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Retour sur le BarCamp: 6 outils pour apprendre efficacement

La 10e édition du BarCamp Ciel s’est tenue dans le hall d’Uni-Mail, le 6 décembre 2016. Le thème choisi par le comité de rédaction, « 6 outils pour apprendre efficacement », ciblait les étudiant·e·s de première année Bachelor.

Maîtrisez l’information avec InfoTrack

Abordée dans un précédent billet, la formation InfoTrack permet d’acquérir via 24 modules de cours les compétences essentielles à maîtriser pour mener à bien des travaux dans le cadre des études académiques (recherche, sélection, utilisation de l’information et sensibilisation au plagiat). Chaque module comprend une vidéo didactique de 3 minutes, un résumé textuel de la leçon, un quiz d’auto-évaluation et, si besoin, quelques ressources complémentaires pour aller plus loin.

InfoTrack porte sur des sujets transversaux correspondants aux différents moments-clés de réalisation d’un travail académique. Conçue pour les étudiant∙e∙s Bachelor, la formation est construite comme une série de 24 épisodes vidéo qui racontent, sur un ton drôle et décalé, les problématiques rencontrées par Anna et Fred, deux étudiant∙e∙s de l’UNIGE.

InfoTrack peut être utilisée soit en autoformation soit comme support de formation dans le cadre d’un cours. La réalisation d’un module de cours (visionnage de la vidéo, lecture de la rubrique « À retenir », réponse au quiz) nécessite environ 10 minutes. 4h seront nécessaires pour effectuer l’ensemble des 24 modules.

Révisez vos cours avec les flashcards

Pourquoi et comment passer de la révision au moyen de cartes recto verso (flashcards) en papier à des cartes en ligne, accessibles via un smartphone ?

En plus de la possibilité de réviser à toute heure et en tout lieu, ces cartes virtuelles sont plus faciles à transporter, à sauvegarder et conserver. Elles permettent le partage et la création collaborative. Selon l’outil choisi, il existe aussi plusieurs types d’exercices pour la révision et un certain degré d’intelligence artificielle, qui permettra d’insister sur les notions mal connues ou non intégrées.

Il faut bien distinguer les deux étapes concernant les flashcards : la création et l’utilisation.

Si on peut facilement les utiliser sur son smartphone, il est recommandé de les créer sur un ordinateur.

Plusieurs outils sont à disposition pour créer des flashcards sur ordinateur : Quizlet par exemple (versions pour ordinateurs,  android et iOS), qui existe en version gratuite (avec moins de fonctionnalités cependant que la version payante), offre de nombreuses possibilités et s’avère facile à utiliser. Les autres outils disponibles ne permettent pas tous l’évaluation ni de multiples modes de révision.

Avec Quizlet, la création est un jeu d’enfant : on commence par créer un set (un jeu), puis les cartes elles-mêmes, en documentant pour chacune les termes à placer sur le recto et le verso : attention, quand on révise, les termes doivent correspondre exactement pour que la réponse soit considérée correcte. Les sets peuvent être partagés avec d’autres utilisateurs-trices. Ce partage permet d’utiliser des sets déjà existants, mis à disposition par celles et ceux qui les ont créés : un moteur de recherche permet de trouver ceux qui semblent intéressants. Il est possible de créer ou d’intégrer une communauté de pratique.

Les modes de révision existant sont les suivants :

  • Recto et verso en lecture simple
  • Recto en lecture et écrire le verso
  • Faire correspondre les termes (utilisation de plusieurs cartes à la fois)
  • Test (questionnaire à choix multiple ou vrai/faux)

Une fois le test terminé, Quizlet livre des statistiques ; l’outil choisit ensuite les réponses le plus souvent fausses et fait réviser de manière répétée ces questions/termes que ceux déjà bien intégrés.

Les flashcards permettent une révision utile et efficace pour des termes ou concepts à mémoriser. En posant les questions d’une certaine manière, on peut aussi réviser des concepts plus complexes (voir https://ciel.unige.ch/2015/12/reviser-avec-les-flashcards/).

Enfin, à ne pas négliger : la possibilité de créer les flashcards en collaboration, donc de gagner du temps en partageant le travail de création des cartes.

