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Retour sur les eduhub days 2016

Les eduhub days 2016 se sont déroulés les 27 et 28 janvier à l’Université de Fribourg. Ce rendez-vous annuel des acteurs de la communauté e-learning des universités et hautes-écoles de Suisse a rassemblé plus de 140 personnes autour d’un programme riche en ateliers et présentations: les Creatives Cafés et Showrooms. Ce billet revient sur plusieurs thématiques qui ont été abordées durant l’événement:

Learning Analytics

Dans sa présentation, Martin Ebner (TU Graz) a parlé des «Learning Analytics» comme moyen de comprendre les comportements des apprenant∙e∙s qui suivent un MooC. Les résultats sont ensuite utilisés pour en améliorer la qualité.
Les logs fournissent la matière première de l’analyse: les données relatives aux sessions (heure, durée et fréquence de connection, …), à l’activité (vidéos visionnées, quiz tentés, participation au forum, …) et au comportement (interruption des vidéos, …) y sont en effet automatiquement collectées.
Sur la base de ces données, diverses corrélations sont établies et analysées. Par exemple, la relation entre fréquence de visionnement de vidéos, participation aux forums, participation aux quiz d’une part et l’obtention du certificat, d’autre part.
Si la démarche a d’emblée parue séduisante, on a pu constater à l’heure des questions, qu’elle a tendance à boiter quelque peu. Les solutions aux quiz, par exemple, sont fournies aux participant∙e∙s après le premier essai. Pas étonnant, dans ce cas, que les scores s’améliorent avec le nombre d’essais, ou pour être plus précis, après la première tentative !
En réalité, pour analyser une corrélation, ne conviendrait-il pas d’en poser d’abord l’hypothèse, puis de la vérifier au moyen d’un dispositif expérimental, à l’image de ce qui se fait dans beaucoup de domaines de la recherche scientifique? Utiliser tel quel des données collectées à la volée, sans finalité précise, est en tout cas délicat.
S’ajoute à cela que la taille des échantillons est généralement insuffisante. Peut-être serait-il dès lors sage qu’à la place de learning analytics, dans la forme présentée par Martin Ebner, on récupère un feed-back par interaction directe avec les participant∙e∙s, par exemple au moyen d’un questionnaire.
M. Ebner a exprimé le regret que certain∙e∙s étudiant∙e∙s se voient réussir leur cursus MooC, sans pour autant utiliser toutes les ressources mises à disposition à cette fin: c’est oublier que ceux/celles-ci mettent en application les stratégies les plus écologiques (meilleure note pour moins d’effort). Et ce phénomène est antérieur aux seuls MooCs

Learning Videos

La thématique des vidéos a occupé une place importante dans les différents moments des eduhub days, et les ateliers qui y étaient associés ont rassemblé un large public venant de toutes les institutions. Ceci démontre la tendance actuelle à la production et la diffusion de matériel vidéo, certainement lancée par les MOOCs. Quatre ateliers (ou présentations) étaient consacrés aux vidéos, abordant chacun un aspect différent.

L’Université de Fribourg invitait à collaborer à la production d’un guide pratique proposant aux enseignant∙e∙s des pistes de réflexions et des conseils pratiques tant sur les aspects techniques de production (quel matériel est nécessaire ? où diffuser ma vidéo ? etc.) que sur les aspects d’ordre pédagogique (quelle est la durée optimale d’une vidéo ? comment intégrer ce matériel à mon enseignement ? etc.). Les participant∙e∙s ont pu prendre connaissance de l’ébauche du guide et suggérer des améliorations et des compléments. Un groupe s’est constitué pour poursuivre ce travail après les eduhub days.

Lorsque la vidéo est réalisée, comment la diffuser ? SWITCH a présenté SWITCHTube, un portail de vidéo pour l’enseignement supérieur suisse. Nombreuses sont les institutions à posséder une chaîne YouTube (dont l’Université de Genève) mais ce canal est plutôt utilisé comme vitrine publique. Les vidéos d’apprentissage doivent être stockées sur des plateformes (l’UNIGE utilise elle Mediaserver) permettant de gérer finement les accès au contenu et le téléchargement, tout en évitant la publicité et les termes d’utilisation des grands portails vidéos du web. Les dernières fonctionnalités intégrées par SWITCHTube sont un moteur de recommandation de vidéos, la possibilité d’accélérer, et l’abonnement aux chaînes.

