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Tag : e-assessment

Retour sur les eduhub days 2014

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La communauté e-learning des universités et hautes-écoles de Suisse s’est réunie les 18 et 19 février 2014 à Genève, à l’occasion des 6ème eduhub days. Sous la thématique « The Creatives Minds of eduhub », les professionnel·le·s ont participé à des échanges sur la créativité, les idées nouvelles, ainsi que sur les projets issus de la première phase (Learning Infrastructure) du programme CUS-P2 lors de Creatives Cafés, dont voici un compte-rendu.

Cliquez sur les titres des projets pour en savoir plus:

Personal Learning Environments & Personal Working Environments

Vers une approche orientée service
Animé par: Laurent Opprecht, Omar Benckacem (Unige)

eduhub PLE-PWE

Les différentes applications proposées aux étudiant·e·s par les institutions offrent souvent des services identiques: les notions d’alertes (par exemple notifications dans Chamilo), d’agenda (événement) ainsi que la gestion de ressources statiques (fichiers).

Pour avoir accès aux différentes informations, l’utilisateur-trice doit se rendre sur chacune des applications et vérifier si quelque chose le/la concernant s’est produite. Dans certains cas (par exemple dans les LMS) il est même nécessaire de se connecter à chacun de ses espaces de cours pour savoir ce qu’il s’est passé. Cette situation est non seulement handicapante pour l’utilisateur-trice, mais elle génère également une charge de travail pour le service informatique qui doit gérer des concepts identiques dans une multitude d’applications et d’interfaces.

Le Creative Café a proposé une approche intéressante qui consiste à inverser la vue traditionnelle des logiciels pour regrouper leurs composants sous forme de services. L’approche orientée service (ou SOA pour Service Oriented Approach) permet de regrouper et de gérer de façon identique des données transversales. Pour l’utilisateur-trice, le gain est important puisque cela lui permet d’accéder à l’ensemble de ses données depuis une interface centralisée (appelée cockpit).

ePortfolio

Animé par: Céline Restrepo Zea (Unil), Nadia Spang Bovey (Unil), Patrick Roth (Unige) et Johann Lüthi (Unige)

En se basant sur les limitations de la plateforme ePortfolio Mahara (utilisabilité, connectivité avec les outils du cloud, etc.), les participant•e•s ont été invité•e•s à repenser cet outil selon un modèle « Front End/Back End ». Dans ce modèle :

  • Le Front End correspond à l’interface où le processus de création du portfolio (comprenant également sa démarche sous-jacente) est effectué par l’utilisateur•trice (étudiant•e dans notre cas)
  • Le Back End est quant à lui responsable de la gestion des artefacts (documents, présentations, diplômes, CV, etc.) qui sont utilisés pour la création du/des portfolio/s

Pour chaque niveau du modèle, les participant•e•s ont été invités à imaginer leur solution. C’est ainsi que pour le Front End, chaque participant•e a dû esquisser sur une feuille de papier le prototype d’une interface centrée sur la création de portfolios.
Céline
S’agissant du Back End, les participant•e•s ont identifié les plateformes qu’ils utilisent (aussi bien institutionnelles que du cloud) pour stocker leurs artefacts. Finalement, pour chaque plateforme identifiée, ils devaient préciser les artefacts qui y étaient stockés. Les photos vous montrent le résultat du travail collaboratif réalisé lors de cette session.
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Mobile Learning

Animé par: Karin Niffeler (UZH), Hervé Platteaux (UNIFR) et Christian Glahn (ETHZ)

Lors des eduhub days 2013, la question du mobile learning avait été traitée en termes de responsive design: comment adapter le contenu aux petites résolutions des smartphones et des tablettes. Cette année, le Creative Café consacré à cette thématique a abordé la question sous un angle plus large. Le constat de départ est que cette thématique ne peut être ignorée par les établissements d’enseignement supérieur, dans la mesure où le taux d’équipement en appareil mobile ne cesse d’augmenter (ordinateurs portables, tablettes, smartphones, liseuses électroniques, etc.). Il s’agit d’alors d’identifier les scénarios d’usage en mobile learning tout en s’interrogeant sur les besoins et les priorités. On constate qu’il manque encore un environnement qui permette de créer facilement du contenu mobile. Un étudiant présent à la table a également précisé qu’il était important que les apps développées restent personnalisables et suffisamment souples, faute de quoi elles ne sont pas utilisées.

Lifelong Learning (apprentissage tout au long de la vie)

Animé par: Nicole Bittel (FFHS), Suzanne de Jonckheere et Bineta Ndiaye (Unige)

Le Creative Cafe a permis de pratiquer le Lifelong learning (LLL) en direct à travers des réflexions et des partages d’expériences dynamiques et enrichissants. Trois questions ont été débattues:

1) Qui sont les personnes inscrites dans un processus de LLL?