Pour en apprendre plus sur ce thème, consulter :

Organisez vos cours grâce aux cartes conceptuelles

Comme exposé dans un billet de Myrjam Mekhaiel sur les cartes conceptuelles, la prise de notes tient une place prépondérante dans la vie des étudiant∙e∙s qui en prennent massivement durant leurs cours et lors de la lectures des textes recommandés par leurs professeur∙e∙s. La prise de notes, activité incontournable pour conserver une trace de ce qui a été dit ou lu, servira de base à la mémorisation et à la préparation des examens. Cette activité est toutefois plus complexe qu’elle n’en a l’air. Elle requiert une attention de la part de l’étudiant∙e, qui doit à la fois écouter le discours, comprendre l’essentiel des informations, sélectionner ce qu’il ou elle veut noter et écrire (ou saisir sur l’ordinateur).

Lors du BarCamp, des exemples concrets d’utilisation de cartes conceptuelles ont été présentés aux étudiant∙e∙s présent∙e∙s

Développez votre propre méthode de travail grâce au coaching

Répondant à une des missions prioritaires du Décanat : le bien-être étudiant∙e∙s, la Faculté des sciences propose depuis deux ans gratuitement du coaching pour étudiant∙e∙s à la Faculté des sciences.

Selon Gaelle Augé-Freytag, beaucoup pensent que se faire coacher c’est se faire donner des conseils, alors qu’il n’en est rien.

Le coaching, qu’il s’adresse à un∙e sportif-ve de haut niveau ou à un∙e étudiant∙e en sciences ou en lettres par exemple va reposer sur le même principe : l’accompagnement par un∙e coach vers un objectif décidé par la personne qui vient se faire coacher (qu’on appelle le/la coaché∙e) – cet objectif en Faculté des sciences par exemple est souvent: trouver une méthode de travail plus efficace, cesser de procrastiner. Ceci sous la forme d’une série d’entretiens d’1h à 1h30 entre un∙e coaché∙e et un∙e coach (généralement entre 5 et 7 séances).
La page web du service de coaching est la suivante : http://www.unige.ch/sciences/Coaching.html

De l’avis de l’intervenante, un dialogue confidentiel dans un espace bienveillant et sans jugement va s’installer. Ce dialogue se veut constructif et permettra assurément à la personne coachée de progresser vers l’objectif décidé en début de processus et qui ne manquera pas de s’affiner au fur et à mesure des rencontres ou de prendre la forme d’étapes.

Durant les séances de coaching, le ou la coach fera preuve d’ écoute active, c’est-à-dire d’écouter très attentivement et de reformuler ensuite ce qui a été dit pour validation du / de la coaché∙e. Le but de l’écoute active est d’une part de lui offrir la certitude d’avoir été exactement compris et écouté, et d’autre part, de pouvoir porter un regard différent sur sa situation – souvent plus clair et moins émotionnel.

Par ailleurs, d’après Gaelle Augé-Freytag, le ou la coach∙e posera presque uniquement des questions ouvertes (Qu’avez-vous envie de faire ?) et si possible ouvrantes (En quoi c’est important pour vous ?), permettant ainsi au / à la coaché∙e de progresser dans sa connaissance de soi: son système de valeurs, ses goûts, son moteur, ses talents, ses forces, ses croyances, qu’elles soient aidantes ou bloquantes.

Ainsi accompagné∙e et grâce à l’aide d’outils variés utilisés par le ou la coach, la personne coachée va prendre du recul, avoir plus de clarté par rapport à cette situation, différencier ce qui est la réalité de ce qui est de l’ordre de sa perception, et, conscient de ce qu’il/elle sait bien faire (de ses talents, de ses ressources) et de ce qui fonctionne le mieux pour lui/elle, élaborer des stratégies efficaces pour accéder à son objectif, en établissant des plans d’actions progressifs.

Fort∙e d’une plus grande confiance en lui/elle et libéré∙e de ses doutes, le ou la coaché∙e pourra en outre faire meilleur usage de certains conseils qui lui sont prodigués (par son entourage, ses enseignant∙e∙s, les ateliers Réussir ses études, etc.) parce que capable de savoir lesquels lui correspondent.

Selon Gaelle Augé-Freytag, la différence principale entre un∙e coach et un∙e psychologue, c’est qu’en coaching on travaille sur comment atteindre son objectif, alors qu’en psychologie (hormis peut-être dans des formes de thérapies brèves cognitivo-comportementales) on cherche plutôt à comprendre pourquoi on fonctionne d’une façon ou d’une autre. D’autre part, l’accompagnement coaching est beaucoup plus bref qu’une psychothérapie.