L’étape suivante est naturellement le visionnage par les étudiants. Les universités de Berne et de Fribourg ont présenté le plugin Annotate! qui permet à chaque utilisateur d’annoter la timeline de la vidéo de façon privée ou publique, via des tags ou en entrant du texte libre. Ce type d’interface permet des types d’usage différent pour l’apprentissage individuel ou collaboratif, l’analyse de vidéos, l’interactivité dans les vidéos, etc.

Pour terminer, une chercheuse de l’Université de Fribourg a présenté les premiers résultats de son travail de comparaison entre les vidéos d’introduction et les vidéos d’apprentissage dans les MOOCs. Les critères d’analyse sont nombreux (70) et variés : cadrage, rythme, dramaturgie, musique, etc.

Virtual reality

Lors des sessions de Creative Cafés I, nous avons assisté à l’atelier sur l’innovation présentés par Safak Korkut et Janine Jäger. Deux chercheurs de l’institut des systèmes d’information du centre de compétence des nouvelles tendances et de l’innovation ( FHNW). Spécialisés dans la production de vidéo, la conception de jeux, ils concentrent leurs recherches sur l’analyse des gadgets, la visualisation des données, les nouvelles technologies pour le soutien pédagogique, l’intelligence artificielle et la gamification.

D’après les intervenants, les plateformes de financement communautaires ( crowdfunding) sont inondées de produits technologiques qui visent tous un placement durable sur le marché. Beaucoup de ces produits sont remplis de promesses et offrent des possibilités amusantes et créatives pour interagir avec son smartphone. Cependant, beaucoup de ces objets technologiques deviennent obsolètes et  sont remplacées par des technologies plus récentes.

Le but de cet atelier était de présenter aux participants quelques gadgets innovants tels que les cardboard et les Oculus Rift, des casques de réalité virtuelles et de 3D gaming afin de les essayer pour générer des nouvelles idées quant à l’utilisation des ces produits technologiques dans le domaine de l’éducation.

Les discussions étaient constructives car plusieurs scénarios ont été proposés pour appliquer ses gadgets technologiques dans l’enseignement notamment dans une salle de classe virtuelle dans le cadre d’une formation à distance, dans le domaine de l’architecture, de la médecine, de la psychologie, de la chimie, de la géologie. Les participant∙e∙s ont aussi pensé que ces produits technologiques pourraient être utilisés pour apprendre à piloter, à conduire, à mieux connaître les monuments historiques.

Selon les présentateurs, les  nouvelles  technologies  innovantes doivent être régulièrement identifiées et évaluées en fonction de leur pertinence pour l’enseignement supérieur. De plus,  la création d’idées autour de ces nouvelles technologies est importante . En outre, la culture  numérique doit être encouragée comme une compétence de base de l’ère numérique.

Selon eux, l’intégration des technologies innovante est intéressante, mais les coûts, les ressources et la gestion des technologies pourraient être les obstacles.

e-Assessment

Dans ce Creative Café, les représentants de trois universités suisses à savoir (UNIGE, ETHZ, UZH) ont donné une présentation commune sur leur retour d’expérience en matière de e-assessment dans leurs instituions respectives. Mais l’idée générale de cette rencontre était de promouvoir des synergies entre des universités intéressées par ce dispositif dans l’optique de créer un échange sur les bonnes pratiques et d’initier des collaborations dans ce sens.

Pour récapituler cette rencontre, nous pouvons dire que l’implémentation d’un service e-assessment dans une institution ouvre la voie à de nombreuses possibilités d’évaluations, mais aussi à des défis. D’où l’intérêt de commencer d’abord par un projet qui devrait être inscrit dans un processus évolutif via des pilotes et selon une démarche « bottom up ». Sans oublier que ce dispositif, par sa nature transversale, pourrait avoir de l’impact sur plusieurs domaines: les particularités techniques et pédagogiques, la dimension matérielle et logistique ainsi que les questions réglementaires.

Pour  terminer, un résumé détaillé a été rédigé en terme de cette Creative café, et il est accessible depuis le lien suivant.

Ce billet a été rédigé collaborativement par Omar Benkacem, Pierre Lehmann, Bineta Ndiaye et Elsa Sancey.



Retour sur la conférence  » Le e-Learning en formation : de nouveaux défis pour de nouvelles opportunités »

Le laboratoire RIFT (Recherche, Intervention, Formation, Travail) de la faculté de psychologie et des sciences de l’éducation de l’Université de Genève, organise des conférences publiques, dont le but est de proposer à la communauté universitaire et non-universitaire des communications sur les thèmes en lien avec leur mission de recherche et d’intervention.

