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Catégorie : Articles

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Identité numérique et étudiants

La réflexion sur l’identité numérique (Figure 1) est issue de l’évolution des technologies de l’éducation, qui offrent de nombreuses possibilités innovantes. La communauté académique est de plus en plus exposée à des applications du « cloud », dans lesquelles la notion d’identité numérique est en décalage avec celle assumée par les Hautes Écoles Suisses. Si l’Université représente aujourd’hui une étape clé de la formation, il est regrettable de constater que l’identité numérique académique, créée lors de l’immatriculation de l’étudiant∙e et qui se construit au fil des années d’études reste éphémère, puisque qu’elle est détruite une fois son diplôme obtenu. Ce mode de fonctionnement provoque une rupture entre le cursus universitaire et l’entrée dans le monde professionnel, alors qu’il faudrait au contraire assurer une continuité s’inscrivant dans une logique de « Lifelong Learning » (LLL). Par conséquent, les étudiant∙e∙s (mais aussi les chercheurs et chercheuses) devraient pouvoir conserver, une fois leur formation achevée, un accès à certains services numériques au-delà des frontières organisationnelles, temporelles et géographiques. Actuellement, l’étudiant∙e (et les personnes engagée dans la recherche) qui quittent l’université, doivent reconstruire leur identité numérique à chaque changement d’institution. Il est néanmoins important de penser ce développement en garantissant une protection des données efficace.

Digital_identity

1. Identité numérique académique en Suisse : Premier état des lieux

Une étude [1] sur la possibilité de mettre en place un système capable d’établir et de conserver l’identité numérique de l’étudiant∙e au-delà de ses études a été réalisé dans le cadre d’un projet national sur l’identité numérique académique, initié par le service NTICE de la Division STIC (Système et Technologies de l’Information et de la Communication) de l’ Université de Genève, en collaboration avec Switch et les Universités de Fribourg et Lausanne, ainsi que les alumni de ces deux dernières institutions.

2. Identité numérique : de quoi parle-t-on ?

Face à la multiplication des applications interactives du Web 2.0, l’utilisateur et l’utilisatrice laissent des traces en nombre croissant sur la toile. Une partie de ces traces est générée à leur insu, créant ce que certains auteurs appellent une « ombre digitale » (Williams, 2008 cité par Merzeau, 2009)[2]. L’ensemble des traces intentionnelles et non intentionnelles est dénommé « présence numérique » (Merzeau 2009). L’identité numérique, quant à elle, se construit sur la base de ces traces et nécessite un processus d’interprétation des données qui en sont issues. Ainsi, l’identité numérique n’existe pas en soi (contrairement aux données disséminées constituant la présence numérique) mais a besoin d’un tiers “pensant”. » (Cassaigne, 2011, pp.37-38)[3] Deux approches ont été privilégiées dans cette étude pour enrichir la réflexion sur l’usage des nouvelles technologies éducatives et sociales du Web en rapport avec l’identité numérique :

  • Approche quantitative: enquête auprès des étudiant∙e∙s et alumni[4] des Hautes Écoles suisses visant à connaître l’état de leurs pratiques actuelles et leurs intérêts en matière de médias sociaux, en rapport avec leur identité académique numérique.
  • Approche qualitative: entretiens personnalisés avec les responsables institutionnels de différentes universités partenaires, afin:
      1. d’identifier les concepts-clés et indicateurs permettant de confirmer/infirmer les hypothèses posées pour l’enquête;
      2. de conduire à une meilleure vision des pôles d’intérêt en matière d’identité académique numérique;
      3. de dégager les lignes directrices concernant les concepts sous-jacents, les obstacles à prendre en compte;
      4. d’obtenir une vue d’ensemble sur les usages et pratiques actuelles par un certain nombre d’enseignant∙e∙s et étudiant∙e∙s dans le cadre universitaire [5] au travers de cas concrets.

3. De l’identité numérique académique à la présence numérique sur le cloud

Cette étude montre que les étudiant∙e∙s possèdent souvent plusieurs facettes disjointes de leur identité numérique, correspondantes aux sphères dans lesquelles ils/elles évoluent : privée, professionnelle, et académique. L’identité est ainsi définie par les activités de l’étudiant∙e dans ces différentes sphères. Dans le contexte académique, l’identité numérique est composée d’abord par un identifiant et un mot de passe, associés à un ensemble de traces issues de l’activité numérique, parmi lesquelles nous trouvons :

  1. les traces personnelles, telles que les données du profil ;
  2. les traces académiques, telles que les travaux réalisés durant le cursus de formation et les diplômes/certificats acquis ;
  3. les traces administratives liées, par exemple, aux procédures d’admission.