A la fin de la présentation de Gaelle, nous avons écouté avec beaucoup d’intérêt le témoignage d’un étudiant de Master de la faculté de Sciences qui a suivi les séances de coaching. Pour lui, le coaching lui a permis de développer sa méthode de travail, de se libérer de ses doutes, de développer ses propres méthodes de travail en parvenant notamment à mieux hiérarchiser les informations du point de vue de leur importance. De plus, avec le coaching, il a maintenant un regard différent sur ses fonctionnements et plus confiance en lui. En outre, le coaching lui a permis de résoudre son problème de procrastination et de mieux définir ses objectifs.

Pour l’étudiant témoin, s’il y a une chose qu’il retiendra de l’Université, ce sera le coaching et il recommande à tous les étudiant∙e∙s qui rencontrent des problèmes de motivation, de confiance en soi ou de procrastination de ne pas hésiter à demander de l’aide.

Le service, proposé par Gaelle Augé-Freytag, coach certifiée, rencontre un grand succès. Fort de ce succès, celle-ci a proposé à la DIFE d’étendre ce service à tous les étudiant∙e∙s de l’Université et une discussion est en cours sur ce point. Si et dès que cela sera le cas, vraisemblablement courant 2017, les étudiant∙e∙s en seront largement informé∙e∙s.

Partagez vos notes sur Baripedia

Conçu initialement comme un site de rédaction collaboratif des notes de cours des étudiant∙e∙s du BARI (Relations internationales), le site Baripédia étoffe son offre. En cherchant à intéresser d’autres facultés, Simon Perdrisat, étudiant en master BARI et auteur/développeur du site, précise que celui-ci devrait s’appeler « Unipedia » dans un proche futur. Pour rendre le site plus convivial et attractif, quelques fonctionnalités ont été rajoutées ces derniers mois:

  • liens vers des ouvrages de référence libre de droit, téléchargeables au format pdf
  • ask unipedia (question2answer)
  • éditeur LaTeX pour l’édition de formules mathématiques
  • chat, qui permet, par exemple, de remonter des erreurs découvertes dans le texte

Actuellement, le site comptabilise quelques 7’000 visiteurs (uniques) par semaine et, typiquement, 1’000 par jour. Avec l’extension de ses contenus à d’autres facultés, ces nombres sont destinés à croître. La seule inquiétude concerne la relève: Simon Perdrisat arrive en effet au terme de son cursus et son souci est de trouver les forces nécessaires pour continuer cette belle aventure !

Citez vos sources avec Zotero

Sandrine Vinçonneau et Dimitri Donzé, de la Bibliothèque de l’UNIGE, ont présenté Zotero, un logiciel bibliographique gratuit et libre permettant de gérer efficacement les références bibliographiques et de les insérer à un travail académique.

Partant du principe que l’objectif de la table était de faire découvrir l’outil à un public néophyte, ils ont organisé leur présentation de façon à suivre les étapes logiques de la prise en main du logiciel, de l’installation à la création de bibliographies. Ont donc été abordés :

  • l’installation du logiciel, en tant que plugin pour Firefox ou en « Standalone », ainsi que celle des plugins ou connecteurs nécessaires
  • l’insertion de références, de façon manuelle mais surtout automatisée au moyen de l’outil « baguette magique » et du connecteur Firefox
  • l’organisation des références en collections thématiques ainsi que l’ajout de notes et mots-clés
  • l’insertion de citations dans un style prédéfini
  • la création et la gestion de bibliographies

Les interactions avec les participant∙e∙s ont permis d’aborder des fonctionnalités plus avancées, telles que la création de comptes Zotero, permettant de sauvegarder des références, ou l’insertion de types de documents particuliers, comme les vidéos ou les textes de loi.

De plus, un support et une liste de ressources complémentaires ont été mis à disposition des étudiant∙e∙s, afin qu’ils-elles puissent poursuivre seul∙e∙s l’exploration de l’outil.

Les quelques étudiant∙e∙s présent∙e∙s au premier BarCamp Ciel organisé spécifiquement pour eux, ont été très intéressé∙e∙s par la thématique. Ainsi, malgré un public clairsemé, les tables ont été bien visitées. Renseignement pris, il semble que l’horaire choisi (16:30 à 18:30) ne leur convient que très modérément. Le lieu, ensuite, semble les avoir quelque peu intimidé∙e∙s. L’expérience en tous cas est suffisamment positive pour que l’expérience soit renouvelée l’année prochaine.

