vous !

Ce billet a été rédigé collectivement par Patrizia Birchler Emery, Dimitri Donzé, Patrick Roth et Pierre Lehmann