Ainsi, les éléments de base de la partie universitaire de l’identité numérique d’un individu (login, numéro de matricule, etc.) sont fixés par l’institution. Dès lors, la définition de l’identité numérique académique se construit prioritairement par l’usage des infrastructures institutionnelles au service des universités.
Cependant, les résultats de cette étude soulignent qu’il n’est pas possible de cloisonner les activités numériques académiques des étudiant∙e∙s. La perméabilité des contextes  professionnels, académiques et personnels, est renforcée notablement avec l’utilisation des moyens numériques mobiles.

4. Responsabilités de la présence numérique : le rôle de l’institution

L’identité numérique étant évolutive et dépendante des environnements de travail, sa gestion (actualisation, diffusion, communication, archivage, etc.) apparaît désormais comme une compétence importante chez les universitaires. Paradoxalement, les entretiens montrent une méconnaissance de la manière dont l’institution gère les traces produites par les étudiant∙e∙s. Par exemple: les responsables interviewé∙e∙s relèvent la confusion des étudiant∙e∙s sur ce qui différencie l’institutionnel et la vie privée.
Bien que des cadres légaux existent en Suisse pour protéger les traces administratives et personnelles (par exemple l’ordonnance relative à la loi fédérale sur la protection des données[6], ou à Genève la LIPAD [7]), les interviewé∙e∙s s’y sont très peu référé∙e∙s. Il en va de même pour les autres directives et documents sur la protection des données numériques produites dans le cadre académique. Ils/elles n’ont en leur possession que des informations confuses et parcellaires et les responsabilités de leur institution ne leur paraissent pas claires quant à certaines actions liées à l’identité numérique (comme par exemple un dépôt de données, personnel ou non, réalisé sur des environnements numériques externes à l’institution (p.ex. dans le « cloud »). Pour pallier cette méconnaissance/absence de règles en la matière, la responsabilité individuelle est évoquée, sans que cela satisfasse cependant pleinement les acteurs institutionnels.

5. Pérennisation de l’identité numérique : une question institutionnelle en débat

Dans un environnement institutionnel régi par des règles d’usage plus ou moins implicites concernant la présence numérique des étudiant∙e∙s, la pérennisation de l’identité numérique au-delà du cursus universitaire est débattue par les institutions sans qu’un consensus ne se dégage. Deux visions distinctes sont représentées :

  • l’institution est responsable de la pérennité de l’identité numérique, du moins en partie ;
  • l’institution n’est pas responsable de la pérennité de l’identité numérique, mais doit faciliter et encourager les étudiant∙e∙s à s’en préoccuper.

D’une manière générale, il apparaît difficile aux acteurs de se positionner sur la pertinence de la mise en place d’un processus de pérennisation de l’identité numérique en l’absence d’un système de stockage pérenne. Comme discuté précédemment, les propos recueillis notent l’absence de directives en matière d’archivage des données académiques, mise à part l’archive ouverte régie par des directives institutionnelles précises. Dès lors, les étudiant∙e∙s évoluent dans un contexte numérique régi par des règles implicites, et l’absence d’un discours institutionnel en laisse un certain nombre d’entre eux/elles dans l’ignorance de leur présence numérique ou aux problèmes que peuvent présenter les traces numériques.
Précisons toutefois que le flou actuel autour du concept de l’identité numérique dans les institutions universitaires vient probablement en grande partie de l’extrême jeunesse de cette notion. Il en va de même pour les réseaux sociaux et autres applications du Web qui ont un lien étroit avec l’identité numérique. L’étudiant∙e commence cependant à en prendre conscience, par sa propre expérience du Web et par les médias.

6. Pour conclure

Les résultats de cette étude montrent qu’il est temps pour les institutions d’enseignement supérieur d’élaborer un cadre transparent pour l’archivage des données académiques numériques dans une optique de valorisation de l’identité des étudiants à travers les traces académiques produites. Cette politique d’archivage des données académiques devrait répondre à toute une série de questions parmi lesquelles : Quelles traces conserver ? Pour quelle durée ? Où ? Quelles raisons à l’archivage : historique, juridique,… ? Dans quels buts ? Quelles garanties pour la protection des données ?