Avec une communication mieux ciblée, par mailing et affiches, le succès devrait être au rendez-vous !

Ce billet a été rédigé collectivement par Patrizia Birchler Emery, Dimitri Donzé, Patrick Roth et Pierre Lehmann



Les valeurs dans l’enseignement supérieur : retour sur le 29ème Congrès de l’AIPU

AIPU2016

Du lundi 6 juin au jeudi 9 juin 2016, le 29ème Congrès de l’Association Internationale de Pédagogie Universitaire s’est déroulé à Lausanne. Le thème en était « Les valeurs dans l’enseignement supérieur ».

Lundi 6 juin

Session 1 – Projet professionnel de l’étudiant·e

Accompagner la construction du projet professionnel de l’étudiant·e tout au long de son bachelier en sciences psychologique et de l’éducation : analyse d’un dispositif

Véronique Leroy et Mariane Frenay de l’Université Catholique de Louvain ont présenté leur travail sur le projet professionnel des étudiant·e·s en psychologie pour renforcer leur insertion socio-professionnelle. Les étudiant·e·s construisent tout au long de leur Bachelor un portfolio basé sur trois axes :

  1. Connaissance de soi-même
  2. Connaissance de son parcours de formation
  3. Connaissance de la diversité du champ professionnel de la psychologie

Ce projet suscite réflexion et raisonnement en profondeur, notamment dans le choix des stages, des cours à option, des choix de master et des domaines professionnels futurs.

Session 2 – Améliorer l’expérience d’apprentissage des étudiant·e·s

Développer, chez l’étudiant·e, esprit critique et discernement dans la recherche d’information 

Dans cette présentation, Jean-Paul Pinte paarle de l’usage de l’information en ligne. La question qui revient de plus en plus: comment peut-on identifier l’information pertinente et fiable dans les ressources trouvées sur’internet, par rapport à d’autres sources.

Réception et perceptions des feedback par les étudiant·e·s de première année à l’université

Cette recherche montre l’impact du feedback donné par l’institution et par l’enseignant·e aux étudiant·e·s. En utilisant un questionnaire et des entretiens qui traitent le « qui », « quoi » et le « comment » du feedback, les chercheurs (Caroline Dozot, Marc Romainville et Mariane Frenay) ont pu constater que les étudiant·e·s n’adaptent pas (assez) leurs méthodes de travail au terme d’une évaluation (note ou remarque), pour une session d’examens ultérieure par exemple. Souvent, la validation d’un cours ou une comparaison avec d’autre étudiant·e·s leur semble suffisant et ils ne voient pas forcément la nécessité de changer ses comportements.

Innovation pédagogique en parcours Grande Ecole : impact sur l’évolution du dispositif de formation et sur l’apprentissage

Les chercheurs Pierre-Yves Sanséau, Caroline Cuny et Emmanuelle Villiot-Leclerq exposent les résultats d’une recherche qu’ils ont menée auprès des étudiant·e·s en première année de Grenoble Ecole de Management, qui avait pour but de mesurer la perception de la construction des compétences transversales dans différents contextes et situations d’apprentissage. Le trio des constructions qui favorisent l’apprentissage des étudiant·e·s est :

  1. Live business cases (travail avec responsabilité dans une organisation)
  2. Travaux en groupe
  3. Combinaison des contextes et leurs cours

Les stages traditionnels ont moins d’impact, parce que les étudiant·e·s sont trop cadré et n’ont pas vraiment l’occasion d’expérimenter leur métier futur.

Mardi 7 juin

Session 3 – Atelier : Stimuler l’envie d’apprendre et la motivation à étudier

Durant cet atelier, Hélène Weber a montré ce qu’elle fait à l’Université de Technologie de Troyes, pour aider à réussir.

Les étudiant·e·s doivent participer à quatre blocs liés à l’amélioration de leurs méthodes de travail, pour le cas où leurs scores seraient insuffisantes au terme du deuxième semestre:

  1. Apprendre à se motiver
  2. Apprendre à apprendre
  3. Apprendre à s’organiser
  4. Apprendre à se projeter sereinement vers l’avenir

La procrastination est un comportement particulièrement problématique. Pour lutter contre, il est indispensable de comprendre la problématique, ensuite d’exploiter des ressources et enfin d’établir un plan contre la procrastination. Ce qui aide souvent est d’apprendre aux étudiant·e·s à planifier leurs moments de détente et de planifier les moments de travail autour des moments de détente. Il faut donner du sens à ce qui nous freine.