2) Que fait l’Université pour faciliter leurs apprentissages?

3) Que devrait être une Université de LLL dans 20 ans?

Plusieurs recommandations ont été faites, rejoignant en cela les conclusions du rapport LLL at Swiss Higher Educations Institutions (2013), à savoir : créer des programmes plus flexibles,  plus individualisés, adaptés aux besoins de formation et liés à l’évolution des métiers, ouvrir l’Université à un large public, reconnaître les acquis et valoriser l’expérience professionnelle, renforcer la qualité de l’offre académique en tenant compte du développement des nouvelles technologies, créer des synergies avec le monde professionnel, rendre explicites les compétences acquises y compris sociales, soutenir la formation des collaborateurs-trices, enseignant·e·s et chercheurs-euses des universités, développer un service LLL de conseil et d’accompagnement.

Pour terminer, chacun·e s’est accordé·e pour dire que le LLL est un enjeu majeur pour l’Université et qu’elle doit ainsi évoluer dans ce sens à travers une politique et des stratégies clairement établies.

e-Assessment Strategies

Animé par:  Daniel Schneider (ETHZ), David Böhler (Unibas) et Daniel Scherly (Unige)

Lors de ce Creative Café, trois dispositifs d’évaluation par ordinateur ont été présentés: celui de l’École polytechnique de Zurich qui fonctionne grâce à une configuration utilisant Moodle et SEB (Safe Exam Browser), celui de l’Université de Bâle qui est une application web, et enfin celui de la Faculté de Médecine de l’Université de Genève qui repose sur l’utilisation du logiciel CAMPUS.

La discussion a tourné autour du « pourquoi » et du « comment ». Les raisons avancées pour justifier l’utilisation de ce type d’évaluation sont assez semblables. L’Université de Genève en relève l’intérêt pour les études de médecine, en particulier l’évaluation des compétences en raisonnement clinique, le rapports aux patients ou les matières sensibles comme la gynécologie, l’obstétrique, la pédiatrie. Pour le « comment », chaque présentateur a parlé tant des avantages que des inconvénients de chacun de ces systèmes, sans entrer dans le détail des mesures de sécurité mises en place pour éviter la fraude au moyen d’un accès aux ressources numériques,. Pour prendre connaissance des principaux points relevés veuillez cliquer ici.

Competence-Oriented Learning and Testing

Animé par: Laurent Moccozet (Unige), Tobias Halbherr (ETHZ) et Werner Willi (PHZH)

Lors de la séance, deux approches ont été présentées aux participant·e·s. Une approche développée à l’ETHZ propose une infrastructure pour permettre l’évaluation sommative de compétences au travers de l’utilisation de logiciels sur ordinateur dans un contexte complètement sécurisé. Par exemple: un examen pour un cours de statistiques permettant d’utiliser le logiciel R. L’environnement d’évaluation permet de déployer le logiciel de façon automatisée et sécurisée. Cette approche est mise en production et utilisée pour certaines évaluations à l’ETHZ. L’autre approche, qui est plus expérimentale et qui est actuellement développée et testée à l’Université de Genève, s’oriente sur une approche d’évaluation formative des compétences, basée sur l’auto-évaluation, l’évaluation par les pairs et l’évaluation collaborative. Cette démarche vise aussi à développer une approche qui permette d’intégrer l’évaluation dans l’apprentissage. Ces approches sont implémentées et développées sur une plateforme d’apprentissage collaborative: Connect, basée sur la plateforme open source Elgg.

Les deux approches sont résumées sous forme de deux mind maps disponibles en ligne ici.

Parmi les discussions qui ont eu lieu, une remarque a particulièrement émergée: les étudiant·e·s se trouvent souvent dans une situation de double apprentissage. Ils doivent apprendre la matière enseignée et aussi apprendre à « passer l’examen ». Cette situation provient d’un décalage entre l’enseignement et la méthode d’évaluation. Les approches d’apprentissage et d’évaluation par les compétences pourraient permettre de mieux synchroniser l’enseignement avec l’évaluation de l’enseignement et de réduire l’écart qui peut exister entre les deux et rapprocher les évaluations de ce qui est enseigné. Le résultat permettrait d’une part à l’étudiant·e de se focaliser réellement sur l’apprentissage de la matière et à l’enseignant·e d’améliorer l’évaluation des acquis de ses étudiant·e·s.

e-Assessment Starter

Animé par: Marc Sohrmann (Unil), Elisabeth Liechti (UZH) et Franck Koch (HSR)

Quels sont les scénarios de « e-assessment » les plus répandus dans l’enseignement supérieur suisse? Quels sont les aspects pratiques à prendre en compte avant de se lancer dans le « e-assessment »? C’est autour de ces questions que l’Université de Lausanne et l’Université de Zurich ont construit leurs retours d’expérience sur deux dispositifs d’évaluation en ligne: le cas où les étudiant·e·s utilisent leurs propres ordinateurs sans restriction d’accès à internet, et le cas où l’examen prend la forme d’un QCM passé sur des postes informatiques sécurisés. En fonction du scénario, le dispositif à mettre en place varie, mais le cycle reste le même: planification de l’examen (choix du scénario), développement (par exemple intégration du QCM sur Moodle), passage de l’examen, correction, évaluation du dispositif, et le cycle reprend avec une nouvelle planification.