Intéressé par la révolution numérique dans la formation, le laboratoire RIFT a décidé d’organiser quatre conférences publiques autour des thèmes des nouvelles technologies, du numérique et des humanités numériques, et du e-learning afin d’avancer une réflexion collective autour de ces sujets.

Mireille Bétrancourt, professeure à l’unité de Tecfa, a introduit le cycle de conférence «nouvelles technologies ». Elle a de l’intérêt pour tout ce qui concerne le numérique dans les situations d’enseignement et de formation, avec un focus sur les processus sous-jacents que ces situations suscitent. L’objectif principal de sa présentation a été de discuter dans le contexte du numérique ces processus d’apprentissage en formation d’adultes. (suite…)



Retour sur le 7ème Barcamp Ciel

Le 5 mai 2015 s’est déroulé à Uni-Mail le 7ème BarCamp Ciel. Il a rassemblé une cinquantaine de participant∙e∙s: enseignant∙e∙s, étudiant∙e∙s, personnel administratif de l’UNIGE. Les 5 tables rondes étaient l’occasion de partager sur les technologies éducatives et de l’innovation pédagogique au sein de l’UNIGE.

Ci-dessous le résumé des 5 tables rondes :

C’est quoi une classe inversée?

Table animée par Martin Schlaepfer, chargé de cours à l’Institut des sciences de l’environnement (ISE) et Philippe Haeberli, conseiller pédagogique (FormEv)

Grossièrement dit, inverser une classe, c’est inverser la manière ordinaire de faire cours : les étudiant∙e∙s sont exposé∙e∙s au contenu avant la classe, et c’est en classe qu’ils/elles sont amené∙e∙s à s’exercer et à  pratiquer, notamment en collaboration avec leurs camarades.  Vieille idée que l’université expérimente depuis fort longtemps, avec notamment les séminaires ! La classe inversée a été toutefois remise au goût du jour grâce à la mise à disposition croissante de contenus de qualité sur le web ainsi qu’au  développement des plateformes d’enseignement permettant de plus en plus d’interactions – entre enseignant∙e∙s et étudiant∙e∙s mais également entre étudiant∙e∙s.
L’un des arguments fort pour pratiquer la classe inversée est la mise en activité des étudiant∙e∙s sous la ‘direction’ de l’enseignant∙e. Libéré∙e de sa mission de transmission des savoirs, l’enseignant∙e se retrouve en effet en position d’accompagner les étudiant∙e∙s dans leur progression, de leur donner du feedback, d’opérer un suivi personnalisé. Les travaux scientifiques portant sur l’enseignement montrent que l’apprentissage actif renforce les apprentissages durablement. Profiter au maximum du temps en classe pour favoriser les apprentissages des étudiant∙e∙s, voilà donc ce que vise au final la classe inversée.

Lors des échanges avec les participant∙e∙s de cette table, Martin Schlaepfer et Philippe Haeberli ont partagé une expérience de classe inversée dans le cadre d’un cours en développement durable. Certain∙e∙s participant∙e∙s avaient également expérimenté une classe inversée. L’un des constats partagés est une augmentation de la qualité des productions des étudiant∙e∙s. Les gains et les bénéficies en termes d’apprentissage semblent assez nets, peu importe le contexte d’enseignement. Pour Martin Schlaepfer, il est clair que le temps investi dans la préparation des séances et des activités à proposer aux étudiant∙e∙s entre les séances, est largement compensé par le gain en qualité des travaux des étudiant∙e∙s. De son côté, Philippe Haeberli souligne le fait qu’une classe inversée, cela se met aussi en place pour une séance que ce soit pour apprendre à rédiger une fiche lecture ou encore la mise en place d’un débat à propos d’une question controversée.

Pour une présentation multimédia de l’approche de la classe inversée en milieu universitaire, voir la vidéo suivante, d’une durée d’une minute à peine.

Connectez-vous au réseau d'apprentissage

Table animée par Laurent Moccozet (CUI)

Connect est une plateforme expérimentale pour l’apprentissage qui reprend les codes des réseaux sociaux dans un cadre d’enseignement. L’objectif est de permettre des activités hybrides allant d’un enseignement formel à un enseignement plus informel. Les mécanismes des réseaux sociaux comme les commentaires sont exploités dans un contexte favorisant l’apprentissage par les pairs. Elle est utilisée depuis plusieurs années dans le cadre de certains cours de l’Université.