Pour plus d’information : www.donnezdusens.fr

Session 4 – Professionnalisation et employabilité des étudiant·e·s

Un dispositif d’apprentissage professionnalisant : l’initiation aux bonnes pratiques de laboratoire, une approche interdisciplinaire des travaux pratiques en BA1 biologie médicale visant à une meilleure intégration des règles et techniques de base

Dans le bachelier-technologue de laboratoire en biologie médicale, la Haute Ecole Francisco Ferrer a réformé la formation et revu les acquis d’apprentissage des différents cours proposés. Les quatre objectifs d’apprentissage sont :

  1. Professionnalisme
  2. Responsabilité
  3. Rigueur
  4. Autonomie

La structure du Bachelor a été revisée et il est maintenant demandé aux étudiant·e·s de réécrire (schématiser) les étapes des acquis d’apprentissage selon leur propre logique, afin d’être prêt·e au moment de l’évaluation.

Session 5 – Posters : Compétences transversales

1. Cours de recherche de la documentation en ligne, faisant d’un cours en première année à l’Université de Lausanne. Ce cours établi, à l’aide d’une plateforme, le lien entre les enseignant·e·s et la bibliothèque.

2. Peer-tutoring dans un cours de langue (extra-curriculaire) au Liban, où les étudiant·e·s avancé·e·s soutiennent les étudiant·e·s débutant·e·s.

3. L’autonomie des étudiant·e·s où compétences et valeurs sont interalliées.

4. Tutorat de pair·e·s : un·e ingénieur·e pédagogique accompagne trois tuteurs/tutrices (engagé·e·s) qui accompagnent environ 25 étudiant·e·s chacun·e. Cet accompagnement a lieu sous forme d’ateliers sur les différentes méthodes de travail, comme par exemple la prise de notes.

5. Faire preuve d’une réflexion éthique pour poser un acte professionnel :

  1. Connaître
  2. Reconnaître
  3. Appliquer
  4. Réfléchir sur

Mercredi 8 juin

Session 6 et 7 – Atelier : Comment aider nos étudiant·e·s à se mettre au travail ou à y rester ?

Pendant cet atelier, qui consistait en deux sessions, l’équipe d’ADAPTE a demandé à l’audience ce qu’elle exige habituellement à ses étudiant·e·s. Ils se basent sur la théorie des stratégies volitionnelles (qui ont trait à la volonté), qui se focalisent sur le concept de la mise au travail et celui de continuer à travailler. Ils ont montré que six facteurs peuvent influencer la volition des étudiant·e·s, à savoir :

  1. Ressources
  2. Environnement
  3. Temps
  4. Attention
  5. Motivation
  6. Émotion

À l’aide de plusieurs exercices, les participant·e·s ont pu réfléchir et partager leurs expériences par rapport à la procrastination et la motivation. Dans un exercice, il fallait d’abord répondre individuellement, puis en petit groupe et enfin en public à la question de ce qui peut détourner d’une tâche. Un deuxième exercice se focalisait sur l’analyse d’une situation de procrastination dont il fallait déterminer :

  1. La situation/le contexte
  2. Le type de la tâche à procrastiner
  3. Le type de tentation « résistée »
  4. Comment le sujet y est arrivé malgré tout
  5. Le sentiment pendant
  6. Le sentiment après

Ils ont fini leur présentation par une description qualitative de leur questionnaire sur 45 stratégies volitionnelles.

Pour plus d’information : www.adapte.be

Session 8 – Stress chez les étudiant·e·s

Survivre à ses études pour devenir médecin : stratégies d’apprentissage des étudiant·e·s lausannois·e·s

La faculté de médecine, en particulier, discute de l’apprentissage en vue du métier de médecin versus l’apprentissage en vue des examens. Au début de la première année, les étudiant·e·s témoignent d’un grand engagement pour un apprentissage en profondeur. Malheureusement, au fur et à mesure que l’année passe, leurs stratégies s’orientent de plus en plus vers leurs examens parce qu’il y a un écart entre ce que les étudiant·e·s doivent apprendre, ce que les enseignant·e·s doivent enseigner et ce que l’institution veut comme résultat. Afin de casser ce cercle vicieux, l’École de Médecine de Lausanne organise des journées de rencontre entre étudiant·e·s, enseignant·e·s et l’institution.