Billet rédigé collaborativement par: Laurent Opprecht, Omar Benkacem, Patrick Roth, Johann Lüthi, Suzanne de Jonckheere, Bineta Ndiaye, Pelagia Casassus, Laurent Moccozet et Elsa Sancey.



e-Assessment: faire passer un examen sur Moodle

Un dispositif d’e-assessment utilise les TIC (technologies de l’information et de la communication) dans le processus d’évaluation des étudiant-e-s. On peut naturellement se poser la question suivante :

Quel est l’impact de l’utilisation d’un dispositif d’e-Assessment dans la démarche d’évaluation ?

Dans ce billet, nous allons aborder la réalisation d’un examen en ligne sur la plateforme d’enseignement en ligne Moodle, qui utilise l’application SEB (Safe Exam Browser). Le logiciel SEB a été présenté dans le billet « Examen sur ordinateur: des initiatives dans les hautes écoles suisses » de Daniel Scherly. Il fait référence au projet Open Source: Safe Exam Browser (SEB) développée par l’École Polytechnique Fédérale de Zürich (ETHZ).



Retour sur le 4ème BarCamp Ciel

Le mardi 26 novembre 2013 se tenait au CMU le 4ème BarCamp Ciel. Le programme mettait à l’honneur les technologies éducatives et l’innovation pédagogique dans l’enseignement et l’apprentissage de la médecine. L’événement a rassemblé une quarantaine de participant∙e∙s autour de 5 tables rondes :

Table 1: MOOC en Santé Globale – animée par Samantha Battams et Didier Wernli

Le stand consacré au MOOC « Santé Globale » a suscité beaucoup d’intérêt en réunissant à chaque nouveau « gong » un public nombreux, par rapport aux places assises disponibles. Ceci n’est pas étonnant, il s’agit d’un MOOC qui fait partie de la première « fournée » des MOOCs de notre Université et de plus, il n’est pas encore terminé. Les deux orateurs Samantha Battams et Didier Wernli prenaient tout à tour la parole, passant de l’anglais au français selon les questions.
Les informations sur ce MOOC étaient nombreuses. En premier lieu, sur l’organisation en général. Six mois ont été nécessaire pour organiser ce cours. Les principales préoccupations étaient de savoir à quel public on s’adresse, comment communiquer avec lui, à quel niveau de langage. Trouver la manière de créer de l’intérêt, de transmettre des connaissances tout en suscitant aussi un esprit critique. Enfin, décider quels vont être les critères d’évaluation a également impliqué un travail sérieux.



Examen sur ordinateur: des initiatives dans les hautes écoles suisses

Tous les environnements numériques d’apprentissage disposent d’une fonction « Test » qui permet aux enseignants de créer un examen en ligne à partir de plusieurs types de questions. Par rapport à un examen sur papier ou oral, l’examen en ligne offre de nombreux avantages comme:

  • le multimédia: l’énoncé de la question peut être illustré par une vidéo (p. ex. démonstration d’un geste technique) ou un son (p. ex. son d’une pathologie du coeur),
  • l’interactivité: identification d’une zone cible sur une image (p. ex. un nodule cancéreux sur une radiographie), glisser/déposer d’étiquettes sur une image,
  • le commentaire immédiat: s’il s’agit d’un examen formatif, le commentaire sur la réponse peut être immédiat,
  • la correction automatique: mis à part les questions à réponse ouverte, toutes les questions dont les réponses sont basées sur un choix de l’étudiant peuvent être corrigées automatiquement,
  • l’indépendance de temps et de lieu: beaucoup d’étudiants peuvent passer l’examen en même temps et, selon les cas, quand et où ils le veulent.

Ces examens sont en général proposés aux étudiants à des fins formatives (formative assessment) pour qu’ils puissent évaluer leur degré de connaissance ou le degré de profondeur attendu. Toutefois, plusieurs facteurs empêchent l’utilisation de ce format pour les examens sanctionnés par une note (summative assessment). Les plus rédhibitoires concernent la sécurité informatique et la disponibilité de grandes salles équipées d’ordinateurs.

La suite de ce billet présente quelques initiatives prises dans les hautes écoles suisses pour faire passer des examens sanctionnés par une note sur un ordinateur.