Il est nécessaire de définir un cadre académique cohérent permettant à l’étudiant∙e de produire, stocker ses traces numériques pendant son cursus et de les reprendre une fois le cursus terminé. Cette politique pourrait devenir opérationnelle au travers d’un outil de gestion de l’identité numérique, qui aurait pour objectif d’offrir à l’étudiant la possibilité de trier/filtrer activement les éléments sous-jacents à son identité numérique. Ceci de manière à :

  • valoriser ses activités académiques tout en gardant une trace de l’historique de son parcours de formation ;
  • créer, et/ou maintenir un contact entre l’étudiant∙e et la communauté académique ;
  • garder un accès à certaines ressources et services de l’institution (via, par exemple, les alumni).

En parallèle à ce travail de clarification du cadre, afin de sensibiliser le monde estudiantin au concept d’identité numérique, l’institution doit s’efforcer d’informer clairement les étudiants sur la manière dont sont gérées les données (durée et lieu de conservation, accessibilité, etc.) et clarifier à qui, de l’individu ou de l’institution, reviennent les traces produites dans l’environnement numérique institutionnel. Aujourd’hui, en effet, la gestion de la présence numérique apparaît comme une compétence importante: la communauté académique doit apprendre à gérer et s’approprier son environnement numérique. Certains responsables institutionnels insistent sur le fait que si l’Université doit informer sur la manière de gérer la présence numérique dans les différentes facettes du monde virtuel d’aujourd’hui (institutionnelles et non institutionnelles). Les acteurs-clés pour la formation et l’éducation à la présence numérique restent les structures de formations pré-universitaires telles que le collège ou le cycle, voire l’école primaire.

Cet article est rédigé par Anne Ronchi et Omar Benkacem

7. Références

[1] Etude coordonnée par : Omar Benkacem, Rolf Brugger, Pierre-Yves Burgi, Maud Foerster, Sergio Hoein, Johann Luethi, Laurent Moccozet, Bineta Ndiaye, Hervé Platteaux, Anne Ronchi, Patrick Roth, Nadia Spang- Bovey. Pour plus d’information, voir le rapport “identité académique numérique” – mai 2013.

[2] Merzeau, L. (2009). « Présence numérique : les médiations de l’identité » in Les enjeux de l’information et de la communication, 2/2009 (volume 2009), pp.79-91. Retrouvé dans : www.cairn.info/revue-les-enjeux-de-l-information-et-de-la-communication-2009-1-page-79.htm

[3] Cassaigne, C. (2011). “De la dissémination à l’identité numérique des CDI : Enjeux pédagogiques et identitaires des CDI virtuels”, Mémoire de recherche M2, Recherche et enseignement en sciences de l’information et de la documentation, CELSA – Paris-Sorbonne / IUFM de Paris.

[4] 1200 étudiante.s. et alumni

[5] 15 responsables institutionnels ont été interviewés.

[6] http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19930159/index.html

[7] http://www.ge.ch/legislation/rsg/f/s/rsg_a2_08.html

 

 



Du bon usage des digital humanities – cycle de conférences-débats

dhlogoLes humanités numériques, ou Digital Humanities, associent la recherche traditionnelle en sciences humaines, notamment les études littéraires, linguistiques ou historiques, aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. Les collaborations universitaires autour de projets dans ce domaine favorisent et rendent possible la création de nouveaux outils de recherche et d’enseignement. Surtout, elles dessinent la possibilité qu’émergent, dans un avenir proche, de nouveaux objets de recherche jusque-là impensables.

L’émergence des Digital Humanities, on le sait, ne va pas sans controverse, au point, parfois, de tourner à la guerre des cultures (humaniste vs. informatique; discipline spécialisée vs. technique, etc.). Mais, souvent, les débats sur la légitimité des Digital Humanities comme telles se situent à un niveau de généralité propice aux simplifications et aux préjugés. Dès lors que l’on se place sur le terrain des projets effectifs, les choses deviennent à la fois plus claires et plus nuancées.

Cette série de conférences se propose d’aborder ces questions à partir de présentations de projets menés actuellement par des chercheurs de premier plan. Elle sera l’occasion de réunir, à l’échelle de la Faculté des lettres, les interlocuteurs engagés dans des recherches analogues ou, tout simplement, intéressés par de tels enjeux.