Impact du stress chez les étudiant·e·s de la Haute École Pédagogique du Valais (HEPVS) sur leurs apprentissages et leurs motivations

La cause du stress académique est liée à l’évaluation cognitive que les étudiant·e·s font de leur situation, telle qu’ils la perçoivent. En se basant sur la motivation intrinsèque et la motivation extrinsèque, on peut attribuer les causes du stress aux facteurs internes autant qu’externes. L’intérêt pour le futur est de rechercher dans quelle mesure le stress peut être modifié en fonction du style d’apprentissage de l’étudiant·e, et de son type de motivation.

Session 9 – Aide à la réussite

Outils d’aide à la réussite dans le cadre du cours de biologie en premier bachelier de la Faculté des Sciences à l’Université de Liège : présentation et analyse

L’Université de Liège propose, dans le cadre des cours en biologie, des cours obligatoires d’aide à l’étude. Il s’agit de huit séances où les étudiant·e·s ont des devoirs (exercices d’application vue en cours) à faire, qui sont conditionnels à la participation à ces séances. Ces cours d’aide à l’étude sont en plus des cours magistraux et les travaux pratiques. Les étudiant·e·s travaillent, en class,e sur la matière et doivent ensuite expliquer et discuter des résolutions d’exercices au  tableau noir.

Ma réussite : outils de dépistage et de soutien

À l’aide du portail « Ma réussite » que l’Université de Laval a mis en place, les étudiant·e·s peuvent indiquer leurs progressions, les implications de leur apprentissage et leur parcours universitaire.  Il permet la détection en amont des étudiant·e·s en situation difficile, grâce à une approche proactive pour encadrer ces étudiant·e·s d’une part, à la gestion des études par les étudiant·e·s eux-mêmes d’autre part. En intégrant les notes d’examens et en impliquant directement les enseignant·e·s, les étudiant·e·s à risque peuvent être détecté∙e∙s plus tôt.

Pour plus d’information : http://www.enseigner.ulaval.ca/appui-a-l-innovation/appui-la-reussite-et-depistage-des-etudiants-en-difficulte

Jeudi 9 juin

Session 10 – Motivation, engagement des étudiant·e·s

Physique et Défis : une activité d’apprentissage par projet qui ne manque pas de PUNCH

Les études de physique sont très théoriques et la pratique vient souvent très tard dans la formation. Dans un cours de physique à l’Université de Namur, Matthieu Dontaine, Jim Plumat et Johan Tirtiaux ont lancé un projet afin de permettre aux étudiant·e·s d’évaluer s’ils sont correctement orientés. Le projet propose un défi, rémunéré de €100 par groupe pour sa résolution. Il est organisé sous forme d’un séminaire, de la création d’un poster, d’un rapport et la soutenance de la solution. Durant le processus, les étudiant·e·s sont encadré·e·s et coaché·e·s par des assistant·e·s, doctorant·e·s et enseignant·e·s.

L’enseignement des stratégies d’autoévaluation en première année universitaire

À l’entrée à l’université, les étudiant·e·s sont soumis à un nouveau contexte d’autonomie. Pouvoir s’autoévaluer est une compétence très importante, mais pas évidente. En intégrant des stratégies d’autoévaluation métacognitives dans l’enseignement, Mirjam Mekhaiel a montré comment on peut aider les étudiant·e·s à mieux gérer le traitement de l’information, à estimer la difficulté du travail à faire et le temps nécessaire pour travailler sur différents types de tâches.

Pour plus d’information : www.unige.ch/dife/sa/recherche

Typologie de projet professionnel d’étudiant·e·s scientifiques selon leurs types de motivation aux études et leurs valeurs individuelles dominantes

Dans le cadre d’un cours en géologie de l’Institut Polytechnique LaSalle Beauvais, Hervé Leyrit a pu distinguer quatre types de motivation de ses étudiant·e·s :

  1. la motivation intrinsèque
  2. la motivation intégrée
  3. la motivation contrôlée
  4. l’amotivation

Ces quatre types de motivation sont basés sur la théorie de l’autodétermination, les 10 valeurs de Schwarz et les différentes préférences professionnelles en termes de métier, de taille d’entreprise et de localisation géographique.

Rendez-vous pour le 30ème congrès de l’AIPU en 2018 au Bénin

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Prise de notes : quels outils numériques ?

Prendre des notes : papier ou ordinateur ?

