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Résilience et pédagogie: une exploration au creux de la vague

Résilience et pédagogie: une exploration au creux de la vague

Les vacances d’été approchent et donnent envie d’oublier les vagues épidémiologiques et autres infographies pour nous plonger dans de vraies vagues bien fraîches ! Cependant, en agitant nos orteils dans le sable et en observant les bateaux qui passent, peut-être que cet horizon à nouveau plus ouvert nous permet de nous demander comment nos enseignements pourraient mieux naviguer sur une mer parfois agitée?

Post Covid

Les publications se multiplient pour documenter ce qui s’est passé dans l’enseignement supérieur pendant la pandémie du COVID-19 . La plupart des hautes écoles ont fait des sondages auprès de leurs étudiant-e-s et parfois aussi auprès des enseignant-e et se mettent en devoir de tirer des leçons de la crise. La mise à distance de tous les enseignements a eu des conséquences très variables, mais avec une constante : elle s’est faite dans l’urgence, sans laisser le temps de vérifier la qualité de l’enseignement et encore moins d’intégrer des principes d’ingénierie techno-pédagogique. Cet enseignement à distance en urgence a un nom : « Emergency Remote Teaching » (ERT) et s’il a souvent représenté une prouesse, assurant une certaine continuité de l’enseignement, le danger est de le confondre avec une pédagogie en ligne fondée et de considérer la transposition en ligne d’un cours comme du eLearning (Hodges, Moore et al. 2020) alors qu’il s’agit d’une simple bouée de sauvetage. Certains n’ont pas attendu d’être au creux de la vague pour se demander comment éviter de se retrouver à s’accrocher à une solution aussi précaire et ont réfléchi à ce que pourrait être une pédagogie résiliente.



A quoi sert une cartographie de curriculum?

Curriculum

Tout d’abord, le contexte: nous sommes en présence d‘un curriculum de l’Université de Genève de 360 crédits ECTS et dont le cursus est également  professionnalisant. Il compte un grand nombre d’étudiant-e-s, de tuteurs, d’enseignant-e-s et de responsables d’enseignement. Ses activités d’apprentissage adoptent une large palette de formats allant de l’enseignement ex-cathedra à l’apprentissage par problèmes, en passant par des séminaires, tutorats ou stages pratiques. La taxonomie de ses objectifs pédagogiques va de connaissances théoriques et scientifiques à la maîtrise de gestes techniques jusqu’à des compétences intégratives et communicationnelles avancées. Les évaluations comprennent des examens de connaissances et de compétences spécifiques, mais aussi des simulations, la documentation d’expériences pratiques ou l’autoévaluation du niveau d’autonomie. Ce curriculum est validé par un examen régi par une loi fédérale.

Vous aurez peut-être deviné qu’il s’agit du curriculum de médecine. En pleine réforme actuellement, il s’oriente sur un nouveau référentiel de compétences national, régi par la loi fédérale sur les professions médicales universitaires (LPMéd). Nommé PROFILES, il est résolument intégratif, et définit aussi bien le profil professionnel visé que les actions à maîtriser et les contextes de ces actions. Cette réforme implique qu’il est nécessaire de ““vérifier comment le contenu du curriculum répond aux exigences de PROFILES et soutient les compétences requises”.
La question est donc de savoir où est enseigné quoi, et si les activités d’apprentissage, leurs objectifs, les compétences visées et leur validation sont bien alignés. Il est donc nécessaire de s’orienter dans le curriculum et d’avoir la possibilité de mettre en lien chacun de ses éléments avec le référentiel PROFILES.