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Catégorie : Articles

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Le soutien de la COINF pour le Master Acredite

Tecfa (Education et Technologies) a bénéficié en 2010-2011 d’une aide financière du fonds d’innovation pédagogique pour soutenir son action dans le cadre du Master ACREDITE.

Ce Master (Analyse, Conception et Recherche dans le Domaine de l’Ingénierie de Technologies en Education) est un Master professionnel en deux ans (120 ECTS) dans le domaine des technologies  éducatives. Son objectif est de permettre aux professionnels de différents secteurs (enseignants, chargés de formation) de développer dans leurs départements et dans leurs propres cours des projets de formation partiellement ou entièrement à distance qui répondent aux besoins réels du terrain.

Le Master est offert par un consortium composé des universités de Cergy Pontoise (UCP, Prof. A. Jaillet), Mons-Hainaut (UMons, Prof. C. Depover) et Genève, avec le support financier de l’Agence Universitaire de la Francophonie –AUF. La formation, qui existe depuis 10 ans, a été à l’époque conçue par l’Université de Strasbourg sous le nom UTICEF. A l’Université de Genève, elle est dirigée par le Prof. D. Peraya, de l’unité TECFA  et est coordonnée par Mme. M.  Vieira. La certification est donnée aujourd’hui encore par la seule université de Cergy Pontoise, mais il existe un intérêt pour une réelle codiplômation entre les 3 universités participantes. La codiplômation permettrait en effet une synergie entre la formation ACREDITE et les autres formations offertes par TECFA.

En 2009, la décision a été prise de créer un master complet en offrant un M1 préparatoire au M2. Cette décision a été prise suite à un changement de public à l’inscription. Auparavant, la grande majorité des étudiants étaient des collègues des universités du Sud, notamment la région du Maghreb. Le bassin de recrutement actuel est composé de nombreux enseignants d’écoles normales supérieures, de chargés de formation dans différents secteurs, de l’enseignement secondaire ou même primaire. Pour ceux-ci, le passage par le M1 constitue une préparation indispensable.

Le financement de cette formation est assuré principalement par la redistribution, entre les trois universités participantes, de frais d’inscription dont la majorité est couverte par des bourses accordées aux étudiants des pays du Sud par l’AUF. Néanmoins, la charge de travail a fortement augmenté lors de la mise en œuvre du M1, vu l’augmentation de l’offre de cours et, bien sûr, le nombre d’étudiants : 65% d’étudiants à partir de 2009, doublement de l’offre de formation, environ 60% de projets encadrés supplémentaires, enfin les tâches de coordination et de gestion complémentaires.

C’est pour cette raison que nous avons fait une demande de financement à la Commission d’informatique COINF dans ce contexte de changement. Le financement de 10.000 CHF pour l’année 2009-2010 nous a permis d’augmenter le taux d’activité de la coordinatrice de la formation à 20% afin de réaliser, avec l’équipe pédagogique, les activités suivantes :

  • Création de 5 cours et suivi des projets d’étudiants (dont 6 en M1, encadrés par la coordinatrice), totalisant 9 cours M1/M2 et 16 étudiants pour le Projet Individuel en 2010 (projet de développement d’un dispositif de formation à distance ou partiellement à distance obligatoire pour l’obtention du diplôme de la formation).
  • Réalisation des podcasts destinés au cours Conception de dispositifs de formation intégrant les technologies. Les podcasts ont été intégrés avec d’autres activités du cours, comme les outils de communication et de discussion, chat et forum, les textes disponibles à lire etc.
  • Encadrement administratif et pédagogique de 48 étudiants M1/M2 (en 2010) pour les cours encadrés par TECFA, y compris le suivi du tutorat et les examens de 7 cours.
  • Analyse de la demande de codiplômation entre les universités UCP, UNIGE et UMons en cours.


Vers des outils Web 2.0 favorisant la collaboration

Un des aspects particulièrement intéressant des outils web 2.0 est de permettre a priori de partager des contenus, mais aussi de collaborer facilement. Cet aspect est un élément motivant pour leur utilisation dans un contexte éducatif.



Dokeos, Moodle, que choisir ???

DokeosVsMoodle

Souvent, en début de semestre, les enseignants de l’UNIGE nous demandent quelle plate-forme d’enseignement ils devraient utiliser pour mettre leur(s) cour(s) en ligne: Dokeos ou Moodle ?