Les séances ont lieu le mercredi, entre 18h15 et 20h, à la salle A 112 (UniBastions, aile Jura).

Organisateurs: Jérôme David et Radu Suciu

Programme et information: dh.unige.ch/enseignement



Usages combinés du Portfolio et de Moodle pour les étudiants et les enseignants

Depuis la mise à jour du Portfolio et de Moodle cet été, il est maintenant possible d’échanger des contenus entre les deux plateformes. Notons avant d’aller plus loin que Moodle est une plateforme d’enseignement, c’est-à-dire centrée sur l’enseignant∙e tandis que le Portfolio est un outil centré sur l’étudiant∙e (i.e., c’est lui/elle et lui/elle seul∙e qui gère son espace). Plus de détails sur le Portfolio vous sont donnés dans l’un de nos précédent billet. Voyons maintenant comment fonctionne cette communication entre les deux plateformes du point de vue de l’étudiant∙e et de l’enseignant∙e.

Usage étudiant : export de ses productions Moodle vers le Portfolio

Il est tout d’abord possible d’exporter le contenu de vos productions faites sur Moodle (post dans un forum, document wiki, rendu de devoir, etc.) dans votre espace Portfolio. Pour cela, il vous suffit d’aller dans l’activité dont vous voulez exporter le contenu (un devoir dans l’exemple ci-dessous) puis cliquer sur le lien « Exporter vers le portfolio ».
Exporter
Moodle vous propose plusieurs formats d’export qui dépendent du contenu de l’activité : pdf/doc (pour une activité devoir), HTML (pour une activité devoir) ou LEAP2A (format spécifique aux ePortfolio). Nous vous conseillons dans la mesure du possible d’éviter le format LEAP2A.
Export
Le contenu exporté sera ensuite stocké comme artefact dans le répertoire « incoming » de votre espace de fichiers Portfolio.
Fichier
Il vous sera possible à tout moment d’intégrer cet artefact dans vos pages Portfolio (voir exemple ci-dessous).
Vue

usage enseignant : création d’une activité devoir Portfolio

Sur moodle, outre les devoirs de type « Remises de fichiers » et « Texte en ligne », il est possible de faire rendre à vos étudiants des pages Portfolio. Pour cela, il vous faut créer une activité devoir dans moodle, puis choisir le type de remise « Portfolio Mahara ».
Devoir
Par la suite, l’étudiant∙e, en cliquant sur cette activité, pourra sélectionner sa page Portfolio puis l’envoyer pour évaluation.
Envoie
Dès ce moment, la page envoyée ne pourra plus être modifiée par l’étudiant∙e. Cela permettra à l’enseignant∙e d’évaluer le contenu du travail avant d’en redonner l’accès à l’étudiant∙e.
Evaluation
Plus d’informations concernant l’usage du Portfolio et de Moodle sont disponibles à l’adresse suivante.



Retour sur le BarCamp Ciel « comment mieux gérer l’information »

Le 30 octobre 2014 s’est déroulé à Uni-Mail un BarCamp Ciel sur la thématique « Archive ouverte, mediaserver, Zotero: comment mieux gérer l’information?« . Il a rassemblé une quarantaine de participant-e-s: enseignant-e-s, étudiant-e-s, personnel administratif de l’UNIGE. Les 6 tables rondes étaient l’occasion de (re)découvrir les services de l’UNIGE et de faire connaissances avec celles et ceux qui en assurent le bon fonctionnement.

Billet rédigé collaborativement par Patrizia Birchler Emery, Khadidja Marchon, Pierre Lehmann, Bineta Ndiaye, Patrick Roth et Elsa Sancey.

Ci-dessous le résumé des 6 tables rondes:

Archive ouverte: pour qui ? pourquoi ?

Table animée par Patrizia Birchler Emery (Faculté des Lettres) et Jean-Blaise Claivaz (DIS)

La présentation de l’Archive ouverte commence par un bref rappel de la raison de sa constitution, suite à l’adoption par le FNS de la directive sur le libre accès en juillet 2007.

C’est à la fin 2008 qu’a été lancée l’Archive ouverte UNIGE (tel est son nom exact), quelques mois avant qu’une une directive institutionnelle du Rectorat stipule que les chercheurs doivent y déposer leurs articles et ouvrages scientifiques, déposer et non nécessairement diffuser. En effet, l’auteur déposant l’objet dans l’Archive peut décider son niveau de publication : accès public, accès restreint à la communauté universitaire, non diffusé, ceci afin de respecter les éventuels droits commerciaux négociés avec les maisons d’éditions.