Table de travail à la bibliothèque d’Uni Mail. Photo de Laurianne Py (phototheque.unige.ch)

Quel est le support le plus adapté à la prise de notes ? Il y a quelques années encore, les étudiant·e·s ne se posaient pas cette question. Désormais, en entrant dans un auditoire, cette question leur vient spontanément. Entre les bloc-notes papier, les ordinateurs portables, les tablettes et autres outils numériques, que choisir ? La discussion est ouverte et elle est sans fin. Elle comporte cependant deux préalables importants :

  1. Connaitre ses propres méthodes de travail, sa propre pratique de la prise de notes
  2. Connaitre les outils appropriés à la prise de notes

 

Connaitre sa pratique pour mieux choisir ses outils

L’aspect de la connaissance de ses méthodes de travail sera abordé plus en détail dans un prochain article.  Nous nous concentrerons ici sur le choix d’un outil numérique adapté à la prise de notes. Il est important d’évoquer préalablement quelques points importants:

  • Parce que la prise de notes est une activité tout à fait personnelle, le choix du matériel et des outils de travail doit être personnel. Ce n’est pas parce que la ou le camarade à côté de vous, voire la moitié de l’auditoire, utilise un ordinateur que vous devez le faire aussi.
  • Utiliser un ordinateur pour prendre des notes n’est pas approprié dans tous les contextes d’études. Les séances de travaux pratiques en biologie, ou le cours de dissection en médecine par exemple, demandent beaucoup de manipulations et laissent peu de place à du matériel numérique. Il vaut mieux opter pour un simple bloc-notes. Par ailleurs, même les logiciels les plus performants, capables de modéliser des notes prises avec un stylet, ne sont pas adaptés pour rédiger ou interpréter des formules mathématiques ou pour créer des éléments graphiques. Ainsi, pour des cours chargés de formules et de dessins (mathématiques, statistiques, physique, histologie, etc.), mieux vaut peut-être laisser l’ordinateur de côté.

Quoi qu’il en soit, si vous décidez de prendre des notes sur un support numérique, deux nouvelles questions se posent :

  1. Quel est le meilleur support numérique ? (Quel matériel ? ordinateur, tablette ou les deux ? Et sur quel système d’exploitation ? Windows, Mac, Linux ? )
  2. Quel est le meilleur logiciel pour la prise de notes ?

Quel support numérique choisir ?

Pour suivre ponctuellement une conférence, une tablette peut très bien faire l’affaire. La tablette imposera par contre rapidement ses limites s’il s’agit de suivre une vingtaine de cours hebdomadaires, car vous aurez nécessairement besoin d’un clavier (et peut-être également d’une souris) pour être efficace. A cette fin, il existe désormais des solutions tout en un : des tablettes que l’on associe facilement à un clavier pour former un ordinateur portable.

Ceci dit, il vaut mieux se renseigner sur le produit, car l’équation tablette + clavier = ordinateur n’est pas toujours vraie. En effet, il faut connaître le système d’exploitation installé: certaines tablettes ne possèdent que des systèmes d’exploitation mobiles (p. ex. Android) et ne vous permettent donc pas d’utiliser tous vos logiciels habituels. Certains outils, en revanche, proposent plusieurs systèmes d’exploitation concurrents, vous permettant ainsi de les utiliser tout à la fois comme un ordinateur (système d’exploitation Windows, Mac OS, Linux, etc.), et comme une tablette lorsque le clavier est détaché de l’écran (passage à un système d’exploitation mobile, p. ex. Android). Entre le choix du matériel (déterminé également par le poids, la taille, la puissance, les accessoires, le prix, etc.) et celui du système d’exploitation, la réflexion se corse. Mieux vaut donc bien se renseigner sur les produits avant faire un achat. Quel que soit votre choix, n’oubliez pas qu’il faut dégainer très vite lorsqu’on prend des notes: le temps que vous sortiez votre clavier ou votre stylet, votre orateur ou oratrice aura déjà conclu son propos!

Quel logiciel ou outil de prise de notes choisir ?

Quant au logiciel de prise de notes à proprement parler, il faut qu’il soit, là encore, adapté à votre pratique. A bien y réfléchir, il existe beaucoup de logiciels avec lesquels il est possible de prendre des notes. De simples bloc-notes de type Notepad aux éditeurs de texte complexes comme Microsoft Word, la liste est longue. Mais sont-ils réellement adaptés à la prise notes de cours dans un auditoire ou une salle de classe ?  Existe-t-il des outils développés spécifiquement pour la prise de notes ? Quels sont-ils et quelles sont les caractéristiques les différenciant d’autres d’outils, inappropriés pour cette activité spécifique ?