C’est pour répondre à cette question que nous avons produit un tableau comparant les deux plates-formes. Ainsi, vous pourrez savoir quelle est la plate-forme la plus appropriée pour vous en fonction des activités pédagogiques que vous souhaitez mettre en place.

Si l’on veut faire une synthèse de ce tableau, on on peut voir que Dokeos est plus simple d’usage que Moodle, mais qu’il offre une palette d’outils plus limitée (par ex., pas de glossaire ni de wiki).

Pour les enseignants qui souhaitent transférer leurs espace(s) de cours de Dokeos à Moodle (ou vice-versa), sachez que:

  • Le transfert d’un espace de cours entre Dokeos et Moodle est uniquement possible par l’exportation de ce dernier en format SCORM. Ce format vous offre la possibilité de transférer uniquement le contenu statique de votre espace de cours (par ex., documents, présentations, etc.). Vos activités interactives (par ex., tests, forum de discussion, etc.) ne seront par conséquent plus disponibles.
  • Il n’existe pas de solution automatique permettant le transfert d’un espace de cours entre Moodle et Dokeos.

Compte tenu des solutions limitées dans le transfert d’espace de cours entre Dokeos et Moodle, nous vous conseillons fortement d’effectuer ce travail manuellement. Les membres des équipes Dokeos et Moodle se tiennent toutefois à votre disposition pour vous faciliter ce travail.

Nous vous rappelons également que le service NTICE organise, à chaque début de semestre, des ateliers d’initiation aux plates-formes Dokeos et Moodle. Pour en savoir plus sur ces ateliers (i.e., dates, contenu, etc.), veuillez cliquer ici.

Le tableau comparatif est accessible ici.



La rédaction épicène

épicène adj. (é-pi-sê-n’) Terme de grammaire. Qui désigne indifféremment l’un ou l’autre sexe : par exemple enfant, qui sert à désigner un garçon et une fille, est un nom épicène. Renard, perdrix, qui se disent du mâle et de la femelle, sont aussi des noms épicènes. (Littré)

L’égalité des genres, principe acquis au niveau du droit, se voit encore mal mis en application concrète dans la vie de tous les jours. Entre autre au niveau de la rédaction. Les contributions du blog Ciel n’échappent pas à ce constat.
Afin de sensibiliser puis conseiller celles et ceux qui y contribuent, nous avons cru utile de rappeler les quelques principes élémentaires de la rédaction épicène:

  • Féminiser ou masculiniser, selon les cas, les noms de métiers, titres et fonctions, utiliser les doublets dans les titres et annonces : la chancelière, la mécanicienne, un ou une géomètre, un directeur ou une directrice, un ou une juriste.
  • Employer des expressions génériques ou des pluriels dans le cas de substantifs épicènes : les adversaires, la clientèle, les contribuables, le corps enseignant, le corps estudiantin, l’électorat, les élèves, l’équipe administrative, les journalistes, le lectorat, les locataires, les membres de l’association, le personnel, le personnel d’entretien, les propriétaires, les scientifiques, le service du feu, le service informatique.
  • Utiliser le trait d’union, et non la parenthèse ou la barre d’exclusion, pour nommer les deux genres : les assistant-e-s, les étudiant-e-s.
  • Employer des expressions telles que : celles et ceux, tous et toutes; chacun-e, quiconque, qui, on.
  • Accorder au plus proche : les collaborateurs et collaboratrices étaient nombreuses à la réunion, les serrurières et serruriers étaient contents.
  • Utiliser l’infinitif : conditions : avoir 18 ans, être capable de travailler en équipe; pour cela, il vous faut travailler de façon indépendante.
  • S’adresser directement aux destinataires : vous qui recherchez un travail, sachez que ce service met à votre disposition…

(Tiré de la page du Bureau de l’égalité UNIGE, http://www.unige.ch/rectorat/egalite/feminiser.html)

L’application de ces principes est le minimum pour garantir une rédaction respectant l’égalité. Il est nécessaire, si le style rédactionnel se veut agréable et léger, d’acquérir un mode de réflexion neutre de genre. C’est la seule manière de produire des textes qui évitent les énumérations fastidieuses, les répétitions de substantifs masculins et féminins, qui rendent les textes « traduits » difficiles à lire. Les personnes qui s’intéressent à cette perspective trouveront des conseils utiles dans les pages ci-dessous :

http://66.46.185.79/bdl/gabarit_bdl.asp?id=3912

http://www.unige.ch/rectorat/egalite/feminiser/guide.pdf

http://www.egalite.ch/langage-epicene.html

 



Chinese-French eTandem language course

Telecollaboration language learning has been going on for more than 10 years. However, experiments involving non European languages are not common (Belz, 2003). Projects involving Chinese language learning are very rare.