Le stockage pérenne des documents est assuré par l’UNIGE tandis que l’accès aux documents est garanti par l’attribution d’identifiants uniques (par ex. URN gérés par la Bibliothèque Nationale pour les thèses), ce qui distingue l’Archive ouverte d’autres sites de dépôt et diffusion de documents, souvent plus largement utilisés, mais n’offrant pas les mêmes garanties. Par ailleurs, les références bibliographiques de l’Archive sont mises gratuitement à disposition et peuvent être réutilisées par d’autres serveurs de documents ou moteurs de recherche, qu’ils soient thématiques ou généralistes, assurant ainsi une diffusion encore plus large des écrits de l’Université.

L’usage montre que souvent, c’est le manque de temps qui empêche les chercheurs de déposer leurs publications. Pour ceux qui le font, les degrés d’utilisation sont variés, allant d’un simple serveur de stockage de publications à un véritable outil de diffusion et de mise en valeur de la personne ou d’un groupe de recherche.

Le site internet de l’Archive ouverte donne plus d’informations sur le dépôt, les politiques des éditeurs, les droits d’auteurs : http://archive-ouverte.unige.ch/

Contact : archive-ouverte@unige.ch

Faire enregistrer et mettre en ligne ses cours avec Mediaserver

Table animée par Marc Meury (DIS) et Cédric Bontron (DiSTIC)

Le fonctionnement de la chaine automatique d’enregistrement des cours est présenté. Elle permet à l’enseignant-e de faire enregistrer son cours de façon automatique (audio seulement ou audio et flux du beamer), puis de le mettre à disposition, dès le lendemain, sur mediaserver.unige.ch. Ce service est le fruit d’une collaboration entre 3 services : la DISTIC pour la partie technique et logicielle, la DIS pour la partie communication et contrôle qualité, et les techniciens du service audiovisuel qui font le lien avec les utilisateurs et utilisatrices directement dans les salles de cours. Aujourd’hui le volume atteint 300h par semaine. De plus en plus de salles de cours sont reliées à la chaîne d’enregistrement. La plateforme Mediaserver évolue, elle aussi : de nouvelles fonctionnalités vont être déployées prochainement, notamment la possibilité de « tagger » les vidéos  (insérer des repères temporels) pour créer par exemple un index ou encore d’insérer des commentaires à des moments précis. De plus, elle offre la possibilité de gérer plus finement l’accès à ses vidéos en créant des groupes d’utilisateurs-trices autorisé-e-s (par exemple pour restreindre l’accès à ses étudiant-e-s).

Mesurer le plagiat: méthodes et outils

Table animée par Mallory Schaub-Geley (FormEv) et Hélène de Ribaupierre (CUI)

Les deux intervenantes exposent les méthodes pour déceler le plagiat.  Le plus simple, pour un professeur, serait de suivre les ruptures dans le style d’écriture, la mise en page, le vocabulaire utilisé,… dans les productions des étudiant∙e∙s et doctorant∙e∙s. Les soutenances de mémoires ou de thèses offrent également des opportunités de mettre au jour d’éventuels plagiats, par comparaison avec des productions plus anciennes du candidat. Ces méthodes empiriques sont très efficaces, même si elles n’apportent pas les preuves d’un plagiat: il faudra encore faire des recherches pour déterminer l’origine des textes incriminés.

Les outils à disposition sont nombreux, à commencer par Google qui permet souvent par simple recherche sur une chaîne de caractères, d’en retrouver l’origine !
Compilatio , outils dédié de détection du plagiat, compare le texte soumis à ceux stockés dans Wikipédia et l’archive ouverte de l’université de Genève. Compilatio permet, également de créer une bibliothèque des références: l’enseignant peut vérifier si l’étudiant∙e a véritablement accès aux éléments qu’il ou elle cite dans la bibliographie. L’outil ne fournit pas les preuves d’un plagiat à 100%. Tout au plus en donne-il les indices

Compilatio a ses limites:

  • Il n’a pas d’accès aux publications scientifiques sur abonnements
  • Il ne détecte pas le plagiat avec traduction
  • Il ne détecte pas le plagiat rephrasé
  • Les citations sont signalées comme similitude
  • Les expressions tombées dans le domaine public sont signalées