Connect se caractérise par une égalité effective entre tous les membres de la plateforme: qu’il soit enseignant∙e ou étudiant∙e, chaque membre dispose des mêmes droits et fonctionnalités. Les activités pédagogiques se concrétisent sous forme de groupes qui rassemblent les participant∙e∙s, les ressources et les outils de collaboration et de production. Un mécanisme d’évaluation de travaux de groupe par les pairs est actuellement en cours d’évaluation. L’objectif est d’intégrer l’évaluation dans les activités d’apprentissage.

Connect est ouvert à toute la communauté de l’Université de Genève (vous pouvez vous y connecter avec votre identifiant habituel comme pour Moodle ou Chamilo). Nous sommes intéressés par toute expérimentation ou collaboration.

Connect est développée à partir d’un moteur de réseaux sociaux open source, Elgg, qui dispose d’un éco-système d’extensions dont certaines peuvent être utilisées dans un contexte d’apprentissage. Un certain nombre d’extensions ont aussi été développées « maison » pour les besoins de Connect. L’utilisation d’Elgg comme plateforme d’apprentissage social est assez populaire comme le montre la présentation ci-dessous:

Des MOOCs à l'UNIGE

Table animée par Christelle Bozelle, responsable de la Cellule MOOCs et Urs Richle, collaborateur scientifique – Cellule MOOCs

L’Université de Genève propose plusieurs «cours en ligne ouverts et massifs» (MOOCs, pour Massive Open Online Courses) sur la plate-forme Coursera. Cette initiative vise à mettre à la portée de tous les cours des meilleures universités du monde, avec des exigences en termes de suivi et d’évaluation aussi élevées que pour les étudiant∙e∙s réguliers. Depuis septembre 2013, l’Université de Genève a déjà diffusé 8 cours dans divers domaines tels que le management des organisations internationales, les droits de l’homme, les exoplanètes, la santé globale, ou l’adaptation au changement climatique. 13 cours sont actuellement en préparation et devraient être diffusés entre l’automne 2015 et le printemps 2016.

A travers les MOOCs, l’Université de Genève vise à augmenter sa visibilité internationale sur des thématiques choisies et à renforcer les équipes autour d’enseignements communs. Les MOOCs permettent également de toucher de nouveaux publics à moindre coût. Par ailleurs, le développement des MOOCs permet de tester et de mesurer l’effet de certains dispositifs pédagogiques sur la formation présentielle. Pour finir, les MOOCs sont une excellente opportunité de développement de la participation citoyenne dans la recherche.

Le format des cours se décline en quatre composantes : 1) des vidéos d’une à deux heures hebdomadaires, découpées en séquences de cinq à dix minutes, sur une durée totale de quatre à huit semaines ; 2) des ressources complémentaires (présentations PowerPoint, articles, documents multimédias, etc.) 3) des quizz, exercices de programmation et évaluations par les pairs pour renforcer et valider les connaissances des apprenant∙e∙s; 4) des outils d’interaction (forums, annonces régulières, Hangouts on air, etc.).

La préparation d’un cours en format MOOC dure environ 9 mois entre la constitution de l’équipe pédagogique, l’élaboration du contenu, le tournage/montage des vidéos et la mise-en-ligne du cours. Durant toute la phase de préparation et de la diffusion du cours, les équipes sont accompagnées par la Cellule MOOC du rectorat. Le format classique d’un MOOC est basé sur des sessions de cours avec une date de début et une date de fin. La publication des modules est hebdomadaire ce qui permet aux participant∙e∙s de suivre le cours de manière plus ou moins synchrone et d’encourager ainsi les interactions dans le forum.
La table MOOCs du BarCamp Ciel fut aussi l’occasion d’échanger autour du nouveau format de cours «à la demande» de Coursera. En effet, les cours hébergés sur cette plateforme ne sont plus diffusés chaque semaine, mais sont entièrement disponibles dès le premier jour et toute l’année. Ce format a pour but de mieux s’adapter au profil des participant∙e∙s qui sont généralement des personnes en emploi et qui souhaitent accéder aux cours de manière flexible. Coursera expérimente actuellement plusieurs nouvelles fonctionnalités afin d’optimiser les interactions au sein de cette plateforme.