On reconnait un outil dédié à la prise de notes aux caractéristiques suivantes :

  • L’enregistrement automatique durant la frappe
  • Un espace de rédaction large qui offre la possibilité d’avoir une écriture non-linéaire et une grande liberté dans la disposition des notes
  • Des outils de « gribouillage » (outils de dessins, graphisme, mise en forme) rapidement accessibles
  • Une très grande possibilité de personnalisation des fonctionnalités
  • Des fonctionnalités de partage et de compatibilité avec les autres outils de travail (éditeurs de texte, éditeurs d’emails, outils de présentation, etc.)
  • Un système d’organisation des pages de notes simple et efficace

Le but de ce type d’outils est de vous amenez à vous focaliser sur votre tâche,  à savoir la prise de notes, qui demande une forte concentration. En cours de frappe, l’outil ne doit pas vous distraire, par exemple à la mise en page. Or, c’est ce que font souvent les éditeurs de texte qui, par leur conception, vous empêchent d’écrire rapidement une note en marge.

Après avoir testé un certain nombre d’outils, trois d’entre eux semblent se dégager de la longue liste suggérée sur Internet :

  • OneNote, logiciel très complet de la suite Microsoft Office, disponible actuellement uniquement sur Windows. Il arrive en tête grâce à ses performances et ses nombreuses fonctionnalités avancées
  • Growly Notes semble être la meilleure alternative de OneNote, en logiciel libre. Il n’est disponible que pour Mac, et uniquement en anglais.
  • Evernote est moins complet, mais se distingue par ses possibilités d’usages ubiquitaires et sa disponibilité sur tous les systèmes d’exploitation (Windows, Mac, Linux,… ).

Si l’on devait toutefois en recommander un seul aux étudiant·e·s de l’Université de Genève, ce serait OneNote. Pourquoi ?

  • Parce qu’il est gratuit pour elles/eux (via les accords avec Dreamspark). (Growly Notes est également gratuit et Evernote possède à la fois une version gratuite et une autre payante, plus complète)
  • Parce qu’il est le plus complet et le plus performant et possède des fonctionnalités avancées particulièrement intéressantes. Par exemple, la possibilité d’insérer, sous forme d’objet numérisé, le support de présentation fourni par l’enseignant·e et d’y superposer ses propres notes. Ou encore, sa compatibilité quasi totale avec des outils que les étudiant·e·s utilisent déjà, comme la messagerie Outlook.
  • Parce que son système d’organisation et de hiérarchisation des notes est particulièrement simple et efficace (un ou plusieurs bloc-notes, contenant chacun une ou plusieurs sections, comportant chacune une ou plusieurs pages de notes).
  • Parce que la personnalisation des fonctionnalités est très grande, allant de la mise en page aux corrections automatiques, en passant par la possibilité de supprimer la correction orthographique en cours de frappe.
  • Parce que, de manière générale, les outils de travail proposés aux étudiant·e·s, qu’ils travaillent sur Mac ou PC, font partie de la suite Office et qu’il existe des solutions simples pour les utiliser sur tous les systèmes d’exploitation, au moyen de systèmes d’amorçage intégrés.
  • Parce que Growly Notes présente des fonctionnalités limitées et possède un format de fichier propriétaire, sans fonctionnalité de conversion efficace (l’application crée une image statique des notes, qui ne peut pas être réutilisée avec d’autres outils).
  • Parce qu’il reproduit les fonctionnalités mobiles proposées par Evernote (leader du marché jusqu’en 2013), en offrant désormais une version mobile pour la prise de notes simplifiée.
  • Parce que les autres logiciels reconnaissent sa position dominante en offrant quelques fonctionnalités de compatibilité (ex. importation de fichiers OneNote)

En somme, si vous êtes étudiant·e à l’Unige, à vous de voir si vous êtes plutôt papier ou plutôt numérique. Votre choix dépend de vos pratiques de travail, doit être personnel et est conditionné par les cours que vous suivez (ex. la filière mathématique est moins propice à l’usage d’un ordinateur). Si vous voulez utiliser un ordinateur, choisissez le bon : celui qui vous convient le mieux (prix, taille, poids, système, accessoires, mobilité, etc.). Si vous voulez un outil adapté à la prise de notes efficace, choisissez OneNote pour toutes les raisons évoquées ci-dessus, que vous votre matériel tourne sous MacOS, Windows ou Linux.