Au terme de l’établissement des moyens de preuves du plagiat, l’enseignant, pour juger de la gravité du plagiat et donc de la sanction, doit prendre en considération:

  • l’intentionnalité
  • la récidive
  • le statut du travail (thèse ou travail de certificat, travail de semestre)

Il n’y a pas (encore) unité de doctrine au sujet du jugement, qui est laissé à l’appréciation de l’enseignant

Le droit d'auteur dans l'enseignement

Table animée par Pierre-Yves Burgi (DiSTIC)

L’évolution rapide des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), facilite l’accès de plus en plus nombreuses à des sources qui peuvent être exploitées ou redistribuées. C’est pourquoi, afin de respecter les droits d’auteurs numériques, il est nécessaire, avant toute réutilisation d’un contenu numérique dans le cadre de l’enseignement, de vérifier ses sources .

D’après l’intervenant Pierre-Yves Burgi, le droit d’auteur concerne toute personne qui enseigne ou fait de la recherche. C’est un sujet incontournable en éducation: il s’impose par conséquent dans l’enseignement avec ses règles de gestion en tant qu’individu et en tant qu’institution.
Tout enseignant∙e ou chercheur et chercheuse , auteur∙e de contenu, confronté∙e à des questions relatives au droit d’auteur, doit se poser les quatre questions de base :

Quel est le lieu d’exploitation du contenu ?
Le contenu est t-il protégé par le droit d’auteur ?
Qui est le titulaire des droits sur le contenu protégé ?
Quel est le but de l’utilisation du contenu protégé ?

Par son intervention, Pierre-Yves Burgi  cherche à sensibiliser les professeur∙e∙s et autres acteurs/actrices de l’enseignement aux questions liées au droit d’auteur numérique.

La méthodologie DICE (Digital Copyright for E-Learning), fruit d’une collaboration entre plusieurs acteurs des hautes écoles suisses, a été développée pour répondre aux 4 questions fondamentales .

Pour aller plus loin :

Si vous êtes intéressé∙e. par les droits d’auteur dans le contexte de l’enseignement, la méthodologie DICE ou les cas pratiques, vous pouvez visiter le site internet http://www.diceproject.ch/, pour plus amples information.
Vous pouvez également lire l’article rédigé par Pierre.Yves Burgi sur : « Le droit d’auteur dans le contexte de l’enseignement » en visitant le blog CieL de l’Université de Genève. Sa présentation est également consultable sur Prezi.

Gérer sa bibliographie avec Endnote et Zotero

Table animée par Dominique Vallée et Laure Mellifluo (DIS)

Cette présentation nous a permis de faire connaissance avec les outils de gestion de références bibliographiques EndNote et Zotero. Les principales fonctions de ces deux outils sont la collecte de références bibliographiques et l’insertion automatique de références (citations dans le texte et bibliographie finale) dans des documents Word, Open office, etc.

EndNote peut être utilisé en version standalone sur Windows/Mac « EndNote Desktop », (version payante pour les étudiant∙e∙s, gratuite pour les membres de l’université de Genève) ou directement sur le Web avec des fonctionnalités plus sommaires « EndNote Basic » (version gratuite pour l’université de Genève, étudiant∙e∙s compris). Dans les deux cas, il est possible de créer des bases de données bibliographiques personnelles, d’importer des références bibliographiques, de partager ces références avec d’autres personnes et d’intégrer ces références dans des documents selon différents styles bibliographiques (APA, ACM, IEEE, MLA, etc.).

Zotero pour sa part est un logiciel libre qui s’utilise sur Firefox(notez qu’il existe également une version standalone Windows/Mac, entre autre pour Safari et Chrome) via un plugin dédié. Ce plugin permet d’effectuer à peu près les mêmes tâches de collecte et de gestion des références bibliographiques que celles proposées par EndNote. Une des particularités de Zotero est que, grâce à son plugin, il est possible de collecter en un clic des références repérées par Zotero sur certains sites web (Wikipedia ou Google Scholar par exemple). L’insertion de citations et références dans un document s’effectue au moyen d’un second plugin, qui doit être installé sur votre logiciel de traitement de texte, Word, OpenOffice, etc.