Des workshops organisés par des étudiants pour des étudiants

Table animée par Nan Zhao, Quentin Schopfer, Danaé Guedj (CMU)

Les outils informatiques pour les étudiant·e·s sont de plus en plus nombreux et deviennent incontournables, sinon indispensables. On attend des étudiant·e·s qu’ils/elles maitrisent ces différentes ressources informatiques, sans qu’il y ait d’information, ni de véritable formation dédiée.

Face à ces difficultés, les moniteurs et monitrices informatiques de la faculté de médecine proposent des solutions pour aider les étudiant·e·s à utiliser des logiciels dans le domaine des prises de notes, l’écriture d’un travail de master, en radiologie ou même en statistiques.

Makey Makey, créez vos touches de claviers à partir d’objet du quotidien

Table animée Patrick Roth (NTICE)
Barcamp I
Est-il possible de jouer à PACMAN, Mario Bros avec des bananes, une plante ou de la pâte à modeler ? Oui, grâce à Makey Makey.
Basé sur le principe physique de conductivité, Makey Makey est un kit électronique qui permet de remplacer un périphérique d’entrée (souris ou clavier par exemple) par des objets de la vie de tous les jours.

Comme vous le montre la vidéo ci-dessus, il suffit de connecter vos objets (citron, eau, aluminium, etc.) au Makey Makey à l’aide de princes crocodiles. Makey Makey quand à lui effectuera la transformation du signal reçu en action du clavier (appuie sur une touche) ou de la souris (mouvement, clic). Le résultat sera finalement envoyé à votre ordinateur via le port USB. Le périphérique que vous aurez ainsi créé vous permettra d’interagir avec des jeux, des logiciels de musique ou même avec Word.
Faisant preuve d’une grande créativité, les participant∙e∙s au Barcamp ont créé de nombreux périphériques à base de poirrots, bananes, plantes ou même de fenouils. Ces périphériques ont été ensuite testés puis optimisés de manière collaborative sur des jeux simples (Pong) puis plus complexes (PACMAN).
Barcamp III
Reste maintenant à nos participant∙e∙s de trouver la manière d’intégrer Makey Makey dans le cadre de leurs cours. Mais c’est une autre histoire…


Retour sur le 4ème BarCamp Ciel

Le mardi 26 novembre 2013 se tenait au CMU le 4ème BarCamp Ciel. Le programme mettait à l’honneur les technologies éducatives et l’innovation pédagogique dans l’enseignement et l’apprentissage de la médecine. L’événement a rassemblé une quarantaine de participant∙e∙s autour de 5 tables rondes :

Table 1: MOOC en Santé Globale – animée par Samantha Battams et Didier Wernli

Le stand consacré au MOOC « Santé Globale » a suscité beaucoup d’intérêt en réunissant à chaque nouveau « gong » un public nombreux, par rapport aux places assises disponibles. Ceci n’est pas étonnant, il s’agit d’un MOOC qui fait partie de la première « fournée » des MOOCs de notre Université et de plus, il n’est pas encore terminé. Les deux orateurs Samantha Battams et Didier Wernli prenaient tout à tour la parole, passant de l’anglais au français selon les questions.
Les informations sur ce MOOC étaient nombreuses. En premier lieu, sur l’organisation en général. Six mois ont été nécessaire pour organiser ce cours. Les principales préoccupations étaient de savoir à quel public on s’adresse, comment communiquer avec lui, à quel niveau de langage. Trouver la manière de créer de l’intérêt, de transmettre des connaissances tout en suscitant aussi un esprit critique. Enfin, décider quels vont être les critères d’évaluation a également impliqué un travail sérieux. (suite…)



MOOC, alors !

Soumis comme vous tous au matraquage médiatique autour des MOOCs (et produits dérivés) j’ai décidé d’en suivre un, histoire de savoir de quoi «l’on cause». Mon choix s’est arrêté sur un cours de robotique, proposé sur la plate-forme Coursera.

Ce qui me frappe d’emblée, c’est la qualité du matériel vidéo des modules: loin d’être exceptionnelle, elle est portée par… le charisme de l’enseignant . En effet, les vidéos sont prises de face, caméra fixe, avec fond aseptisé et incrustation de pages Powerpoint si nécessaire . A priori, un peu «cheap» et pas vraiment sexy ! En l’occurrence, ça marche très bien: l’enthousiasme, l’humour, le rythme et le ton de l’enseignant font la musique. Les qualités requises pour garder l’auditoire en éveil ne semblent donc pas très différentes de celles exigées pour un cours en amphithéâtre.

(suite…)