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Catégorie : Analyses & réflexions

Billet proposant un retour d’expérience, une analyse, une réflexion…


Faut-il bannir les portables des salles de cours?

L’enseignant∙e se trouve de plus en plus souvent confronté au dilemme de la conduite à tenir face à des étudiant∙e∙s qui utilisent des équipements informatiques (smartphones, tablettes ou ordinateurs portables) pendant les cours: faut-il les interdire ? Les autoriser ? Les tolérer ? Les encourager ? Faut-il fixer des règles d’utilisation ou pas ?

Une partie du questionnement repose sur l’ambiguïté de l’usage : distraction ou ressource ? On pourra rapprocher cette question d’une étude récente (*) réalisée en Angleterre dans plusieurs lycées et dont les résultats montrent un effet différencié selon le niveau des élèves: si l’usage du téléphone portable ne perturbe pas sensiblement les «meilleur∙e∙s», il contribue à distraire les plus «faibles».

La fiche outil proposée par la cellule Prac-TICE de l’Université Libre de Bruxelles intitulée « Faut-il bannir les portables des salles de cours » analyse le phénomène en identifiant trois types d’usages : les usages invoqués par l’enseignant∙e, les usages spontanés liés au cours (comme la prise de note) et enfin les usages spontanés non liés au cours (comme la consultation des réseaux sociaux).

La fiche analyse les avantages et inconvénients des trois catégories et propose des recommandations qui donneront à chacun des pistes pour définir sa propre démarche. Deux conclusions de cette fiche sont à relever: les « digital natives » n’ont pas des capacités multi-tâche supérieures aux générations d’étudiants∙e∙s plus anciennes et l’usage abusif des outils informatiques ne nuit pas seulement à l’étudiant∙e lui-même, mais également à son entourage.

 

* Louis-Philippe Beland & Richard Murphy, «Communication : technology, distraction and student performance», CEP Discussion Paper, n° 1350, mai 2015.


Retour sur le Sommet Mondial de la Société de l’Information 2015

LOGOWSIS

 

L’ origine du Sommet remonte à la résolution 73 de la Conférence de plénipotentiaires de l’Union internationale des télécommunications (UIT) à Minneapolis en 1998.

Le 21 décembre 2001, l’assemblée générale des Nations Unies a pris la décision (A/RES/56/183) d’approuver l’organisation du Sommet Mondial sur la Société de l’information ( SMSI) sous l’appui du Secrétaire général de l’ONU, M. Koffi Annan, et de l’Union internationale des télécommunications (IUT) pour piloter les préparatifs en partenariat avec les Organisations des Nations Unies intéressées.

Le conseil de l’UIT a décidé, en 2001, la tenue du premier forum en deux étapes. La première étape a eu lieu du 10 au 12 décembre 2003 à Genève, et la deuxième étape du 16 au 18 novembre 2005 à Tunis. D’autres forums ont été organisés, en l’occurrence le forum sur la gouvernance de l’internet à Athènes en 2006.



Le miracle de la pédagogie inversée

Lors de la 14ème conférence ITHET (International Conference on Information Technology Based Higher Education and Training) qui s’est déroulée à Lisbonne, une présentation sur la pédagogie inversée m’a particulièrement interpelée, en particulier sur la dimension un peu « magique » qui est donnée aux nouvelles approches pédagogiques qui s’appuient sur les technologies, que ce soit la pédagogie inversée ou les MOOCs.

L’objectif des travaux exposés dans cette présentation consiste à rendre les étudiant·e·s consciemment compétent·e·s par eux/elles-mêmes en s’appuyant sur la pédagogie inversée (« Getting engineering students to be consciously competent on their own » par Robin Braun and Zenon Chaczko de l’Université de Technologie de Sydney).

L’auteur propose un modèle d’apprentissage dans lequel sont représentés les différents états d’un·e apprenant·e : 1) inconsciemment incompétent·e (je ne sais pas que je ne sais pas), 2) consciemment incompétent·e (je sais que je ne sais pas), 3) consciemment compétent·e (je sais que je sais) et 4) inconsciemment compétent·e. Un·e apprenant·e passe d’un état à un autre au cours de ses activités. Il/elle part initialement de l’état inconsciemment incompétent. A tout moment, il/elle peut basculer dans un cinquième état qui serait celui de l’échec et du chaos.



Enquête de satisfaction sur les logiciels de présentation: les résultats

De décembre 2014 à fin janvier 2015, le service NTICE a mené une enquête de satisfaction auprès des utilisateurs et utilisatrices des tablettes interactives installées dans les auditoires et salles de séminaire. L’enquête visait à mieux connaître leurs usages des logiciels de présentation installés sur les tablettes, ainsi qu’à identifier les difficultés et solliciter des points d’amélioration.

Depuis janvier 2010, l’Université de Genève équipe, à large échelle, les salles de cours de tablettes graphiques interactives intégrées à un pupitre et reliées à un PC et un projecteur. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet de loi 10445, qui finance l’évolution des infrastructures et services destinés à optimiser et à faciliter l’utilisation des technologies dans l’enseignement. Afin d’exploiter au mieux le potentiel des tablettes, des logiciels de présentation interactive ont été successivement installés :

Les principaux résultats de l’enquête sont présentés dans l’infographie ci-dessous:



Learning by doing: Drones

Learning by doing – Apprendre en faisant

DSCN1301Les médias se sont fait l’écho de ces nouveaux engins qui désormais semblent sillonner le territoire, y compris les zones interdites de survol. Un aspect sans doute moins connu en est leur utilisation à des fins d’apprentissage. Voyons un peu pourquoi et comment.

La motivation

« Donnez à l’enfant le désir d’apprendre et toute méthode lui sera bonne » Jean-Jacques Rousseau (l’Emile, 1762).

Les jouets techniques exercent, depuis toujours, une fascination indéniable sur un large public: ils sont donc tout désignés pour être utilisés dans un cursus d’apprentissage, sachant que la motivation en est un facteur important, voire essentiel. Cette motivation se développe aussi bien lors de la planification, de la construction, de la mise au point et, finalement, lors de l’exploitation.