Based on the result of a pilot research on pedagogical designing of an eTandem Chinese-French writing course in the year 2009 (Wang et al., 2011), aChinese-French eTandem language course was conducted by the Chinese Unity of the University of Geneva, Switzerland and the French Department of Hubei University, China in the academic years of 2010-2011 and 2011-2012. The course included theme-based learning activities on Moodle as well as task-based oral communication via Skype. The participants were the second year students from both sides (49 in the academic year of 2010-2011, 81 in the academic year of 2011-2012). Teachers from both universities worked collaboratively to coordinate course planning that included deciding course hours, choosing themes, identifying classroom learning and online learning content, designing oral tasks for each theme as well as guiding students to provide peer-correction as native speakers and managing tandem partners. The purpose of this course is not only to develop linguistic competence, but also to improve intercultural competence. (the project description in French can be found here: the project description at http://elearning.unige.ch/projets/projetsUnige/2011/projet19.pdf ? )

The course is design-based, iterative and progressive, an approach that the course designers consider as essential as soon as practical findings are targeted. The course design has followed the three main phases proposed by Cobb et al. (1990) I “Preparing for a Design Experiment”, II “Conducting a Design Experiment”, and III “Conducting Retrospective Analysis”. Moreover, each design cycle consists of analysis, design or redesign, development, implementation and evaluation (ADDIE). Based on the analysis of the result of the pilot project in 2009 (supported by the Continuous Training Department of the University of Geneva), pre-course preparation, fixed course schedule, and tutoring were proposed in the designing for the large scale course in 2010, while the writing activity was eliminated for lacking of evaluation standard. Following that, the course in 2011 was credited in the University of Geneva based on the statistic analysis of the learning platform presence and students’ participation in online exercises, etc. The normalization of the course in Hubei University is under negotiation.

The course is closely related to the ongoing curriculum of both universities. The carefully chosen themes correspond to what the students from both universities have learnt or are learning. The registered students log in Moodle to do theme-based online listening and translation exercises and get precise oral communication instructions in the forum. There are generally there type of oral tasks : theme-based description or narration (vocabulary learning and practice, peer correction), discussion (communication skills and intercultural awareness), and forum feedback (students benefit from the feedback / resume written by their tandem in their mother language. ).

After each Skype communication, the students should fill in an auto-evaluation questionnaire. There is an oral test at the end of each semester. The course was evaluated by the University of Geneva in 2011 and 2012. Almost all students reported in the interviews of having benefited from this course, both linguistically and culturally. They enjoyed the learning procedure and were satisfied with the learning result.

The three-year eTandem course experience shows that formal eTandem language learning between two languages with big cultural differences like Chinese and French can be realized under careful design and coordination. (Wang et al. 2011). However, a lot of research questions as how to “normalize” the course (O’Dowd 2010), how to evaluate the oral exchange, how to train teachers etc.remain to be solved in the long run. The course designers,Mrs. Claudia Berger (Claudia.Berger@unige.ch) and Mrs. Jue Wang Szilas (Jue.WangSzilas@unige.ch) are ready to share more eTandem language course experience with whoever is interested in this domain.

References:

  1. Belz, J. A.: “From the special issue editor”; Language learning & technology, 7,2 (2003), 2-5.
  2. Cobb, P., Confrey, J., diSessa, A., Lehrer, R., & Schauble, L.: “Design Experiments in Educational Research”; Educational Researcher, 32, 1, (2003), 9-13.
  3. O’Dowd, R.: “Online Foreign Language Interaction: Moving from the Periphery to the Core of Foreign Language Education?” Language Teaching, (2010), 1-13
  4. Wang, J., Berger, C. & Szilas, N.: “Pedagogical Design of a Chinese-French Writing Course” in Proceedings of the Red-Conference: Rethinking Education in the Knowledge Society (Ascona, Switzerland, 7-10 March 2011), Lugano (Switzerland): Università della Svizzera italiana [ISBN: 978-88-6101-010-9] (2011), 323-336