Dominique Vallée et Laure Mellifluo nous signalent finalement que, grâce au format RIS, il est possible de transférer une base de références bibliographiques EndNote vers Zotero et vice-versa.

Pour obtenir des informations relatives à l’installation et l’utilisation de EndNote et Zotero, vous pouvez vous rendre sur les pages de la Bibliothèque de l’UNIGE : menu « S’autoformer », rubrique « A gérer ses références bibliographiques ». Des formations peuvent être demandées dans les bibliothèques.

Découvrir les ebooks de l'UNIGE

Table animée par Pedro Nari et Delphine Bongard (DIS)

Autour des 2 animateurs, un public attentif pose des questions sur la meilleure manière d’utiliser les ebooks. Pedro Nari et Delphine Bongard ont commencé par la présentation de la page web qui recense plus de 400’000 ebooks mis à disposition de la communauté universitaire et qui bénéficie d’un moteur de recherche dédié.

Ce qu’il y a à retenir :

  • L’accès à distance au contenu se fait depuis tout ordinateur connecté au réseau informatique de l’UNIGE, y compris depuis l’extérieur du campus (accès VPN, réservé aux étudiants et collaborateurs de l’institution)
  • le contenu des ebooks est téléchargeable au format PDF dans la plupart des cas, permettant ainsi une lecture différée. Ce téléchargement n’est pas toujours possible car il dépend de la politique des éditeurs. Les bibliothèques veulent faciliter cet accès mais les éditeurs craignent les utilisations multiples, le piratage et par voie de conséquences une perte de revenus. C’est la raison pour laquelle, ils limitent l’accès à certains de leurs titres-phares, qui représentent une part importante de leurs ventes.
  • La facilitation des recherches au sein du texte.
  • Les plus : accès aux tables des matières des ebooks, à la bibliographie, ainsi qu’à un chapitre spécifique grâce un URL propre.
  • Certains éditeurs refusent de vendre des ebooks aux institutions académiques et à leur bibliothèque car ils pensent perdre de l’argent ce faisant.
  • Dans certains cas, l’accès aux ebooks est limité à une utilisation à la fois et de ce fait, n’est pas accessible à d’autres lecteurs/lectrices pendant la consultation du document. L’information stipulant que l’accès est momentanément fermé n’est pas toujours présente.
  • Les dernières acquisitions sont mises en valeur sur la page Web de la bibliothèque dédiée aux ebooks
  • L’offre des ebooks, notamment en français, n’a pas pris son essor en comparaison aux revues électroniques.
  • Le mode de sélection des ebooks se fait en fonction des disciplines de l’UNIGE, de l’offre éditoriale et du budget alloué.
  • Les versions imprimées et électroniques du même document sont souvent similaires, même si parfois, la pagination n’est pas identique.
  • Pour compléter la recherche sur un sujet, il est intéressant de consulter les ressources sous forme d’ebooks.

Pour accéder aux ebooks : http://www.unige.ch/biblio/trouver/ebooks/
Pour tout complément d’information : ebooks@unige.ch



Ateliers de formation Chamilo et Moodle – 27 et 28 janvier 2015

Chaque semestre, le service NTICE propose des ateliers de formation (niveaux débutant et avancé), à destination des membres du corps enseignant de l’Université de Genève, pour découvrir ou approfondir vos connaissances sur la plateforme Chamilo ou la plateforme Moodle.

Les ateliers niveau 1 sont consacrés à la découverte de la plateforme et à la prise en main des fonctions de base. Les participant∙e∙s sont invité∙e∙s à créer un espace de cours pour se familiariser à l’utilisation de la plate-forme, à travers des exercices pratiques.

Les ateliers niveau 2 sont consacrés aux fonctionnalités avancées (interactivité, travail collaboratif) de la plateforme. Il est indispensable de maîtriser les fonctionnalités de base (ateliers niveau 1) pour participer.

Prochains ateliers les 27 et 28 janvier 2015 :

Ateliers Chamilo – mardi 27 janvier 2015

  • Chamilo 1 (débutant) : 10h-12h – Uni-Mail
  • Chamilo 2 (avancé) : 14h-16h – Uni-Mail

Ateliers Moodle – mercredi 28 janvier 2015

  • Moodle 1 (débutant) : 10h-12h – Uni-Mail
  • Moodle 2 (avancé) : 14h-16h – Uni-Mail

La salle est communiquée après l’inscription.
Cliquez ici pour s’inscrire